Historique du secteur de Sillery de la ville de Québec
Historique du secteur de Sillery : Le commandeur Noël Brulart de Sillery (1577-1640) n’a jamais mis les pieds en en Nouvelle-France et pourtant son nom s’y est implanté dans la toponymie dès le début de la colonie. Né à Sillery, en Champagne, il était le fils de Nicolas Brulart, marquis de Sillery, chancelier de France sous Henri IV. Fait chevalier de Malte dès le début de sa carrière, il obtint par la suite le titre de commandeur de Troyes. En fait, cela lui permit d’évoluer avec profit dans l’entourage de la reine Marie de Médicis. Ainsi il put mener une vie fastueuse, notamment comme ambassadeur à Madrid et à Rome. Converti, au contact de Vincent de Paul, il fut ordonné prêtre en 1634, à l’âge de 57 ans. Dès lors, et jusqu’à sa mort, il distribua sa fortune aux pauvres et aux missions.
En 1637, l’abbé de Sillery mit à la disposition des Jésuites l’argent nécessaire à l’établissement d’une mission, vouée à l’évangélisation et à la sédentarisation des Amérindiens, située juste en amont de Québec, dans un anse appelée Kamiskoua-Ouangachit, expression qui signifie endroit où l’on vient pêcher. Un siècle plus tôt, Jacques Cartier avait dénommé cet emplacement Tequenonday, mot qui signifie en montagnais sur l’autre versant de la montagne.
La mission au début porta le nom de Saint-Joseph, de même que l’anse, mais bientôt le nom de Sillery s’imposa. En 1651, la seigneurie de Sillery fut officiellement concédée en faveur des Amérindiens. Elle ne redeviendra la propriété des Jésuites qu’en 1699. Cette seigneurie constitue la base territoriale de Sillery que l’on connaît aujourd’hui, essentiellement résidentiel et considérée comme la plus riche banlieue de la région de Québec.
Historique du secteur de Sillery
La richesse de cette localité se manifeste sur plusieurs plans. Notamment dans l’excellence de son patrimoine historique et culturel. Ces faits incitèrent le gouvernement du Québec à créer, sur une partie de sont territoire, l’arrondissement historique de Sillery. C’est à l’intérieur de ce périmètre que l’on trouve la vieille maison des Jésuites. On l’a convertie en musée, sur le site même de la première mission.
Depuis 1987, les Silelrois du Québec, ont établi des liens d’amitié spéciaux avec leurs homonymes français. Depuis près de dix ans, en effet, en accord de jumelage et un pacte d’amitié lient les deux communautés de Sillery au Québec et de Sillery en France. Cette dernière, située à une douzaine de kilomètres au sud-est de Reims, dans le département de la Marne, est la même commune champenoise qui a vu naître celui qui a reproduit son nom en Amérique. Cela crée en fait une valeur ajoutée à la relation de jumelage.
Des programmes d’activités sociales et culturelles, des échanges de citoyens ont eu lieu entre les deux villes. En effet, l’on fêta, en 2017, le 30e anniversaire du jumelage. Le toponyme Sillery vient du nom d’homme latine Sellarius, avec le suffixe -acum. C’est l’attestation la plus lointaine du nom du lieu français est Seleriacum, en 1123.
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