Municipalité de Saint-Antonin, note historique
Historique de Saint-Antonin. Établie à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Rivière-du-Loup, entre Saint-Alexandre et Saint-Modeste, Saint-Antonin (Municipalité régionale de comté de Rivière-du-Loup) est sillonné par la rivière du Loup, dans sa partie ouest. Cette municipalité du canton de Whitworth appartient à la région administrative du Bas-Saint-Laurent.
Érigées simultanément en 1856, la paroisse et la municipalité de la paroisse de Saint-Antonin doivent leur nom, suivant la tradition la plus solidement établie, à l’abbé Louis-Antonin ou Antoine Proulx (1810-1896), curé de Fraserville (Rivière-du-Loup), premier desservant de la paroisse de 1840 à 1854. Une autre hypothèse avancée par James White, moins sûre, veut qu’on ait ait célébré les mérites de monseigneur Alexandre-Antonin Taché (1828-1894), archevêque de Saint-Boniface (1853-1894), né à Saint-Patrice-de-la-Rivière-du-Loup. Par ailleurs, sur le plan religieux, Saint-Antonin se détache de la paroisse de Saint-Patrice-de-la-Rivière-du-Loup.
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Jadis on identifiait les lieux comme le village du Vieux-Chemin-du-Lac. C’était en fait par allusion au chemin de Témiscouata, qui donnait accès au lac Témiscouata. Dans les balbutiements de la colonie, vers 1810, le travail de la terre et l’exploitation du bois constituaient les deux principales sources de l’économie antonienne. De nos jours, les industries de la tourbe sont florissantes à Saint-Antonin.
Dans son ouvrage Rivière-du-Loup et son portage – Itinéraire culturel, paru en 1978, Paul-Louis Martin et ses collaborateurs décrivaient la moraine frontale de Saint-Antonin en ces termes. En vous dirigeant vers Saint-Modeste, vous longerez une série de collines de sable et de graviers qu’on appelle « Moraine frontale de Saint-Antonin ».
Elle est d’ailleurs parsemée de sablières encore exploitées. Sa présence s’explique ainsi : lors du retrait du glacier, une phase de refroidissement temporaire a occasionné une réavancée du front de glace jusqu’au site de la moraine. Les dépôts libérés ont ainsi épousé la forme du front. Quand la glace a de nouveau retraité, la mer s’insère entre le front et la moraine. C’est une transition naturelle entre les terrasses et la zone du plateau appalachien couvert de forêts.