Armoiries

Armoiries de Matane

Armoiries de Matane

Armoiries de la Ville de Matane

Description héraldique

« D’argent, à un castor reposant sur une bûche, le tout au naturel, surmonté d’un lambel à trois pendants de gueules et accompagné de trois fers de lance de sable rangés en pointe; l’écu entouré d’un rinceau de feuilles d’érables de sinople marquées de nervures de sable, croisé en pointe en sautoir, chargé d’un listel d’argent portant la devise : Le succès dans l’effort. »

La devise : Le succès dans l’effort.

Définition des termes du blason :

  • Genre de l’écu : français
  • Métaux : argent (L’argent, en héraldique, signifie humilité, pureté, charité, vérité, victoire, vertu)
  • Émaux : Ce sont les couleurs et métaux employés dans l’art héraldique. Le gueules (nom singulier), représentant la couleur rouge, signifie amour, douleur, grandeur, courage, générosité, vaillance, intrépidité, jeunesse active
  • Le sinople représentant la couleur verte signifie espérance, renouveau, abondance, beauté, liberté, gaieté
  • Le sable (représentant le noir en gris-noir) signifie le fer, le bois, les mines; c’est la couleur de la construction, de la piété ferme
  • Meubles : Nom héraldique des objets figurant dans les armoiries; on les appelle également pièces ou figures héraldiques
  • Rinceau : Ornement peint, imitant des branchages infléchis ou enroulés
  • Devise : Sentence noble, belle, généreuse, allégorique, caractéristique, patriotique, courte, originale; elle peut se rattacher au meuble principal de l’écu, soit ici le castor.
Armoiries de Matane

Armoiries de Matane. Image libre de droits.

D’après le site Web de la ville de Matane : matane.qc.ca.

Toponyme de Matane au Québec

C’est Samuel de Champlain qui a attribué le toponyme Matane à une rivière gaspésienne, dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent , mais en utilisant de nombreuses variantes : Mantanne (1603), Manthane (1610), Montonne (carte de 1612), Mantane (1625 et carte de 1613) et Moatane (carte de 1632). Vers 1613-1616, on parlait aussi de Mentane ou Mentaine pour désigner le poste de traite et l’établissement situés à l’embouchure de la rivière Matane. La graphie actuelle était déjà fixée avant la fin du XVIIe siècle.

Henri Joutel indique Matane en 1688, tandis que Louis Jolliet écrit Matanne en 1694. D’après le récit du jésuite Gabriel Druillettes, dans la première moitié du XVIIe si;cle, les Montagnais de Tadoussac dénommaient Matane, Kaparipatouangak, ce qui signifie « terre percée », parce que, dit-il, « l’embouchure par où la rivière se jette ne paraît qu’une petite ouverture de terre, et cependant cette rivière est fort large et fort belle au delà de ce détroit. »

D’après Joseph-Étienne-Guinard, ce nom, d’origine algonquienne, signifierait « épaves, débris de navires » et non pas « vivier de castors », comme on l’avait antérieurement proposé.

Ville de Matane

Comme pour bon nombre de toponymes amérindiens, le nom de Matane suscite certaines interprétations divergentes. Ce qui fait l’unanimité, c’est que la rivière a d’abord reçu le nom de Champlain en 1603, sous la forme Mantanne.

Selon la version la plus communément admise, il faudrait considérer qu’il s’agit du micmac mtctan, vivier de castor, d’autant que selon des sources anciennes le castor, là aussi, y abondait autrefois. D’autres personnes croient, suivant le témoignage d’un Amérindien, qu’il faut y voir le sens, en malécite, de moelle épinière à travers les vertèbres de l’épine dorsale, interprétation qui s’appuie sur le fait que la rivière Matane descend des terres, entre des collines et des montagnes, sans rapides, sur une distance appréciable. D’autres rapprochent ce mot de mattawa, matawin, signifiant « rencontre des eaux ».
Le père Guinard, pour sa part, y voit l’abréviation de matandipives, c’est-à-dire épaves, débris de navire, sens justifié par les particularités du courant en face de Matane.

Située sur la rive sud du Saint-Laurent, à 400 km de Québec, à 64 km de Sainte-Flavie, à l’entrée de la Gaspésie, positionnement qui lui a valu le tire de Porte de la Gaspésie.

Matane a été créée en 1893. D’abord identifiée comme village de Saint-Jérôme-de-Matane, tiré du nom de la paroisse établie officiellement en 1861, mais remontant au XVIIE siècle, la ville a reçu son appellation et son statut actuels en 1937. L’élément Jérôme faisait allusion à l’abbé Jérôme Demers (1774-1853), vicaire général de Québec(1825-1853). L’endroit recèle un riche passé puisqu’il a été fréquenté par Cartier, Jean Alfonse, Champlain, et ques Blancs s’y sont installés en 1795, quoique des Micmacs y aient vécu jusqu’en 1845. Il faut également compter avec la présence des Rochelais de 1534 à 1672 qui y ont exercé des activités de pêche. Chaque année, « ce lieu assez gentil » (Samuel de Champlain) est le théâtre du Festival de la crevette.

Voir aussi :

2 Comments

  1. Marc LeVasseur

    2010/08/06 at 12:50

    Bizarre, je suis natif de Matane, membre du club Lion, deux fois vice-président à la programmation du Festival de la crevette et directeur général une année, je suis bien au fait de ma ville natale. Vous dite que les habitant de ma ville sont des Matanois??? hé non tous les gens de la ville sont des Matanais et Matanaises.

  2. admin

    2010/08/06 at 1:17

    Mais non, dans notre article sur Matane nous disons que ce sont Matanaises et Matanais. Je ne peux trouver le terme Matanois sur notre site pour le corriger.

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