Ville de Québec

Édifice Lomer-Gouin

Édifice Lomer-Gouin

Édifice Lomer-Gouin de la ville de Québec

À l’angle des rues Saint-Amable et De La Chevrotière, l’édifice Lomer Gouin, construit en 1990, se distingue des autres édifices de la colline Parlementaire. Cet édifice de prestige héberge le siège social de l’entreprise La Capitale. Avec la construction de cet édifice de brique rouge, on assiste à une volonté d’insertion des nouveaux édifices gouvernementaux dans le quartier environnant, alors que les édifices gouvernementaux devaient précédemment s’harmoniser avec l’Hôtel du Parlement ou, dans le cas de l’édifice Marie-Guyart, faire résolument « moderne ».

Cet édifice a été conçu par les architectes Hudon et Julien. Ce secteur dominant de Québec a tout pour plaire à ses locataires.

Le nom de l’édifice honore Lomer Gouin, premier ministre du Québec de 1905 à 1920 et gendre d’Honoré Mercier. Lomer Gouin favorise l’industrialisation de la province et fait adopter plusieurs mesures sociales. En 1907, son gouvernement interdit l’embauche d’enfants de moins de 14 ans. En 1910, le gouvernement Gouin limite à 58 heures la semaine de travail. Devenu lieutenant-gouverneur de la province de Québec, Lomer Gouin meurt subitement dans l’Hôtel du Parlement en 1929.

L’édifice Lomer-Gouin est situé au 575, rue Saint-Amable.

Notons que les rues, les avenues et les places sont les entités les plus fréquentes à porter le nom de Québec. Ces odonymes, environ une quarantaine en France, évoquent soit la ville de Québec, soit le Québec, en tant que territoire, dans les proportions à peu près égales. La rue de l’Acte-de-Québec, à la Roche-sur-Yon (Vendée), et la rue Laval-Québec, à Laval (Mayenne), sont probablement les seuls odonymes ayant des spécifiques composés comportant l’élément Québec.

L’histoire de la ville de Québec est intimement liée à sa situation géographique et à son site exceptionnel. « Rien ne m’a paru si beau et si magnifique que la situation de la ville de Québec qui ne pourrait être mieux postée quand elle devrait devenir un jour la capitale d’un grand empire », écrivait Frontenac en 1672, alors qu’il était gouverneur général.

Érigée sur la rive gauche du Saint-Laurent, à l’endroit dans lequel le fleuve devient estuaire, la ville, juchée sur son promontoire mieux connu sous le nom de Cap Diamant, constitue une forteresse naturelle enveloppée dans un décor fascinant. Ce site remarquable a d’ailleurs inspiré quelques auteurs qui en ont déduit que le toponyme Québec était d’origine française, dérivant de l’expression Quel Bec !, synonyme de Quel Cap ! Son destin fut d’ailleurs tracé par cette configuration singulière. Berceau de la Nouvelle-France, Québec fut successivement la capital de l’empire colonial français du Nouveau Monde, le siège du gouvernement britannique en Amérique, la capitale du Bas-Canada, puis celle de l’Union et, enfin, celle du Québec actuel. Dotée d’une personnalité unique en Amérique du Nord, elle figure, depuis 1985, sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, grâce à son arrondissement historique authentique qui rappelle la vieille Europe et attire tant de touristes.

La ville moderne constitue le noyau de la Communauté urbaine de Québec, une agglomération composée de plus d’une douzaine de municipalités regroupant plus de 500 000 habitants, très majoritairement francophones, qui travaillent essentiellement dans l’administration gouvernementale et dans les services.

Édifice Lomer-Gouin

L’architecture de l’édifice Lomer-Gouin s’harmonise sans bruit avec le quartier environnant de la colline Parlementaire. Photo : Google Maps.

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