Armoiries

Armoiries de Percé

Armoiries de Percé

Armoiries de la Ville de Percé

En 1994, le conseil municipal de la Ville de Percé mandate un comité afin de travailler avec l’Autorité héraldique du Canada pour doter la Ville d’armoiries officielles.

Plus de trois ans de discussions et d’échanges ont été nécessaires pour arriver à un résultat répondant aux attentes de la Ville et aux exigences de l’Autorité héraldique du Canada.

Ce long processus a connu son dénouement le 16 septembre 1998 alors que Son Excellence le très honorable Roméo Leblanc, alors Gouverneur général du Canada, procédait à la présentation officielle des armoiries dûment homologuées de la Ville de Percé.

Comme le mentionnait monsieur Leblanc, que ce soit en Gaspésie, au Québec, ailleurs au Canada, ou n’importe où dans le monde, nos armoiries, dorénavant, symboliseront la bonne renommée mondiale de Percé.

La devise choisie par la ville Vaillance et Persévérance tire sa justification, entre autres, de : la vaillance et la persévérance des explorateurs qui ont découvert ce coin de pays; la vaillance et la persévérance des défricheurs, des premiers habitants et des artisans de la mer; la vaillance et la persévérance des nombreuses associations, compagnies et communautés qui ont consacré leur énergie et leur savoir au développement de la ville; la vaillance et la persévérance quotidienne des gens et des citoyens qui œuvrent aujourd’hui encore au progrès de Percé; la vaillance et la persévérance requises, ici, de plus en plus, pour l’accomplissement des tâches journalières dans des conditions souvent très difficiles; la vaillance et la persévérance à l’instar de celles du fou de Bassan qui, inlassablement, de migration en migration, consolide et restaure son aire de nidification.

Sommet de La Table à Roland

Situé à 2 km à l’ouest de la ville de Percé, en Gaspésie, le mont Sainte-Anne, dont le sommet est la Table à Roland, présente une surface plane qui atteint 340 m de hauteur. Ce mont, visible par temps clair de plusieurs kilomètres dans le golfe du Saint-Laurent, a servi et sert encore de point de repère aux navires qui mettent le cap sur Percé ou la baie des Chaleurs. En 1632m le récollet Gabriel Sagard mentionne et décrit cet oronyme sous la forme de Table de Roland. Le seigneur Nicolas Denys fait de même en 1672 : « la montagne est fort haute et s’appelle la table à Rolant, elle se voit en mer de dix-huit à vingt lieues ; elle est plate et de forme carrée, ce qui lui donne ce nom ». On a donc appelé cette entité Roland parce que ce patronyme s’imposait. Jean Poirier a formulé l’hypothèse que Table à Roland est à relier à un épisode légendaire de la chanson de Roland et à la croyance populaire qui s’ensuivit autour de cette légende.

Selon la légende, Roland, neveu de Charlemagne, en voulant briser son épée Durandal, à Roncevaux, pour qu’elle ne tombe pas aux mains de l’ennemi, fendit la montagne. Selon cette croyance populaire, toute entité géographique découpée par un gigantesque coup de hache ou d’épée, dans les Pyrénées, aurait été faite par quelque force surnaturelle. On donna le nom de Roland à des entités physiques pyrénéennes parce qu’elles semblaient avoir été ainsi façonnées : Brèche de Roland, au cirque de Gavarnie, Hautes-Pyrénées ; Pas de Roland à Itxassou, Basses-Pyrénées ; Salto de Roldan, en Aragon, Espagne. D’autres entités physiques avaient reçu comme spécifiques le patronyme Roland en Gaspésie, aux XVIe et XVIIe siècles. Un manuscrit conservé aux Archives Nationales de France (vers 1758) note qu’« Entre le Cap Ste-Anne et le Cap Chat, on voit une haute montagne séparée des autres qui court presque en ouest à chaque bout d’icelle, il y a un Piton celui de L’Est est le plus haut et formé avec celui de l’Ouest, une espèce de selle dans les deux intervalles ; porte le nom de selle à Roland ». Variante : La Table Roulante.

Bridgeville

Le village de Bridgeville est blotti au fond du barachois de la Malbaie, en Gaspésie, à quelque 12 km au nord de Percé. Dès 1900, un bureau de poste dessert la population de l’endroit, constituée tant de francophones que d’anglophones, et on lui attribue le nom hybride de Bridgeville – le mot anglais bridge signifie « pont ». Ce choix toponymique repose sur la présence d’un pont d’environ 20 m de longueur, enjambant la rivière Malbaie. Cet ouvrage, qui représentait pour l’époque une construction locale majeure, a été restauré depuis, même si les véhicules routiers empruntent aujourd’hui le pont de la route 132. Soulignons que la municipalité de Bridgeville, érigée en 1933, a été fusionnée à celle de Percé en 1971.

Hameau Coin-du-Blanc

Le hameau de Coin-du-Banc se trouve à 6 km au nord-ouest du centre de Percé, en Gaspésie, près de l’embouchure de la rivière du Portage. Il s’étend près d’une plage bordant au sud l’échancrure du littoral appelée La Malbaie, au pied de collines dont certaines dépassent 300 mètres d’altitude. L’endroit offre d’excellentes conditions pour la pêche au pétoncle. Depuis le milieu du XIXe siècle, ce sont surtout des anglophones, parmi lesquels de nombreux Irlandais, qui y vivent, essentiellement d’agriculture et de pêche. Un pasteur anglican, installé dans la paroisse de Saint-Pierre-de-Barachois, vient célébrer l’office dominical à Coin-du-Banc. Aujourd’hui encore, la petite chapelle blanche de Saint-Lukes, témoin de cette époque, conserve un charme simple et tranquille. L’angle assez aigu qui dessine la côte juste au sud de ce banc sablonneux aurait motivé le choix de ce toponyme descriptif. Les désignations de Coin de Banc et de Coin du Banc se trouvent dans le rapport de 1844 de William Logan et des cartes de Russell en 1861 et de F.M. Hamel en 1879.

armoiries de perce

Armoiries de la Ville de Percé. Image libre de droits.

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