Bataille d'Austerlitz

Austerlitz

Austerlitz

Raconté par les témoins de la Bataille des Trois Empereurs

Le 2 décembre 1805, Napoléon Bonaparte remporte sa victoire la plus retentissante : Austerlitz. Après la bataille, l’Empereur dira : « Je suis content de vous. Vous avez, à la journée d’Austerlitz, justifié tout ce que j’attendais de votre intrépidité; vous avez décoré vos aigles d’une immortelle gloire; une armée de 100 000 hommes, commandée par les empereurs de Russie et d’Autriche, a été, en moins de quatre heures, ou coupée, ou dispersée. Ce qui a échappé à notre feu s’est noyé dans les deux lacs… Désormais vous n’avez plus de rivaux à redouter… il vous suffira de dire : J’étais à la bataille d’Austerlitz, pour qu’on vous regarde et dise : Voilà un brave!

Le soir de la bataille des Trois Empereurs, qu’il vient glorieusement de remporter, Napoléon écrit à l’Impératrice : « Je suis un peu fatigué, , j’ai bivouaqué huit jours en plein air, par des nuits assez fraîches. Je couche ce soir dans le château du prince Kaunitz, où je vais dormir deux ou trois heures. L’armée russe est non seulement battue mais détruite. Je t’embrasse, je suis un peu harassé.

Cette bataille d’Austerlitz, qui marque l’un des sommets de l’épopée impériale, vous est racontée par ceux qui l’ont faite, par ceux qui y ont participé, dans un camp comme dans l’autre, du soldat au général. Il ne s’agit donc pas uniquement du simple récit d’une bataille et de ses préparatifs tant militaires que diplomatiques. Les témoignages groupés dans cette reconstitution historique vous permettront de vivre, de l’intérieur, cette victoire napoléonienne en découvrant les réactions de ses principaux acteurs, connus et inconnus, français, russes ou autrichiens.

En cette fin d’été 1805, Napoléon s’apprête à envahir l’Angleterre. Il a réuni au camp de Boulogne une immense et magnifique armée supérieurement entraînée. Pour réaliser son projet, il lui suffit maintenant d’un jour de brouillard, et aussi que l’amiral Villeneuve force le blocus anglais qui empêche la flotte franco-espagnole de la Méditerranée de passer dans l’Atlantique et de se joindre à l’escadre de la Manche.

Au début, l’Angleterre n’a pas pris très au sérieux ces préparatifs militaires. Puis une véritable panique s’est emparée d’elle. William Pitt jette l’or à profusion et se met en devoir de former une nouvelle coalition européenne contre le « parvenu corse ».

C’est à la fin d’août que Napoléon, se trouvant à Boulogne au milieu de ses soldats, apprend presque en même temps, d’une part que Villeneuve n’est pas en mesure d’exécuter ses ordres à bref délai, d’autre part que les armées russes sont en marche pour se joindre aux Autrichiens.

Les forces ennemies s’avancent vers l’ouest. Sur-le-champ, l’Empereur convoque son intendant général Daru et lui remet pour les commandants de corps les plans, préparés à l’avance, d’une nouvelle campagne dirigée cette fois-ci contre l’Autriche et la Russie. Grâce à sa remarquable organisation militaire, il peut en 20 jours amener cette armée, immense pour l’époque, de la Manche au Danube. Les maréchaux, qui avaient fait suivre à leurs corps d’armée des chemins différents pour des commodités de ravitaillement et de transport, ont fait converger leurs troupes, au jour dit, vers les positions prévues. C’est alors, le 20 octobre 1805, la victoire d’Ulm : la majeure partie de l’armée autrichienne, commandée par le général Mack, se trouve prise comme dans un sac.

Koutouzoff, qui accourait de Russie pour faire sa jonction avec les troupes autrichiennes, amorce alors une de ces retraites savantes dont il a le secret. Tout en refusant le combat, il entraîne plus loin les troupes françaises qui le poursuivent.

