Incendie à Québec en 1682 : Le 4 août 1682, un incendie a éclaté dans la basse-ville de Québec, vers 21 h 30, chez Étienne Blanchon, un tailleur de la rue Notre-Dame. Le feu s’est propagé très rapidement et a détruit environ 55 bâtiments, surtout dans le secteur de la basse-ville, ce qui en fait l’un des grands sinistres de la Nouvelle-France.
Ce qui s’est passé
À cette époque, la basse-ville comptait beaucoup de constructions en bois et plusieurs entrepôts remplis de marchandises, ce qui a favorisé la propagation du feu. Les sources de l’époque décrivent une véritable catastrophe, avec des habitants forcés de se réfugier dans la haute-ville, notamment chez les Augustines de l’Hôtel-Dieu.
Les conséquences de l’incendie à Québec en 1682
L’incendie a causé la destruction d’une grande partie du quartier commerçant et a entraîné des pertes importantes pour les marchands. Il a aussi fallu organiser la reconstruction, soutenue en partie par le marchand Charles Aubert de La Chesnaye, dont l’aide a été déterminante pour rebâtir la zone touchée.
Pourquoi cette conflagration est si importante
Cet incendie est souvent cité comme un des premiers grands désastres urbains de Québec. Il montre à quel point la ville, encore jeune, était vulnérable aux feux dans un contexte de maisons en bois, de rues serrées et de peu de moyens de lutte contre l’incendie.
Petite précision sur la date de l’incendie
Certaines chroniques anciennes donnent le 5 août, mais les historiens retiennent généralement que le feu a commencé dans la soirée du 4 août et s’est poursuivi jusqu’au lendemain matin.
Quelle est la cause de l’incendie à Québec en 1682
Les causes précises ne sont pas connues avec certitude. Les sources disponibles indiquent seulement que le feu est parti d’une maison de la basse-ville, dans un milieu très vulnérable: bâtiments surtout en bois, entrepôts nombreux, et temps très sec, ce qui a favorisé une propagation extrêmement rapide.
Autrement dit, on connaît bien les conditions de départ du sinistre, mais pas forcément l’origine exacte de l’étincelle. Il n’existe pas, à ma connaissance, d’identification historique unanimement acceptée d’un geste ou d’un accident précis pour déclencher l’incendie.
Incendie de Québec : La Basse-ville renaît de ses cendres
En 2683, la ville se remet lentement du terrible incendie. Celui-ci détruisit presque de fond en comble toutes les constructions de la basse-ville.
Grâce aux secours financiers du sieur Aubert de la Chesnaye, plusieurs ont pu commencer la reconstruction de leur demeure et de leur magasin. Certains même ont tout bâti à neuf.
Québec connut ce jour sinistre, le 4 août 1682. Vers les dix heures du soir. L’on vit une flamme immense rougir le ciel. Le lieutenant civil et criminel de l’endroit, le sieur René-Louis Chartier de Lotbinière, qui demeurait en la Haute-Ville, fit immédiatement avertir les charpentiers. Le tocsin, à ce moment, sonnait l’alarme. Tous se précipitèrent par la côte du magasin.
Le feu avait déjà consumé la maison d’Etienne Blanchon et les flammes attaquaient celle de Philippe Nepveu. En un rien de temps, l’élément destructeur a franchi la rue. Alors, c’est au tour du magasin, qui appartenait aux pères jésuites, de subir l’assaut des flammes. Le lieutenant civil criait en vain d’aller quérir de l’eau; personne ne bougeait, tellement on était figé de frayeur.
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Afin d’enrayer le feu, les charpentiers commencèrent à abattre les maisons avoisinantes. Mais ce fut en vain. Lorsque l’on réussit à contrôler les flammes, il était plus de quatre heures et demie du matin. Cinquante-trois maisons avaient été détruites. Comme la plupart des magasins étaient construits dans cette partie de la ville, les pertes furent énormes.
D’ailleurs, plusieurs cours étaient remplies de bois prêt pour la construction. Bien peu d’habitants avaient pu sauver une partie de leurs meubles. Heureusement, grâce à la sympathie des gens de la Haute-Ville, on a habillé et logé tous ceux qui avaient tout perdu pendant un certain temps. Il faut remarquer la charité des religieuses de l’Hôtel-Dieu de Québec qui hébergèrent plusieurs malheureux.
Les autorités devraient essayer de prévenir de telles conflagrations.
Pour en apprendre plus :
Illustration : Vue générale de la ville de Québec vers la fin du XVIIe siècle. Image libre de droit.