Piedmont de la Côte-du-Sud du Québec

Le piedmont de la région de la Côte-du-Sud du Québec

Piedmont de la Côte-du-Sud : Cette zone couvre une vaste superficie dans la région de la Côte-du-Sud. Elle comprend les cordons littoraux des anciens rivages de la mer de Goldthwait ainsi que les hauteurs de Beaumont jusqu’à Saint-Michel-de-Bellechasse. La fertilité de ces sols à texture graveleuse et nettement inférieure à celle des sols de la plaine. Par contre, les terres se voient beaucoup mieux drainées. On les voit bien adaptées à la culture maraîchère et fruitière. Mais une proportion importante de ces terres sont encore boisées. On y retrouve la majorité des érablières de la région.

Le piedmont est son prolongement en bordure du Saint-Laurent, qu’on le plus souvent confond avec la plaine côtière de Bellechasse, constituent véritablement le domaine de la forêt. Dans les anciennes seigneuries de Mont-à-Peine, Beaumont et La Durantaye, cette forêt composée de bois franc (érables hêtres et bouleaux jaunes) alimentait la ville de Québec en bois de chauffage. On y fabriquait aussi le sucre d’érable. Mais les concessions des premiers rangs ont été dépouillées assez vite dès leur couvert forestier. Au XIXe siècle, les terres à bois se concentraient surtout dans les profondeurs des seigneuries.

La forêt du piedmont était l’habitat privilégié des perdrix, qui se nourrissent des fruits des feuillus, et des lièvres, qui se plaisent sur les terrains secs et élevés. Les seigneurs de La Durantaye et de Bellechasse avait interdit la chasse à la perdrix aux habitants, ce qui pourrait être un signe de l’importance de cette chasse dans les seigneuries. De toute évidence, le piedmont était l’endroit d’un nidification de tourtes puisque Philippe Baby-Casgrain, lorsqu’il parle des loisirs à Rivière-Ouelle ou XIXe siècle écrit qu’on chassait les tourtes « dans les hauteurs en arrière ».

Pour en apprendre plus :

Source du texte : Histoire de la Côte-du-Sud. Sous la direction de Alain Laberge. Martine Côte, Diane Saint-Pierre, Jacques Saint-Pierre, Yves Hebert. 1993. Extrait.

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