Abitibi-Témiscamingue

TNO Réservoir-Dozois

TNO Réservoir-Dozois

Territoire non organisé Réservoir-Dozois

Le territoire non organisé Réservoir-Dozois fait partie du territoire de la municipalité régionale de comté de La Vallée-de-l’Or qui se situe dans la région administrative de l’Abitibi-Témiscamingue.

Réservoir Dozois

Situé dans le territoire de la réserve faunique La Vérendrye, à une dizaine de kilomètres à l’ouest du réservoir Cabonga et à une quinzaine de kilomètres à l’est du Grand lac Victoria, le réservoir Dozois est alimenté en particulier par les rivières Chochocouane, Capitachouane et des Outaouais.En 1949, la construction du barrage Bourque, sur la rivière Outaouais, entraîne le rehaussement des eaux, le regroupement de plusieurs nappes d’eau, dont le lac Soulier et la baie Déléage, de même que la formation d’un important réservoir long de 61 kilomètres, large de 34 kilomètres, d’une superficie de 404 kilomètres carrés et à l’altitude de 346 mètres. Ce réservoir a pris le nom du lac Dozois vers 1913, dénomination qui a remplacé celle de « Birch L. » laquelle paraît sur la carte du Québec de 1911. Le Dictionnaire des rivières et lacs de la province de Québec note que le lac au Dozois a été dénommé ainsi par la Commission de géographie. Cet organisme a accepté le nom Réservoir Dozois en 1952. L’appellation paraît sur la carte du Grand lac Victoria publiée la même année. Le toponyme honorait Nazair-Servule Dozois (1859-1932), né à Saint-Cyprien de Napierville. Après des études classiques à L’Assomption et à Trois-Rivières, il entre au noviciat des Oblats de Lachine, en 1877. Ayant enseigné quelques années à l’Université d’Ottawa, il oeuvra par la suite principalement comme missionnaire dans le Témiscamingue. Devenu économe provincial en 1900, le père Dozois est élu assistant général des Oblats en 1904, poste qu’il occupe jusqu’à sa mort, survenue à Rome en 1932. Les Algonquins l’avaient surnommé Papimonowenegouskang, celui qui porte la joie partout.

Canton Chassin

Ce canton, dont la terre ferme ne compte que pour la moitié de la surface, se trouve dans la partie septentrionale du réservoir Cabonga où se distingue l’île Richard. De la route principale reliant Mont-Laurier et Val-D’Or, un chemin secondaire qui s’en détache traverse le canton, du sud-ouest et passe par le barrage Barrière. Le relief de cet espace dénommé en 1955 varie entre 350 et 480 mètres d’altitude. On a attribué à ce quadrilatère cantonal le nom de François-Nicolas de Chassin de Thierry (1706-1755) – celui-ci signait Thierry de Chassin -, officier dans les troupes de la Marine qui est passé à l’histoire pour le rôle qu’il a joué, à titre d’officier responsable de l’évacuation précipitée de la batterie Royale de Louisbourg, le 11 mai 1745, peu après le débarquement des troupes de William Pepperrell. Deux jours après, William Vaughan utilisa les canons de cette place forte contre les Français établis à Louisbourg.

Canton de Dudouyt

Au sud de Val-d’Or, ce canton est situé à l’ouest du réservoir Dozois, dans la réserve faunique de la Vérendrye. Il se trouve donc dans un milieu marécageux, baigné par de très nombreux plans d’eau parmi lesquels se distinguent davantage les lacs Chartier, la Perche et des Baies, ainsi que par la baie des Missionnaires au nord-ouest. Entre celle-ci et le lac Agathe serpente un long esker qui se prolonge par segments jusqu’au sud, traversant presque tout le territoire. Ce dernier porte officiellement depuis 1955 le nom de Jean Dudouyt, prêtre, né probablement en 1628 et décédé en 1688. Après son arrivée en 1662, il a été nommé responsable du tribunal ecclésiastique, procureur du Séminaire de Québec et administrateur des biens de monseigneur de Laval. En 1671, il devenait vicaire général et, l’année suivante, supérieur ecclésiastique de l »Hôtel-Dieu. Repassé dans son pays en 1676, il a servi d’agent pour le Séminaire de Québec. En 1684, il fut désigné chanoine de la basilique de Québec tout en demeurant en France.

