Abitibi-Témiscamingue

Réserve faunique de La Vérendrye

Réserve faunique de La Vérendrye

Réserve faunique de la Vérendrye

La réserve faunique de La Vérendrye occupe une superficie de plus de 13600 kilomètres carrés. Plusieurs sites Internet répètent à l’unisson qu’elle est aussi vaste que la région des Cantons de l’Est.

Nous ne savons pas si fait d’être aussi vaste que les Cantons de l’Est est tellement important, mais il est vrai que cette réserve est composée d’un grand nombre d’épinettes noires et blanches, de pins, de bouleaux et d’autres espèces d’arbres qui abritent des orignaux, des loups, des ours noirs, des renards, des castors et deux cents espèces d’oiseaux.

La rivière des Outaouais émerge dès sa source d’interminable collier de lacs et de réservoirs. À l’éclat des centres urbains d’Ottawa et de Gatineau, la rivière s’attarde ensuite dabs la réserve faunique de La Vérendrye, une oasis de la pêche sportive, aux confins de l’Abitibi-Témiscamingue et de l’Outaouais.

Le site de cette réserve faunique figure parmi les plus extraordinaires en Amérique du Nord. Il fut homologué en 1950 en l’honneur du Sieur de La Vérendrye, le célèbre explorateur, le découvreur des Rocheuses et qui décourit l’Ouest canadien à l’époque de la traite des fourrures qui battait alors son plein. Des tribus Algonquines habitaient ici depuis toujours et des coureurs des bois apparaissaient parfois pour échanger des fourrures.

Ce territoire est aujourd’huo dévolu aux adeptes du canot-camping qui sillonnent agréablement les quelques 2000 kilomètres navigables de son bassin. Une route et des sentiers ouvrent à la curiosité un décor boisé, laissant espérer à chaque détour la rencontre qui justifiera le titre de réserve faunique qu’on lui a reconnu. On ne s’étonne pas, en effet, que surgisse de la forêt un chevreuil, un ours noir, un coyote ou un orignal, car ceux-là règnent en nombre sur à peu près 14 000 kilomètres carrés d’épinettes et de bouleaux, et sur plus de 4 000 lacs, parmi lesquels les gigantesques réservoirs Cabonga et Dozois, d’innombrables rivières, ruisseaux et marécages. En fait, à la tête du bassin de l’Outaoauis, la réserve faunique de La Vérendrye regroupe plusieurs réservoirs artificiels. En compagnie des épinettes noires et blanches, les pins gris, blancs et rouges et les bouleaux blancs accueillent plus de 150 espèces d’oiseaux et 40 espèces de mammifères terrestres, ainsi que du gibier à profusion.

Une intéressante variété de poissons, dont le doré jaune de savoureuse réputaions, le grand brochet, le touladi (truite grise) et l’omble de fontaine (truite mouchetée) appâtent le pêcheur. Aujourd’hui, la réserve faunique La Vérendrye est l’un des territoires de pêche les plus riches au Québec. Dans ses nombreux lacs abondent des trustees, des brochets dorés et d’autres poissons.

On a déjà mentionné qu des adepts des sports nautiques pratiquent ici souvent le canoë–camping le long d’un circuit d’environ deux mille kilomètres. On pratique le camping sur des sites aménagés ou rustiques.

Les derniers Algonquins nomades

Alors que la réserve faunique de La Vérendrye abrite une faune et une flore pratiquement incalculables, la communauté algonquine qui y tient son camp d’été annuel regroupe à peine quelques centaines de personnes.

La pittoresque bourgade amérindienne de Kitcisakik se dresse sur une péninsule au cœur du Grand Lac Victoria. À l’intérieur d’un camp d’été traditionnel vieux de 150 ans résonnent les cris d’enfants aux yeux bridés. Les femmes occupées à la cuisine ou à la lessive refont les mêmes gestes de la même façon de^puis des siècles. Près de la berge, des trappeurs et des pêcheurs exhibent fièrement les prises de la matinée. Depuis le sommet de la butte qui domine le long bâtiment communautaire, l’église veille sur les maisonnettes rustiques postées le long des sentiers de terre battue. La petite communauté d’Algonquins forme aujourd’hio le dernier groupe nomade des Premières Nations du Québec que vivent dans le campement estival ou la bourgade de Kitcisakik avec leurs enfants.

