Cantons de l'Est

Chapelle St-Mark’s de Lennoxville

Chapelle St-Mark’s de Lennoxville

Chapelle Saint-Mark’s de Lennoxville

La Chapelle anglicane Saint-Mark est du style gothique perpendiculaire, propre de l’Angleterre durant la période Tudor. La Chapelle fut consacrée en 1857 par George Jehoshaphat Mountain, troisième évêque anglican du Québec.

En 1891, la Chapelle Saint-Mark’s fut détruite par un incendie et le comité directeur de la Corporation de l’Université Bishop’s décide alors de la reconstruire sur le même emplacement.

C’est au cours des travaux de la reconstruction que l’intérieur de la chapelle est doté par l’ébéniste George Long de Sherbrooke d’un magnifique mobilier intégré, dont le style néo-gothique, relevant de l’époque victorienne. Un sculpteur en bois, Georges Bélanger qui était à l’emploi de Georges Long, fait les éléments en bois de hêtre de la région, remarquables par la qualité. Les vitraux sont apportés par la firme montréalaise Spence & Sons qui allièrent l’artisanat du moyen âge à des techniques industrielles modernes.

Depuis 1892, la chapelle possède un orgue, construit par S.R. Warren & Son qui a été reconstruit par Frères Casavant en 1940. Des concerts d’orgue sont offerts dans la chapelle.

Aujourd’hui, l’ancienne Chapelle Saint-Mark, partie d’un grand ensemble architectural historique, fait partie de l’Université Bishop’s et est reconnue par sa valeur patrimoniale, historique et artistique. Le bâtiment a été classé monument historique en 1989. On peut la visiter selon l’horaire préétabli.

Adresse de la Chapelle Saint-Mark’s:

Université Bishop’s

Rue College

Lennoxville (Sherbrooke)

Téléphone : 819 822-9600.

Lennoxville

Au confluent des rivières Massawippi et Saint-François, au cœur de L’Estrie, à 5 km au sud-est du noyau urbain de Sherbrooke et à 40 km de la frontière américaine, on retrouve cette petite ville bilingue, qui forme le centre des activités de la communauté anglophone de cette région.

D’abord dénommé Petites-Fourches ou Little Forks en raison de la situation géographique par rapport à Sherbrooke, identifiée jadis comme Grandes-Fourches – appellation que reflète en partie le nom de Lennoxville en abénaquis, Nikitotegwasis, la « petite rivière qui fourche », – l’endroit a été érigé en 1871 comme municipalité du village de Lennoxville et devait obtenir un statut de ville en 1920.

Ce nom rappelle sir Charles Lennox, duc de Richmond et Lennox (1764-1819), ancien gouverneur en chef de l’Amérique du Nord britannique (1818-1819) et arrière-petit-fils du roi Charles II. Certains spécialistes croient que cet administrateur colonial, mort des suites de la morsure d’un renard atteint de rage, n’a pas donné son nom à la ville, mais qu’il s’agit plutôt d’une famille de pionnier dénommés Lennox, arrivés sur les lieux vers 1803.

La fondation et le développement de Lennoxville résultent d’une décision concertée et volontaire. En effet, alors qu’après la Conquête, les Britanniques avaient situé les établissements religieux anglicans à Québec, à Trois-Rivières et à Montréal, vers 1840, la forteresse anglophone se trouvait du côté des Cantons-de-l’Est, en raison surtout de l’émigration des Loyalistes On décida donc de doter cette région d’établissements importants et de les implanter à Lennoxville. Ils apparaissent d’autant plus essentiel pour les anglicans de prendre position dans la région que les presbytériens et autre sectes y réalisaient de sérieuses poussées, tout comme les catholiques romains d’ailleurs.

En conséquence, dès 1822, la communauté religieuse anglicane disposait d’une paroisse, la Parish of St. George’s. Plus tard, en 1847, la Lennoxville United Church s’implantait à cet endroit, alors que la paroisse catholique de Saint-Antoine-de-Lennoxville faisait l’objet d’une érection canonique en 1890.

La présence des compagnies ferroviaires du Canadien National, du Canadien Pacifique et du Boston & Maine a largement favorisé le développement économique local autrefois. Les Lennoxvillois peuvent s’enorgueillir de la présence d’institutions de prestige comme l’Université Bishop or Bishop’s University (1853) et le Bishop’s College School (1861), qui dispensent toujours un enseignement spécialisé de grande qualité. Le nom Bishop évoque le deuxième fils de Jacob Mountain (1749-1825), premier évêque anglican de Québec en 1793, soit George Jehoshaphat Mountain (1789-1863), qui fut le troisième évêque anglican de Québec (1837-1863) et qui a fait don des terrains sur lesquels le Bishop’s Collège sera érigé en 1845. Il fut également membre de la corporation chargée de l’administration de l’institution. En outre, une station de recherche agricole, qui développe des programmes de recherche génétique sur le croisement et la nutrition des vaches laitières, des porcs et des moutons, contribue au renom de cette importante municipalité de la banlieue de Sherbrooke.

Chapelle Saint-Mark’s

Chapelle Saint-Mark’s. Photo : GrandQuebec.com.

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