Canton de Fréville

Bordé à l’ouest par le Grand lac Victoria et situé quelques kilomètres au nord du réservoir Dozois, le canton de Fréville, plutôt marécageux à l’ouest, est constitué d’un terrain accidenté dans l’altitude se maintien aux environs de 335 m. Son plus haut sommet culmine à 548 m à l’est, près d’un groupe de lacs. Cette unité territorial inhabitée où passe la route 117, reliant Mont-Laurier et Val-d’Or, a été nommée, en 1938, en l’honneur d’un capitaine au régiment de Languedoc, tué à la bataille de Cadillac, le 8 juillet 1758. Le fort de Carillon était situé à l’extrémité sud du lac Champlain, aujourd’hui dans l’État de New York. Proclamé en 1945.

Canton de Chalifoux

Ce canton inhabité dont les surfaces aquatiques et terrestres sont équivalentes se situe dans la réserve faunique La Vérendrye, en Abitibi. Il est occupé plus précisément par une partie du réservoir Dozois, à proximité de la route menant de Mont-Laurier à Val-d’Or. Son nom, choisi en 1955, rappelle la mémoire d’hubert-Olivier Chalifoux (1850-1922), originaire de Saint-Hyacinthe, prêtre qui fut sacré évêque auxiliaire de Sherbrooke en 1914. L’orthographe la plus répandue du patronyme est Chalifour. Au XVIIe siècle, on écrivait indifféremment Chalofou et Chalifoux ; cette dernière graphie s’est conservée néanmoins assez longtemps.

Lac Cawatose

Situé immédiatement au sud du réservoir Dozois, en Abitibi-Témiscamingue, le lac Cawatose appartient à un vaste système hydrographique arrosant le tiers du territoire de la réserve faunique La Vérendrye. En 1895, l’explorateur Henry O’Sullivan écrivait que « la plus courte distance par voie navigable de la décharge du lac Kawatose au point où l’on rencontre l’Ottawa, chez le grand chef Papaté, est de douze milles et demi ». Le terme algonquin « kawatose » signifierait « là où on entend un son ».

Canton de Champredon

Capitaine du régiment de la Sarre, Champredon, aussi orthographié selon les sources Champrodon, fut tué au cours de la bataille de Carillon, le 8 juin 1758. Son nom, longtemps connu sous la forme officielle Champrodon et modifié en 1985, à la suite d’une recherche historique, identifie un canton situé au nord du réservoir Dozois dans la réserve faunique La Vérendrye. Dans cet espace cantonal inhabité et désigné en 1938, presque deux fois plus grand que la majorité des cantons, se trouvent notamment la rivière Chochocouane et les lacs Rivard, Gladu et Fourmet orientés sur la même ligne, du sud-ouest au nord-est. Les collines, petites et nombreuses, varient autour de 500 mètres d’altitude.

Canton de Didace

Immédiatement à l’est de la route qui va de Mont-Laurier à Val-d’or, le canton inhabité de Didace est à moitié occupé par une partie du réservoir Dozois, parsemé d’îles. Un lac assez grand s’y retrouve aussi, le lac Rodin, de même que, sur la terre ferme, un log esker le traverse du nord au sud. Le nom Didace, attribué en 1955, est celui qu’a pris Claude Pelletier (1657-1699) en 1680, un an après son entrée dans la communauté des Récollets comme frère lai. Ce religieux, né à Beaupré, a appris son métier de charpentier à l’École des arts et métiers de Saint-Joachim fondée en 1688 par monseigneur de Laval.. Il a travaillé à l’église de Sainte-Anne-de-Beaupré et à celle de Trois-Rivières où il mourut au cours de la construction, des suites d’un refroidissement. Il ne reste rien de son œuvre matérielle et très peu de lui, sauf un portrait découvert à la fin du XIXe siècle qui a relancé la ferveur envers ce Canadien mort en odeur de sainteté, selon le témoignage du père Joseph Denis que le frère avait accompagné en mission pendant six ans, à Terre-Neuve, en Gaspésie, à Montréal et à Trois-Rivières.

Canton Dieskau

Situé à l’est de la route allant de Mont-Laurier à Val-d’Or, ce canton inhabité est majoritairement occupé par le réservoir Cabonga et ses multiples ramifications dont le lac Andou fait partie. Le baron Jean-Armand Dieskau (1701-1767), en l’honneur duquel cette unité géographique a été nommée en 1955, était d’origine saxonne. En 1755, on attribua à ce militaire de carrière le commandement des renforts français expédiés au Canada. Envoyé dans la vallée du Richelieu pour essayer d’arrêter l’avance des troupes anglaises, il voulut s’opposer à la construction du fort William Henry, au sud du lac Saint-Sacrement (Lake George). Le téméraire Dieskau, dispersant ses troupes et victime de mauvais renseignements au sujet des positions ennemies, se lança dans le combat avec un peu plus de 200 hommes et son attaque tourna court. Blessé à trois reprises, il fut capturé par les Anglais et retenu prisonnier de 1755 à 1763 à New York, Londres et Bath. Il se retira à Suresnes, près de Paris pour y mourir.

