Ville de Québec

Deschambault

Deschambault

Deschambault

Actuellement, le secteur de Deschambaut fait partie de la municipalité de Deschambault-Grondines, créée en 2002 et située sur la rive nord du Saint-Laurent, dans la région administrative de la Capitale-Nationale. La municipalité longe le Chemin du Roy, construit à la requête du Conseil supérieur de la Nouvelle-France et ouvert à la circulation en 1731.

À Deschambault, on trouve des traces de la présence amérindienne bien avant l’arrivée des Français. En effet, le site archéologique Masson témoigne de l’établissement des tribus iroquoises du Saint-Laurent avant 1500. Un village regroupant de 150 à 200 habitants s’y trouvait.

Quant aux Européens, le premier fut Jacques Cartier qui y débarqua le 19 septembre 1535. Cartier fait mention du site et explique qu’il a dû s’arrêter à la hauteur de Deschambault en raison des rapides et attendre la marée haute pour poursuivre sa route vers l’île de Montréal (bourgade de Hochelaga).

Presque 70 ans plus tard, le mercredi 24 juin 1603, cinq ans avant la fondation de Québec, Samuel de Champlain y fait également une halte lors de son premier voyage dans la vallée du Saint-Laurent.

Durant l’été 1633, après être rentré au pays après un exil de 3 ans du fait de l’occupation de Québec par les Anglais, Champlain y fait ériger le premier poste de traite de fourrures en amont de Québec.

Le nom de Deschambault apparaît après que ces lieux aient été octroyés à François de Chavigny et Éléonore de Grandmaison en 1640, et que leur fille Marguerite de Chavigny se soit mariée à Jacques-Alexis Fleury d’Eschambault qui administra la seigneurie vers la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle.

La colonisation débute après 1670, suite à l’arrivée des soldats français qui chassent les Iroquois qui occupaient les lieux depuis de nombreuses années.

Aujourd’hui, il reste de nombreux témoins du passé à Deschambault. Des bâtiments des XVIIe et XVIIIe siècles aux murs montés en moellons grossièrement équarris et coiffés de toits pentus se trouvent le long du chemin du Roy. Notons qu’en 1982, le Québec adopte une charte de conservation du patrimoine québécois qui porte le nom de Déclaration de Deschambault. C’est un signe de l’importance du patrimoine historique de Deschambault et des qualités architecturales de ses constructions.

On peut citer l’élégante église Saint-Joseph de Deschambault, bâtie en 1835, avec son presbytère de 1816 qui domine le fleuve du haut du cap Lauzon. Une exposition permanente, Vous êtes ici au Vieux Presbytère, retrace l’histoire de la localité.

Le Moulin de La Chevrotière, un bâtiment imposant construit en 1802 à l’extrémité ouest du village, abrite l’exposition Adokwané qui raconte la vie du site avant l’arrivée des Européens. Une autre exposition témoigne des rapports des gens de la région avec le Saint-Laurent et une troisième exposition, Portes imaginées, propose une incursion dans l’univers de la construction et de l’administration du village.

On trouve à Deschambault la maison de la Veuve Groleau, la maison Delisle, le couvent de Deschambault, la maison du Capitaine Perrot, la maison Nelson-Sewell et le Magasin général Paré, datant de 1866, qui est l’un des plus anciens magasins généraux du Canada. Il abrite maintenant un musée d’antiquités.

Hameau de La Chevrotière

À 4 km au sud-est de Saint-Marc-des-Carrières, dans Portneuf, s’étend le hameau de La Chevrotière compris dans la municipalité de Deschambault. Ce nom évoque François de Chavigny Lachevrotière (1650-1725), seigneur, interprète et grand voyageur. Il a échangé, en 1674, sa terre de l’île d’Orléans (il y était né), pour le fief de La Chevrotière que sa mère, Éléonore de Grandmaison, lui a cédé. Celle-ci hérita du titre de seigneuresse de La Chevrotière par suite de son remariage en 1663 avec Jacques de Cailhault de La Tesserie, décédé en 1673. Ce dernier, qui descendait d’une ancienne famille noble de la région de Nantes, détenait le titre de seigneur de La Chevrotière en France. François de Chavigny avait effectué plusieurs missions avant de s’établir dans sa seigneurie en 1674 à l’âge de 24 ans. On trouve à cet endroit le moulin de La Chevrotière sur le Grand Bras, rivière maintenant appelée La Chevrotière. On enseigne aujourd’hui dans cet ancien moulin restauré les métiers traditionnels de la construction. Un bureau de poste a été en activité sous ce nom de 1880 à 1968. C’est sans doute à cause d’une expédition menée à la baie d’Hudson en 1686, avec le chevalier de Troyes, qu’on a attribué le nom de La Chevrotière à un lac de 41 km carrés situé dans le bassin supérieur de la rivière Arnaud, dans le Nord québécois.

maison delisle

Maison Delisle à Deschambault. Photo : Huguette Dion.

Pour en apprendre plus :

1 commentaire

  1. daly onet clment

    2012/06/07 at 9:58

    Mr DALY ONET CLEMENT suis officier de police ivoirien en service à abidjan, président de la mutuelle de développement des villages deboussoupalegnoa- donhio maléhio (deux villages réunis) situé à dans la région de gagnoa au cente ouste de la côte d’ivoire.ma démarche vise à rapprocher votre village au mien à travers un jumelage. tout en étant à votre entière disposition,merci de me répondre. téléphone fixe (domicile) 0022513511700 portable 0022509300940

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *