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Moulin banal de Grondines

Moulin banal de Grondines

Moulin banal de Grondines

Le Moulin banal de Grondines fut construit en 1674 à la demande des sœurs hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Québec, alors propriétaires de la seigneurie des Pauvres. Le territoire de cette seigneurie correspondait à peu près aux contours de Grondines qui fait partie de la municipalité de Deschambault-Grondines. Ce moulin marque le point central du premier village fondé dans ces lieux. Une église se trouvait à côté, dont ne subsistent que quelques vestiges.

Le moulin est formé d’une tour cylindrique en maçonnerie de trois étages. Les murs sont recouverts d’un crépi blanc. La toiture du bâtiment est conique et composée de bardeaux de bois.

Le moulin de Grondines est considéré comme l’un des plus vieux moulins à vent conservés au Canada. Une exposition est aménagée dans le bâtiment, racontant le passé et le présent du village.

Adresse du moulin banal de Grondines :

539 Chemin des Ancêtres,
Deschambault-Grondines.

Historique de Grondines

Si l’ancienne municipalité de Grondines, sise à mi-chemin entre Québec et Trois-Rivières dans la région de Portneuf, ne remonte qu’à 1984, il faut considérer qu’elle provient de la fusion de deux entités municipales, beaucoup plus anciennes. En effet, la municipalité de la paroisse de Saint-Charles-des-Grondines et Saint-Charles-des-Roches était instituait en 1855, alors que la municipalité de village au nom identique faisait l’objet d’une érection en 1912. Cependant, en 1845 on avait procédé à la création de la municipalité des Grondines, comprenant le territoire de la paroisse de Saint-Charles-de-Grondines, abolie deux ans plus tard.

Primitivement, la paroisse, fondée en 1646, portait la dénomination de Saint-Charles-des-Roches en raison de l’abondance de cailloux sur les battures. Toutefois, c’est vers 1680, année de l’érection canonique de la paroisse, qu’il faut situer l’établissement des premiers colons sur une pointe qu’il s’avance dans le fleuve, entre Deschambault et Sainte-Anne-de-la-Pérade, laquelle occupait le fief concédé, en 1637, à la duchesse d’Aiguillon, pour le compte des Dames hospitalières de Québec, « au lieu dit des Grondines », suivant le texte de prise de possession de 1646. Les Grondinois, qui habitent une paisible localité agricole, lieu de villégiature et centre de services, doivent leur nom, suivant Gédéon de Catalogne (1712), dans son rapport sur les seigneuries, au « grand nombre de battures de gros cailloux qui se trouvent au devant (de l’endroit), ce qui fait que lorsqu’il vente, les eaux y font un grand bruit ».

Toutefois, l’explication de Benjamin Sulte, fournie beaucoup plus tard et suivant laquelle les cascades bruyantes de la rivière Sainte-Anne, sur le territoire initial de la seigneurie, auraient provoqué un bruit assimilable à un grondement, paraît également recevable.

Il est établi que Samuel de Champlain lui-même, sensible au phénomène du bruit, a attribué cette appellation onomatopéique, qui figure sur une carte de 1632, reprise lors de la création du bureau de poste en 1836. Il s’agit d’un cas de grande stabilité toponymique. Les Grondines étant devenu graduellement Grondines, sans articles.

moulin de grondines

Moulin banal de Grondines. Photo : Jean Sauvageau.

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