Historique de Sainte-Jeanne-de-Pont-Rouge dans la région de Portneuf
Le territoire couvert par cette localité de la région de Portneuf se présente comme assez vaste et relativement peu peuplé. Entourant de touts parts le village de Pont-Rouge, Sainte-Jeanne-de-Pont-Rouge s’insère entre Pointe-aux-Trembles, au sud et Saint-Basile, au nord. Les débuts de la colonisation remontent, à cet endroit, à 1769, suivant Hormisdas Magnan. Le développement débute donc avec la fondation de la paroisse de Sainte-Jeanne-de-Neuville. En fait, son érection canonique ne s’effectuera qu’en 1867, année centenaire de la canonisation de la sainte. Toutefois, cette date de 1769 paraît sujette à caution, car la paroisse ne figure ni dans la liste des paroisses de 1784 (monseigneur Briand), ni dans celle dressée sous lord Dorchester en 1790.
Stanislas Drapeau, en 1863, n’en souffle pas un mot. Le nom paroissiale passera à la municipalité de paroisse créée en 1868. On modifiera celui-ci en Sainte-Jeanne-de-Pont-Rouge en 1959. On a retenu le nom de sainte Jeanne de Chantal (1572-1641). En fait on considère celle-ci comme la fille spirituelle de saint François de Sales. Comme la paroisse se détache de Saint-François-de-Sales-de-la-Pointe-aux-Trembles, entre autres, l’adoption de cette appellation paraissait naturelle.
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Jeanne-Françoise Frémiot ou Frémyot épouse, en 1592, le baron de Chantal, Christophe de Rabutin. À la mort de son mari (1601), elle se rend à Dijon. Elle y rencontre alors saint François de Sales. Il établira, en 1604, la Visitation Sainte-Marie, congrégation dont les membres portent le nom de Visitandines, alliant la vie contemplative et le service des pauvres et des malades.
En 1619, l’ordre devient cloître. Les soeurs élissent Jeanne supérieure de la maison d’Orléans en 1626. Pourtant, elle refuse ce poste pour demeurer à Annency. La proximité temporelle de sa canonisation survenue en 1767, et de l’établissement de la paroisse, en 1769, a également pu influer sur le choix dénominatif.
Le constituant Pont-Rouge, évoque un pont construit en 1838, lequel était entièrement peint en rouge. Pour ce qui est de Neuville, qui figure dans le nom primitif, il rappelle l’appartenance du territoire à l’ancienne seigneurie de Neuville établie en 1653.
