Armoiries

Armoiries de Verdun

Armoiries de Verdun

Armoiries de la Cité de Verdun

Verdun, 3e ville du Québec par sa population, a ses armoiries

Sur l’initiative de son Conseil Municipal, la grande Cité de Verdun, troisième de la province par le chiffre de sa population, vient d’être dotée d’armoiries bien personnelles, dont la création et l’exécution ont été confiées à l’Institut Généalogique Drouin de Montréal.

Ces armoiries se blasonnent : « De gueules, à un château de deux tours d’or, couvert du même, ouvert et ajouré du champs, crémelé et coulissé de sable, surmonté d’une feuille d’érable d’argent et posé sur une terrasse aussi d’argent chargée d’une rivière d’azur ; l’écu accosté de deux palmes de sinople croisées en pointe et liées de gueules ». Devise : « E Viribus duorum ».

Chacun des éléments de ce blason traduit, dans le langage imagé de l’héraldique, une particularité de la Cité de Verdun. À ce sujet, l’INstitut Drouin a bien voulu nous communiquer les explications qui suivent :

Origine historique du nom de Verdun

L’origine de la Cité de Verdun se trouve dans un fief nobles situé au pied des rapides de Lachine, et concédé le 26 décembre 1671 à Zacharie Dupuis, major de Montréal.

Zacharie Dupuis donna à son fief le nom de Verdun. L’endroit portait jusqu’alors le nom de Côte des Argoulets. Pourquoi Zacharie Dupuis adopta-t-il celui de Verdun ? Une fois de plus, ce sont les Archives généalogiques et les vieux registres paroissiaux qui fournissent la clé d’un problème historique. L’acte de mariage de Zacharie Dupuis, inscrit dans les registres de Québec à la date du 23 octobre 1668, révèle que l’intéressé était originaire de « Seaverdun en Foix, diocèse de Rieux ». À n’en pas douter, c’est en pensant à son pays natal. Saverdun, que Dupuis « baptisa » son nouveau fief Verdun.

La petite ville de Saverdun, située autrefois dans le Comté de Foix et, depuis la Révolution française, dans le département de l’Ariège, possédait ses armoiries qui furent enregistrées à l’Armorial Général de France, dressé sous la direction de Charles d’Hozier, généalogiste des Ordres du Roi, en vertu d’un Édit du Louis XIV donné en 1696. Le manuscrit original de ce recueil officiel, qui ne comprend pas moins de soixante-neuf énormes volumes, est précieusement conservé à la Bibliothèque nationale de Paris. Par autorisation toute spéciale du gouvernement français, l’Institut Généalogique Drouin de Montréal a pu microfilmer intégralement cette inestimable documentation et le Canada se trouve être ainsi le seul pays au monde à posséder la photographie authentique et complète de l’Armorial de d’Hozier.

L’Armorial Général décrit comme suit les armoiries de « la communauté et ville de Saverdun » : « De gueules, à un château d’or, avec cette inscription autour. Castel de Saverdun, en caractère d’argent».

Puisque la Cité canadienne de Verdun porte un nom inspiré de la Ville de Saverdun, il était naturel que ses armoiries reprissent aussi, en les adaptant les éléments essentiels du blason de sa « marraine » française. C’est pourquoi son écu comporte un champ de gueules et un château d’or.

L’ancien fort de Verdun

Dans les armoiries de Verdun, le château évoque de plus le fortin qui existait à Verdun au XVIIe siècle et où la population se refugiait lors des fréquentes attaques des Indiens. Ce fortin apparaît notamment sur un vieux plan daté de 1677 et y est désigné sous le nom de « Fort Verdun ».

Patriotisme canadienne

La feuille d’érable est, comme chacun sait, l’emblème national du Canada. La Cité de Verdun a tenu à le faire figurer dans ses armories et à lui donner une place prééminente : la feuille d’érable occupe dans son écu le milieu du chef et domine le château. Par là Verdun affirme hautement, non seulement sa fierté d’être une grande cité canadienne, mais aussi son souci de placer le patriotisme et l’idéal nationaux au-dessus des intérêts locaux, des particularismes de race ou de langue.

Situation de la Cité

La terrasse d’argent qui soutient le château et est chargée d’une rivière d’azur symbolise la situation de Verdun au bord du Saint-Laurent et la célèbre promenade longeant le fleuve sur deux milles et demi, qui constitue l’un des attraits de la Cité et dont les allées sont à la belle saison, re rendez-vous des promeneurs élégants venus de toute l’île de Montréal.

Récréation et sports

Comme elle se plaît à le rappeler avec une légitime fierté, la Cité de Verdun est, de toutes les villes de la province, celles qui consacre, proportionnellement à son budget, les dépenses les plus importantes pour la récréation et l’éducation physique. Le magnifique et très moderne ensemble que constituent l’auditorium, la piscine, la piste de couple, le terrain de football… etc. sont renommés et les sportifs des localités avoisinantes s’y rencontrent avec ceux de Verdun.

L’union fait la force

Si le texte de l’Armorial Général parle d’un château, dans les armoiries de Saverdun, le blason colorié correspondant reproduit, sans équivoque possible, le dessin d’une simple tour. Il n’y a d’ailleurs pas lieu de s’en étonner : le cas est loin d’être isolé et les héraldistes du XVIIe siècle confondaient fréquemment tour et château.

Dans les armoiries de la Cité de Verdun, les héraldistes de l’Institut Drouin ont blasonné et dessiné un château, et plus précisément un château de deux tours. Le langage héraldique exprime ici une idée chère à la municipalité et à toute la population de la Cité : si Verdun a magnifiquement prospéré, si elle est devenue ce qu’elle est, la troisième ville du Québec, cela est dû avant tout à la bonne entente, à l’harmonie qui y a toujours régné entre les deux races composant sa population. Les deux tours représentent donc, l’une l’élément de langue française, l’autre, l’élément de langue anglaise.

Voici les armoiries de la Cité de Verdun, telles que réalisées par l'institut Drouin de Montréal. En les adoptant dans la séance du 12 février 1952, le Conseil de la Cité a confié aux auteurs le soin de leur enregistrement immédiat à Ottawa. Image libre des droits.
Voici les armoiries de la Cité de Verdun, telles que réalisées par l’institut Drouin de Montréal. En les adoptant dans la séance du 12 février 1952, le Conseil de la Cité a confié aux auteurs le soin de leur enregistrement immédiat à Ottawa. Image libre des droits.

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