Armoiries

Armoiries d’Aylmer

Armoiries d’Aylmer

Armoiries d’Aylmer

Description des armoiries

La configuration géométrique extérieure représente les anciennes armoiries du secteur Lucerne; la fleur de lys de la province de Québec se retrouve constituée du voilier au centre (activité récréative majeure à Aylmer) et les vagues stylisées (représentant le lac Deschênes).

Les feuilles de chêne proviennent de les anciennes armoiries du secteur Deschênes au même titre que les glands de chêne surimposés à la base de la fleur de lys. Le lion doré en bas à gauche provient des anciennes armoiries du secteur Lucerne et le cormoran noir provient des armoiries de l’ancienne ville d’Aylmer, aujourd’hui secteur de Gatineau.

Ce fut donc une conception graphique qui englobe une partie de chacune des anciennes armoiries des secteurs qui ont été regroupés en 1975.

Ancienne ville d’Aylmer

Importante localité de l’Outaouais québécois, Aylmer a joué le rôle de chef-lieu de la région de 1843 à 1897, car les voyageurs la considéraient comme leur point de départ vers les Pays-d’en-Haut. Fondée en 1816, la ville a d’abord porté le nom de Symmes Landing en l’honneur du neveu de Philemon Wright, le fondateur de Hull, Charles Symmes, qui a construit une auberge à quelque pas du quai. On sait avec certitude que les pionniers étaient originaires de la Nouvelle-Angleterre. Par la suite, cet endroit a été dénommé Turnpyke End, parce que l’ancienne route à péage construite aux environs de 1849 s’y terminait ; celle-ci assurait la liaison entre Aylmer et Hull et permettait le contournement des nombreux obstacles à la navigation sur la rivière des Outaouais.

Enfin, en 1975, les municipalités de Lucerne (créée en 1980 comme municipalité du canton de Hull-Partie-Sud devenue Lucerne en 1964, Aylmer (1847) et Deschênes (1920) fusionnent pour constituer la ville que nous connaissons aujourd’hui. Le nom d’Aylmer, qui provient de celui du canton situé en Outaouais, proclamé en 1848, a été attribué à la ville en souvenir de Matthew Whitworth-Aylmer, 5e baron Aylmer (1775-1850), homme qui a fait preuve de peu d’habilité dans l’administration civile, lui qui occupa les fonctions de gouverneur en chef du Canada, de 1831 à 1835. Son est largement utilisé dans la toponymie canadienne, au Québec mais aussi en Ontario et dans les Territoires du Nord-Ouest. Étant donné le danger de confusion suscité par l’existence d’un autre Aylmer en Ontario, datant de 1845, on a proposé de remplacer le nom de la ville outaouaise par Ottawa – l’actuelle ville d’Ottawa était dénommée Bytown à l’époque – ou encore par Elgin, projet qui n’a pas connu de suite, permettant ainsi aux Aylmerois de sauvegarder leur patrimoins dénominatif.

En fonction de sa position géographique, Aylmer a été identifiée comme la Porte d’entrée de Pontiac. Le titre de Capitale des loisirs de l’Outaouais couronne par ailleurs un apport appréciable pour assurer le mieux-être des citoyens.

Lac Deschênes

Grand élargissement de la rivière des Outaouais, le lac Deschênes s’étire sur environ 30 km, en amont de la chute des Chaudières. Plusieurs municipalités, tant québécoises qu’ontariennes, sont établies sur ses berges, la plus populeuses étant la localité d’Aylmer.

Dès 1686, le chevalier de Troyes avait noté la qualité des chênes de la région. En 1815, Joseph Bouchette parle du lac de la Chaudière (ou Kettle Lake), alors que Stanislas Drapeau (1863) traitera du lac des Chênes. En 1914, le Dictionnaire des rivières et lacs de la province de Québec divise l’ensemble en deux lacs séparés par les rapides Deschênes. Le portage des Chênes, signalé par le chevalier de Troyes, permettait de contourner les rapides Deschênes et il donnera son nom à l’ensemble du plan d’eau.

Un petit village, formé autour d’une ferme et d’une scierie, entre 1830 et 1870, y prendra le nom de Deschênes-Rapids. Une municipalité, érigée en 1920, a adopté l’appellation du bureau de poste ouvert en 1894 sous le nom de Deschênes-Mills, qui deviendra Deschênes en 1949. Plusieurs parties des rives du lac ont été aménagées à des fins de villégiature dès la fin du XIXe siècle, en particulier un secteur en amont du village. Atteignant une largeur de plus de 3 km, le lac Deschênes offrait un potentiel intéressant pour la navigation de plaisance, la baignade et diverses activités nautiques. À cette époque, on y faisait également d’importantes prises de pêche à la ligne (4500 kg en 1891). Deschênes, englobe dans la ville de Lucerne en 1975, devenue Aylmer l’année suivante, subsiste comme secteur de la ville. Le toponyme présente le cas intéressant d’une désignation inspirée par la végétation, mais les caprices de l’écriture et l’usage l’ont transformée en une appellation à saveur patronymique.

Monstre du lac Aylmer

Le monstre terrifiant du lac Aylmer en hiver. Photo : GrandQuebec.com.

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