Michaëlle Jean – chef de la Francophonie

Michaëlle Jean – secrétaire de l’Organisation mondiale de la Franophonie

29 novembre 2014 : Le consensus a été long et difficile à obtenir, mais les leaders réunis à Dakar se sont finalement entendus pour porter Michaëlle Jean à la tête de l’Organisation mondiale de la Francophonie. L’ex-gouverneure générale du Canada devient ainsi la première femme à accéder au poste de secrétaire générale de l’OIF. Son prédécesseur, le Sénégalais Abdou Diouf, était en poste depuis 2003. Il avait lui-même succédé à Boutros Boutros-Ghali, d’Égypte, qui avait été le premier à occuper cette fonction, créée en 1997. Avec Michaëlle Jean, la Francophonie se prépare à écrire une nouvelle page de son histoire», a déclaré M. Diouf, devant les chefs d’État et de gouvernement.

«Je suis très enthousiaste à l’idée de travailler avec toutes ces femmes et tous ces hommes qui font et vivent la Francophonie au quotidien», a déclaré à son tour Michaëlle Jean, émue. «J’entends répondre aux besoins et aux attentes des États et gouvernements membres de l’OIF, tout en donnant une nouvelle impulsion à la Francophonie, a-t-elle continué. Ensemble, traçons le chemin d’une Francophonie moderne et tournée vers l’avenir.

La Francophonie du XXIe siècle sera au service et à l’écoute des jeunes et des femmes. Prospère, elle conjuguera l’accroissement des échanges et le développement humain et durable pour tous.» Malgré un dernier sprint de tractations qui s’est terminé tard samedi soir, les leaders de la Francophonie n’étaient toujours pas arrivés à s’entendre, dimanche matin. Alors qu’on s’attendait à ce que la décision par consensus des chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’OIF soit annoncée vers midi, heure du Sénégal, le suspense s’est poursuivi jusqu’à 14 h 20, heure du Sénégal.

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Dans les coulisses du XVe Sommet de la Francophonie qui se termine dimanche à Dakar, la rumeur voulait que pour la toute première fois dans l’histoire de l’OIF, un vote en bonne et due forme soit nécessaire, ce qui n’a finalement pas été le cas. D’abord prévu pour 10 h 30, le huis clos des chefs d’État et de gouvernement n’a finalement débuté qu’à midi.

Selon ce qu’il a été possible d’apprendre, après une trentaine de minutes de discussions avec l’ensemble des leaders, le premier ministre Harper et ses homologues de la France, du Congo, de l’Île Maurice et du Burundi auraient été isolés en privé pour essayer de s’entendre. Les leaders de la France, siège de l’OIF, du Sénégal, le pays hôte, et du Madagascar, prochain pays à accueillir le sommet, sont attendus en conférence de presse, avec la candidate élue aux côtés du secrétaire général sortant.

Des délégués ont notamment rapporté que le Congo et le Canada tenaient mordicus à faire passer leur candidat respectif. Le premier ministre canadien Stephen Harper aurait refusé de renoncer à la candidature de Mme Jean. La diplomatie congolaise souhaitait aussi que l’un des leurs, l’écrivain Henri Lopes, accède à la tête de l’OIF. Devant la division, l’un des quatre Africains dans la course, Jean Claude de l’Estrac, 66 ans, un ex-ministre des Affaires étrangères de l’Île Maurice, située à l’est du Madagascar, dans l’océan Indien, a failli se faufiler et remporter la course. L’ancien président du Burundi Pierre Buyoya et l’Equato-Guinéen Agustin Nze Nfumu étaient aussi candidats.

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À défaut d’un vote, ont également circulé les rumeurs de candidatures de dernière minute, qu’un ou l’autre des pays membres de l’OIF aurait pu proposer pour dénouer l’impasse. Mme Jean, qui agit depuis 2010 à titre d’envoyée spéciale de l’UNESCO en Haïti, avait annoncé officiellement qu’elle souhaitait accéder à la direction de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) lors de l’Assemblée parlementaire de la francophonie, à Ottawa, en juillet 2014. La candidature de l’ancienne journaliste a reçu l’appui de plusieurs personnalités politiques canadiennes.

L’ancienne chef d’antenne à Radio-Canada a été gouverneure générale du Canada de 2005 à 2010. Elle est chancelière de l’Université d’Ottawa depuis 2012, pour un mandat de quatre ans. C’est l’ancien premier ministre libéral Paul Martin qui a nommé Mme Jean la gouverneure générale du Canada. Durant la dernière année de son mandat marqué par le tremblement de terre en Haïti, Michaëlle Jean s’est engagée concrètement dans la reconstruction de son pays d’origine. Une mission qu’elle poursuit depuis auprès de l’UNESCO.

Source de l’image : commons.wikimedia.org/wiki/File:Micha%C3%ABlle_Jean_2010-05-11_(060)_(cropped).jpg. Auteur : LGOntario.

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