Canton de Hamon

Le Grand lac Victoria recouvre une grande partie de ce canton situé dans la MRC de Vallée de l’Or et dont le nom commémore depuis 1955, le père jésuite d’origine française, Édouard Hamon (1841-1994). Professeur au collège Sainte-Marie, à Montréal, en 1869, puis de 1872 à 1879, il deviendra par la suite prédicateur de retraités au Canada et aux États-Unis, où il s’intéresse de très près à la situation religieuse et linguistique des Canadiens français qui ont émigré en Nouvelle Angleterre y établissant des paroisses et créant des associations patriotiques. On lui doit quelques ouvrages, notamment Les Canadiens Français de la Nouvelle Angleterre (1891) et La franc-maçonnerie dans la province de Québec en 1883, publié sous le pseudonyme de Jean d’Erbré.

Lac de l’Isba

Faisant partie du territoire non organisé de Réservoir-Dozois, le lac de l’Isba s’étend dans la partie nord de la réserve faunique La Vérendrye, immense étendue séparant la région des Laurentides de celle de l’Abitibi. Cette petite nappe d’eau se caractérise par une modeste superficie de 0,8 km2. Les amateurs de plein air peuvent y accéder en empruntant une route secondaire qui conduit au lac Elbow notamment. En usage depuis 1973, le spécifique Isba est un mot d’origine désignant une petite maison en bois de sapin, habitée par divers peuples du nord de l’Europe et de l’Asie. Ce type encore au cœur des forêts québécoises et qui sert surtout de camp de chasse et de pêche.

Canton Lajoie

À une quarantaine de kilomètres au sud de Val-d’Or, ce canton se trouve dans la réserve faunique La Vérendrye. Arrosé par la rivière des Outaouais et quelques-uns de ses affluents, son territoire est également baigné par le Grand lac Victoria. Le toponyme, adopté en 1955, évoque Pascal Drogue-Lajoie (1826-1919) dont l’ancêtre, Jean Drogue, dit Lajoie, soldat au régiment de Guyenne, s’est établi au pays en 1760. Né à Saint-Jean-Baptiste de Rouville, Pascal étudie à Chambly puis est ordonné prêtre chez les Clercs de Saint-Viateur, en 1852. Directeur du Séminaire de Joliette et du Collège de Chambly entre 1852 et 1860, il séjourne ensuite en France avant de devenir curé de la paroisse de Saint-Charles-Borromée, à Joliette, fonction qu’il exercera de 1864 à 1880. Il passera le reste de sa vie en France puis en Belgique où à partir de 1890, il occupe le poste de supérieur général de sa communauté.

Canton de Membré

Le canton de Membré dénommé en 1955, est traversé dans sa partie nord-est par la route 117 qui permet de rejoindre Val-d’Or, ville située à quelque 80 kilomètres au nord-ouest. Ce territoire appartient à la MRC de Vallée-d-Or, dans la partie nord de la réserve faunique La Vérendrye, et il est marqué par la présence de la rivière des Outaouais, qui y coule après avoir traversé le réservoir Dozois. Ce canton est baigné par une multitude de nappes d’eau dont les plus importantes sont les lacs Beschefer et Anwatan. Son nom rappelle le prêtre récollet Zénobe Membré (1645-1689), missionnaire en Nouvelle-France. Arrivé à Québec en 1675, il s’emploie à diverses missions à Sainte-Anne-de-Beaupré, à Trois-Rivières et ailleurs. En 1678, il est un des aumôniers de l’expédition de Cavelier de La Salle en Louisiane ; il participera également aux expéditions de 1681 – 1682 et à celle de 1684. Après la mort de Cavelier de La Salle en 1687, il demeure au fort Saint-Louis où il sera tué le 15 janvier 1689.

