Armoiries

Armoiries de Stanstead

Armoiries de Stanstead

Armoiries de la Ville de Stanstead

  • Armoiries: D’azur à une diligence d’or rehaussée de sable accompagnée en chef de trois besants d’argent et, en pointe, d’une divise ondée du même chargée d’une burèle ondée de sinople ;
  • Cimier : Un Grand Duc d’or becqué de gueules, son aile dextre reposant sur un livre d’or, le tout soutenu d’un pont d’argent crénelé, ajouré de trois arches ;
  • Supports : Deux chevaux d’argent crinés d’or, colletés chacun d’un collier d’azur avec, comme pendentif, une clé d’or, debout sur un monticule herbeux de sinople chargé de deux obélisques d’argent, le tout mouvant d’une base dentelée du même.
Armoiries de Stanstead

Armoiries de Stanstead, image libre de droits.

Devise : Three villages one border – Trois villages une frontière qui fait référence aux trois communautés ayant donné naissance à Stanstead et à la présence de la frontière entre le Canada et les États-Unis.

Canton de Stanstead

Borné au sud par la frontière canado-américaine, le canton de Stanstead est baigné à l’ouest par le lac Memphrémagog et sa longue excroissance, la baie Fitch, où se jette le ruisseau Bunker qui provient des collines Bunker et Brown. . Il est également arrosé par le lac Lovering et par la rivière Tomifobia qui serpente à travers toute l’étendue du canton, avant de se jeter dans le lac Massawippi, au nord. Habité presque partout, il est traversé par de nombreuses routes au croisement desquels se sont griffés des hameaux et lieux-dits aux noms remarquables tels que Fairfax, Cassville, Griffin, Applegrove, Ruiters Corners, Comestock Corners, Glyne Corners, Amy Corners, Ticehurst Corners, Cedarville, Tomifobia. Néanmoins, la population se concentre près de la frontière, dans Beebe Jonction, Beebe Plain, Rock Island et Manstead. Ce territoire géographique, identifié sur la carte de Gale et Duverger de 1795, l’un des uns anciennement peuplés des Cantons-de-l’Est, reprend un nom qui sert à désigner au moins trois localités anglaises dans l’Essex, le Sussex et le Sulfolk. La plus grande, celle de Sulfolk, est située à une centaine de kilomètres au nord-est de Londres. Proclamé en 1800.

Historique de l’arrondissement de Rock Island (ancienne ville de Rock Island)

Connue surtout pour les magnifiques résidences de l’époque loyaliste que l’on y retrouve encore dans un état de conservation exceptionnel, la ville (l’arrondissement actuel) de Rock Island a été implantée en Estrie à 54 km au sud-ouest de Sherbrooke, dans le prolongement de Stanstead Plain et de Beebe Plain.

Cette communauté est née sous la forme d’un petit bourg qui prendra le nom de Kilborn’s Mills, en rappel du colonel Charles Kilborn (1758-1834) qui fit creuser, au début du XIXe siècle, un canal sur la rivière Tomifobia, dans l’une des courbes qu’elle épouse. Comme le petit hameau avait été établi sur une île de pierre d’environ 0,02 km carrés créé par le canal de Kilborn, l’endroit prit rapidement le nom de Rock Island, comme le bureau de poste ouvert là en 1863. Entre 1830 et 1850, Rock Island constituait un centre industriel plus important que Sherbrooke, comptant 450 âmes. L’actuelle Rock Island a été officiellement érigée comme municipalité de village en 1892, puis devint ville en 1957. Pourtant, c’est à la fin du XVIIIe siècle qu’il faut fixer les balbutiements de Rock Island. En effet en 1798, un dénommé Samuel Pomeroy du Massachusetts s’établit sur la rive de la Tomifobia, à quelques mètres au sud de la frontière canadienne.

Poursuivant son défrichement, il élève une habitation directement sur la frontière qui sépare le Vermont du Québec et délimite celle-ci par une ligne blanche peinte sur le plancher. Ainsi, des colons québécois, endettés aux États-Unis, pouvaient quitter le pays en franchissant simplement une porte. La plus grande gloire locale est sans contredit lady Henrietta Banting (1912-1976), qui y est née. Spécialiste en gynécologie et en obstétrique, elle était l’épouse de Frederick Grant Banting (1891-1941), codécouvreur avec John Macleod de l’insuline en 1922. Celle-ci fit don de quelques terrains à la municipalité et les autorités municipales ont marqué leur reconnaissance en identifiant un parc public à son nom en 1981.

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