Historique de la Réserve faunique de La Vérendrye

Historiquement, la réserve faunique de La Vérendrye fut établie en 1939 sous le nom de Réserve de la Route-Mont-Laurier-Senneterre. C’est en effet cette année-là qu’on s’attendait à compléter les travaux routiers permettant de relier Mont-Laurier à l’Abitibi. En rendant ainsi accessible à des milliers de chasseurs et de pêcheurs un territoire d’une richesse faunique exceptionnelle, il devenait par le fait même important de le protéger. En 1950, le gouvernement transforme cette réserve de chasse et de pêche en parc et profite du 200e anniversaire du décès (1749) de Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye pour lui attribuer son nom. Doté du statut de réserve faunique depuis 1979, ce territoire est toujours un lieu de rendez-vous privilégié pour les amateurs de plein air.

Deux localités amérindiennes, celles de Grand-Lac-Victoria et de Lac-Rapide se retrouvent à l’intérieur des limites de la réserve faunique qui fait partie du territoire de la MRC de La Vallée-de-la-Gatineau.

Rivière Gens de Terre

Ce cours d’eau de la réserve faunique de La Vérendrye, long de plus de 115 km, prend sa source dans le réservoir Cabonga, coule essentiellement vers le sud et se jette dans la baie Gens de Terre du réservoir Baskatong, lequel se trouve à quelque 240 km au nord-ouest de Montréal.

La rivière Gens de Terre est alimentée, entre autres, par les rivières Wapus et Serpent, s’élargit au lac Poigan et au Petit lac Poigan, au nord. Louis-Antoine-de-Bougainville (1729-1811), aide de camp du marquis de Montcalm, écrit dans son Journal de 1757 : « Têtes-de-Boule amenés par les Népissings . Ces Sauvages appelés aussi gens des terres, habitent l’intérieur des bois, sont grands chasseurs, médiocres guerriers, n’ont ni police, ni politique, commercent plus avec les Anglais de la baie d’Hudson qu’avec nous ».

De nouveau dans un Mémoire de 1759, en parlant du poste de Témiscamingue, Bougainville note : « Les nations qui y traitent sont les Têtes de Boules (Attikameks) ou gens de terres et les Namcosakio qui viennent du côté de la baie d’Hudson. » Signalé sur des documents officiels au moins depuis 1867, notamment dans le « Dictionnaire des rivières et lacs de la province de Québec » (1914), ce toponyme vraisemblablement attribué par des voyageurs ou des marchands de fourrures, rappelle l’existence d’un peuple amérindien nomade dont le territoire s’étendait dans le régions baignées par les affluents supérieurs des rivières Saint-Maurice, Gatineau et des Outaouais. Leur dénomination évoque par le mot « terres », l’intérieur des terres, l’arrière-pays. La rivière Gens de Terre a longtemps servi pour le flottage des billots de bois. Les draveurs l’avaient surnommée La Maline (la maligne) en raison des obstacles ou des difficultés qu’elle cache sur son parcours. Au début du XXe siècle, elle était appelée Bark River par les Anglais.

Hameau Louvicourt

Premier lieu habité que l’on rencontre au nord de la sortie de la réserve faunique La Vérendrye, en Abitibi, ce hameau de quelques centaines d’habitants est situé à la jonction de la rivière du même nom et de la route de Senneterre-Mont-Laurier, dans le territoire non organisé de Matchi-Manitou. Louvicourt doit d’ailleurs son existence à l’inauguration de cette route en 1939. L’agriculture et l’exploitation forestière constitueront les seules activités de l’agglomération jusqu’à l’ouverture de la mine Louvicourt-Goldfields en 1947. Cette mine d’or et d’argent cesse ses activités deux ans plus tard. L’appellation Louvicourt, qui désigne également un canton en l’honneur du chevalier Paul de Louivicourt, capitaine des canonniers et des bombardiers, à la bataille de Carillon, en 1758.

De la Verendrye

Réserve faunique de la Vérendrye. Source de l’Image : P199 – commons.wikimedia.org/wiki/File:La_Verendrye_Reserve.jpg.

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1 commentaire

  1. Colin

    2020/01/02 at 4:31

    Bonjour je cherche l’histoire de la piste d’atterrisage pres du Domaine

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