Lac Nirvâna

Le lac Nirvâna, voisin du lac Geline, est situé sur le territoire de la réserve faunique La Vérendrye, à environ 12 km au nord-est du réservoir Dozois. Ceux qui parviennent jusqu’à ce lac abitibien, isolé au cœur d’une forêt presque vierge, loin de la cohue fourmillante de la ville, ressentent une forte sensation de calme et de tranquillité que d’aucuns associent à un état proche du nirvana. Mot sanscrit signifiant extinction, chez les bouddhistes et les hindouistes, nirvana ou nirvâna évoque le bonheur de l’illumination, la sérénité suprême dans la conscience de l’absolu. Chez les chrétiens, il s’agit de la dernière étape de la contemplation béautifique, de la communion de l’âme avec Dieu. Le choix de ce toponyme résulte d’une suggestion faite en 1973 par des membres du bureau de Jull du Service canadien de la faune.

Lac Obiou

Dans la réserve faunique La Vérendrye, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest du réservoir Dozois et à 15 kilomètres au sud-ouest de la baie des Missionnaires du Grand lac Victoria, se trouve cette petite nappe d’eau de forme plutôt allongée qui alimente au nord-ouest le lac Hénault. On lui a donné, en 1973, le nom Obiou qui est celui du massif calcaire le plus élevé des Préalpes françaises du Sud. Les sommets de ce massif, qui portent les noms de La Grande Tête de l’Obiou (2 793 mètres) et Le Petit Obiou (2 470 mètres) se situent dans le département des Hautes-Alpes, à 40 kilomètres au sud de Grenoble. Le 13 novembre 1950, un avion s’est écrasé sur cette montagne, entraînant dans la mort 58 personnes qui revenaient de Rome et dont 51 étaient des pèlerins dans le cadre de l’Année sainte, la plupart provenant du diocèse de Québec. Afin de commémorer ce tragique accident, une chapelle fut érigée à 25 kilomètres du lieu de la tragédie à La Salette-Fallavaux.

Canton Ryan

Le canton de Ryan est situé dans la réserve faunique La Vérendrye, à 20 kilomètres au sud-ouest du hameau de Dorval-Lodge. Ce territoire, désigné ainsi en 1955, s’étend au sud du réservoir Dozois et à l’ouest du réservoir Cabonga. Patrick Thomas Ryan (1864-1937), né en Irlande, accède à la prêtrise au Grand Séminaire de Montréal (1887). Évêque auxiliaire du diocèse de Pembroke (1912), qui comprenait, au Québec, le sud du comté de Pontiac, il a par la suite été nommé deuxième évêque de cette circonscription ecclésiastique (1916-1937).

Canton Diaz

À environ 70 km au nord-est du réservoir Cabonga et au sud de la ligne de chemin de fer Québec-Senneterre, ce canton d’Abitibi est parsemé d’une multitude de lacs dont les plus importants, Péronne et Capitachouane, se déversent dans le réservoir Dozoi par la rivière portant le dernier nom. Bien que cette division géographique soit inhabitée et couverte de forêts, une route secondaire la traverse d’ouest en est. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, on jugea à propos d’honorer par la désignation de ce canton le général italien Armando Diaz. Successeur de Luigi Cadorna, en novembre 1917, le nouveau chef militaire de l’Italie, sous la pression des Alliés, devait remporter, à la fin d’octobre 1918, l’importante victoire de Vittorio Veneto, qui allait conduire à la conquête de Trieste et de Fiume et contribuer à la défaite de l’Autriche. Désigné duc de la Victoire, Diaz accepte le poste de ministre de la Guerre dans le premier cabinet de Mussolini, de 1922 à 1924, on le fit maréchal en 1924.

Canton de Foligny

Ce canton, dont le nom paraît sur une carte générale du Québec en 1956, année suivant sa désignation, se trouve à environ 90 km au sud-est de Val-d’or. Marécageux au nord, de part et d’autre de la rivière Capitachouane, il est plutôt couvert de lacs au sud, près de la rivière des Outaouais où culmine le relief, à 256 m. Inhabitée, cette division territoriale a été nommée en l’honneur du sieur de Foligné – graphie habituelle de ce patronyme -, officier de marine qui, lors du siège de Québec en 1759, assurait le commandement d’une des batteries principales de cette ville. Grand ami de Montcalm, il était présent à son inhumation et se fit son défenseur devant l’Histoire. Le journal des faits arrivés à l’armée de Québec capitale dans l’Amérique Septentrionale pendant la campagne de l’année 1759, qu’on lui doit, constitue un document d’une grande valeur historique.

Son château, bâti aux temps gothiques, en avait la rudesse.(Anatole France Les sept femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux). Photographie de Megan Jorgensen.
Son château, bâti aux temps gothiques, en avait la rudesse.(Anatole France Les sept femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux). Photographie de Megan Jorgensen.

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