En vain Napoléon essaie de rejeter le général russe vers le sud pour couper ses communications avec la Russie et avec la Prusse sur le point de se joindre à la coalition. Les Français ont français ont franchi par ruse le Danube aux « Ponts de Vienne » et vont prendre à revers les troupes russes arrêtés par Murat à Hollabrünn. Mais, une fois de plus, le vieux renard réussit à s’échapper, laissant pour couvrir sa retraite les troupes sacrifiées du général-prince Bagration.

Chapitre I – Les soldats de la Grande Armée – Quelle était cette armée française qui a tant fait parler d’elle? Depuis quelques années déjà, elle a été minutieusement réorganisée par Napoléon et, plus récemment, a suivi un entraînement intensif au camp de Boulogne pour, au début de la campagne, recevoir officiellement le nom de « Grande Armée »

Combat de Hollabrünn– Ce que dit le comte de Saint-Chamans – Mémoires du colonel Bigarré – Mémoires de Coignet – Vingt Ans de Gloire avec l’Empereur. Napoléon surveille les détails.

Soldats et officiers de l’armée française, revues des grenadiers français – L’habillement des troupes françaises, mémoires du soldat Brun-Lavaine, musicien du 46e régiment de ligne – Officiers supérieurs de Napoléon décrits par Madame de Rémusat.

Les Bulletins de la Grande-Armée – Certains soldats français aiment jouer de bons tours.

La vie militaire est rude (Colonel Gonnerville, Souvenirs) – Les maraudeurs (par Thiébault) – Réparation des dommages par Napoléon – Les traînards dans la Grande Armée (par le général Thiard) – Le 26e et le 27e bulletins de la Grande Armée – Ce que dit le général baron Thiébault

Chapitre II – La préparation de la bataille – Pour le moment, Napoléon doit avant tout éviter de refouler Koutouzoff vers le nord où rejoindrait le corps d’armée prussien qui s’est avancé jusqu’en Silésie. La bataille se déroulera donc en Moravie ou l’Empereur doit se résigner à faire la paix. Mais cette bataille, il n’a pas les moyens de l’imposer. Poursuivre l’armée russe harassée par la retraite et qui n’est pas en mesure d’accepter le combat avant quelques jours, c’est avant tout la faire reculer, et peut-être recevoir de nouveaux renforts, ce qui renverserait un peu plus l’équilibre des forces.

Napoléon va donc ruser, se montrer timide, craintif, jouer la comédie, reculer, pour amener les Alliés à penser qu’il ne craint rien tant qu’une bataille générale et les faire ressortir d’eux-mêmes des excellentes positions aux alentours d’Olmütz dans lesquelles ils s’étaient retranchés. Il les amènera à se battre, et sur un terrain choisi par lui, Napoléon Bonaparte.

Mais curieusement, il aura comme alliés, dans ses projets, les empereurs d’Autriche et de Russie, qui, successivement, vont presser Koutouzoff de livrer bataille.

Récit de Danilewski – Décisions des Alliés (par Mikhaïlovski-Danilewski) Napoléon inspectionne le champ de la bataille d’Austerlitz – Savary, l’un des aides-de-camp de Napoléon, porteur du message de paix – Napoléon escamote Haugwitz – Deuxième entrevue entre Savay et l’empereur russe Une ruse de Napoléon – L’entrevue entre Napoléon et le prince Dolgorouki – Le rapport du prince Dologrouki sur son entrevue avec Napoléon – Témoignage du général Thiébault – Ce que pensaient les Alliés sur les offres de paix – Les Alliés décident de livrer bataille – Témoignage de Stutterheim.

Les Alliés et les Français

Combat de Wischau : À l’aube du combat de Wischau – L’affrontement de Wischau raconté par les Russes – L’affrontement de Wischau vu par les Français (témoignage des généraux Milhaud et Pelleport).

