Ville de Québec

Monument de Wolfe

Monument de Wolfe

Monument de Wolfe

Le 20 novembre 1759, le général anglais James Wolfe, mort lors de la Bataille des Plaines d’Abraham, fut inhumé dans la petite église de Greenwich, en Angleterre.

Le lendemain, la Chambre des Communes adopta une résolution pour élever un monument à la mémoire du vainqueur des Plaines d’Abraham.

Au milieu du rond-point devant le Musée national des beaux-arts du Québec se dresse le monument en l’honneur de James Wolfe, général de l’armée britannique, vainqueur de la célèbre bataille des plaines d’Abraham du 13 septembre 1759 qui amena la chute de Québec. On raconte que le général, blessé lors de l’échange des coups de feu, fut conduit derrière les lignes à cet endroit précis où il expira.

Ce monument, terminé en 1772, fut dévoilé le 4 octobre 1773 dans l’église collégiale de St.Peters, à New-Westminster.

Au Québec, le premier monument au général Wolfe date de 1790. Il est installé à l’endroit où le chef des armées anglaises a perdu la vie. Pendant longtemps, le monument marquait également la position du méridien de Québec.

En 1832, il est remplacé par une colonne.

Restaurée en 1913, elle fut détruite en 1963 lors d’un attentat. Les auteurs de cet attentat demeurent inconnus, mais la thèse la plus vraisemblable est qu’il fut organisé par un groupe d’indépendantistes québécois. Le 15 mai 1965, on décida de reconstruire la colonne.

À l’est du monument se trouve un puits qu’on appelle puits de Wolfe. On raconte que le général Wolfe, mortellement blessé, avait soif et voulut boire de l’eau. Les soldats puisèrent alors de l’eau à ce puits.

C’est le monument le plus contesté de la ville, car ne sont pas oubliés les morts, les méfaits et les destructions commis par son armée tout au long de l’été 1759. Le monument actuel remplace à l’identique celui de 1913 qui fut dynamité en 1963 par des inconnus qu’on dit être du Front de libération du Québec.

WOLFE

Dans les temps de guerre de religion en Angleterre, il paraîtrait qu’à la suite de la bataille de Culloden, le duc de Cumberland, dont la cruauté n’est pas encore disparue de la mémoire des Highlanders, aurait ordonné d’achever tous les blessés.

Traversant à cheval le terrain de la bataille, il aperçut un officier highlander blessé, et lui demanda pour quel parti il tenait. « Pour le roi Jacques », lui répondit l’officier.

« Faites-moi sauter la cervelle de cet insolent drôle », ordonna le duc à son officier d’état-major le plus rapproché de lui, qui se trouvait être le major Wolfe qui devait mourir glorieux à la bataille de Québec. Wolfe refusa et se déclara prêt à rendre sa commission plutôt que de devenir bourreau.

Il la remit en effet, mais plus tard on l’envoya au Canada, on sait avec quels résultats.

(La Revue Populaire. Mémoires).

La bataille de Culloden, en Écosse, eut lieu en 1746. Elle fut remportée par le duc de Cumberland sur les partisans de Charles-Edouard, petit-fils de .Jacques II. À cette époque, Wolfe était àgé de 19 suis.

Le héros et le poète

C’est la nuit du 12 septembre 1759 ; les vaisseaux anglais descendent du Cap Rouge à l »Anse au Foulon, où les montagnards écossais graviront la falaise et gagneront les plaines d’Abraham.

Pendant deux heures la procession des bateaux, entraînés par le courant, défile silencieusement sur le Saint-Laurent. Les étoiles sont visibles, mais il n’y a pas de lune et la nuit est suffisamment sombre. Le général (Wolfe) était dans un des premiers bateaux et près de lui se tenait un jeune aspirant de marine, John Robison, plus tard professeur de philosophie à l’Université d’Edinbourg.

Ce dernier racontait, sur la fin de sa vie, que Wolfe récitait, à voix basse, aux officiers qui l’entouraient, L’Élegy in a churchyard de Gray. Il voulait sans doute, calmer la forte tension de son esprit. Parmi ces vers, il en est un que son destin devait bientôt lui faire illustrer :

The path of glory lcad but to the grave

« Messieurs, dit-il, en terminant, j’aimerais mieux avoir écrit ce poème que de prendre Québec » ! Il ne se trouva personne pour lui répondre que le héros est plus grand que le poète.

The Romance of Canadlan Hislory, edited from the Wriiings of Francis Parkman. (P. Edgard).

Le général James Wolfe naquit en 1727. Il n’avait que trente-deux, lors de sa mort. Son corps fut transporté en Angleterre et 11 est enterré dans l’abbaye de Westminster. Sa ville natale Westerham, Angleterre, lui a élevé un monument au commencement de l’année 1911.

colonne wolfe

La colonne Wolfe vers la fin du XIXe siècle. C’est une colonne dorique surmontée d’un casque militaire appuyé sur une épée romaine dans son fourreau, attributs guerriers de l’Antiquité. Carte postale de l’époque.

Puits dw Wolfe

Puits de Wolfe. À quelques pas du monument il se trouve un puits. On y lit l’inscription suivante: C’est dans ce puits dûment localisé qu’on vint puiser de l’eau pour le général Wolfe expirant à quelques verges d’ici le 13 septembre 1759. Ce puits fut restauré en 1931 par les pères Dominicains et offert en 1942 à la Commission des champs de bataille nationaux.

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