Les Alliés se préparent à la bataille– Stutterheim sur le ravitaillement de l’armée alliée – Mouvements offensifs de l’armée alliée – Modification du plan de bataille initial – Impressions du prince polonais Adam Czartoryski – À l’aube d’Austerlitz – Proclamation de Napoléon à la Grande Armée le 10 frimaire an XIV (1er décembre 1805).

Le moral du soldat français à l’aube de la bataille – Poésie dramatique et théâtre tragique. Napoléon sur les Français la veille de la bataille – La veille de la bataille dans le camp allié. Mouvements de l’armée alliée le 1er décembre 1805. – Témoignage de Léon Tolstoï – Disposition des armées alliées et française – Premiers plans des Russes – Une anecdote racontée par le général Thiébault – Disposition de l’armée française d’après le 30e Bulletin – L’empereur veille à tout – La nuit avant Austerlitz – Napoléon devine et déjoue les projets russes – Veillée d’armes la dernière nuit Arrivée de Junot : Le feu de joie Napoléon regroupe son aile droite – Plan de campagne des armées alliées – Plan de campagne vu par le général Stutterheim – Rapport de Dolgorouki à l’empereur Alexandre – Dernières heures avant la bataille – Dernier conseil de guerre allié – Napoléon passe la dernière inspection aux troupes avant la bataille– Le 30e Bulletin sur l’inspection des troupes françaises – L’inspection des troupes françaises vue par les Russes – Ordres de Napoléon pour la journée du 1er décembre – Les plans des Prussiens – Version du comte de Langeron concernant les derniers plans de la bataille – Plan de campagne des armées alliées

Chapitre III : La Bataille. – L’heure de la bataille générale a sonné – Début de la bataille – L’Empereur Napoléon donne les ordres – Le début des combats d’après le 30e Bulletin de la Grande Armée – Les premières minutes de la bataille d’Austerlitz – L’armée russe se met en marche (Par L. Tolstoï) – Confusion chez les Alliés – Les premiers engagements – Les premiers coups de fusil – Les Alliés : Koutozoff, François et Alexandre – Le brouillard à l’aube du jour –  Débâcle des Russes – Le récit du général Ségur – La manoeuvre des forces françaises – La colère de l’Empereur – Les deux Gardes, l’impériale et la russe – La bataille d’Austerlitz décrite par Danilewski – La version française de la bataille – Lannes et Murat contre Bagration, manoeuvres habiles de Soult,  la gauche russe est écrasée par Davout – Thiébault rend homme à l’aile droite française – La bataille autour de Sokolnitz – La retraite des Russes. Soldats russes se noient dans l’étang–  Soldat français garde âme d’enfantLa proclamation du 2 décembre et le 31e Bulletin de la Grande ArméLa retraite russe après la bataille – Napoléon essaie d’organiser la poursuite – L’Empereur ménage l’armée russe – Le soleil de l’Austerlitz – Alexandre le soir 2 décembre 1805 Réflexions sur la bataille d’Austerlitz

Chapitre IV : La Paix.

Les jalons de la paix sont jetés – premiers pas vers la paix – Talleyrand essaie de convaincre l’Empereur de signer la paix

Lettres de Napoléon le lendemain de la victoire d’Austerlitz – lettres à Joséphine, le 3 et le 5 décembre 1805

Le 31e Bulletin de la Grande Armée, paru le 14 frimaire an XIV (5 décembre 1805)

Les offres de paix

La dernière proclamation de Napoléon après la bataille d’Austerlitz

Retour de Napoléon à Paris

Plan général de la bataille d'Austerlitz.
Plan général de la bataille d’Austerlitz.
Antoine-Jean Gros  (1771–1835). Entrevue de Napoléon Ier et de François II après la bataille d'Austerlitz.
Antoine-Jean Gros (1771–1835). Entrevue de Napoléon Ier et de François II après la bataille d’Austerlitz. Image libre de droits.

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