Abitibi-Témiscamingue

Abitibi-Témiscamingue : ses cantons

Abitibi-Témiscamingue : ses cantons

Région de l’Abitibi-Témiscamingue : ses cantons

Abitibi-Témiscamingue est une région du nord du Québec (le nord est le point cardinal qui se trouve dans la direction de l’étoile Polaire et qui sert d’axe d’orientation générale). Mais admettons que dans l’imaginaire collectif des Québécois, le Nord tient une place toute particulière ; il s’y est inscrit comme un symbole d’évasion, de rudesse, d’accomplissement et de conquête.

Dans son essaie « Arthur Buies, écrivain » ; le professeur de littérature Georges-André Vachon (Études françaises, 1970), a exposé comment cet écrivain et collaborateur du curé Antoine Labelle, dit le Roi du Nord, a partagé cette vision : « Qu’il décrive le Saguenay, l’Abitibi ou Saint-Jérôme, Buies remet toujours sous les yeux du lecteur l’image du pays possible, la totalité de l’espace dévolu à l’expansion de la race française en Amérique : le Nord. Terre promise à un petit peuple, élu entre toutes les nations du Nouveau Monde pour le tirer de son néant original, avec l’aide de Dieu, le Nord, dans les sermons et discours du curé Labelle, est le lieu d’une action sacrée, et la colonisation, une espèce de sacrement. Espace magnétique, qui doit contenir les Québécois dans leurs frontières naturelles, leur interdire même de se tourner vers les riches États du Sud. Espace imaginaire, toujours ; et Buies, dans la préface à L’Outaouais supérieur, avoue qu’il s’est attelé, comme le curé Labelle, à une œuvre impossible. Le rêve d’un empire québécois qui s’étendrait des rives du fleuve jusqu’aux terres boréales, ils doivent l’un et l’autre y renoncer.

En fait, en raison de l’ampleur de son territoire, le Québec possède plusieurs « nord », dont le Grand Nord qui correspond à la zone arctique et à la toundra, et le Moyen-Nord occupé par la taïga. Dans le langage courant, le Nord est, pour la plupart des Québécois, ce vaste domaine montagneux qui occupe la frange méridionale du Bouclier canadien au contact des Basses-Terres du Saint-Laurent. Pour les habitants de la grande agglomération de Montréal, il s’agit plus précisément de ce qui s’appelle Les Laurentides, à savoir une région de lacs, de montagnes arrondies et de verdure située en réalité au nord-ouest plutôt qu’au nord proprement dit.

Eh bien, après cette introduction, voici quelques-uns des cantons de l’Abitibi-Témiscamingue :

Canton Calcar

Canton bois, marécageux et parsemé de lacs situé dans la Témiscamingue. Il commémore un haut fait militaire de l’armée canadienne qui, le 26 février 1945, lança ses blindés et son infanterie à l’assaut des Allemands pour les chasser d’une colline située au sud-est de la petite ville de Kalkar près de Clèves sur le Ley, un affluent du Rhin. Le nom de cette ville allemande s’écrit avec deux k et non avec deux c. Calcar est donc la forme traditionnelle française de Kalkar.

Canton Bruchési

Le personnage ici honoré pour identifier ce canton est monseigneur Paul Bruchési (1855-1939), successeur de monseigneur Charles-Édouard Fabre. Archevêque de Montréal de 1897 à 1939, il dut, pour cause de maladie, confier l’administration du diocèse à monseigneur Georges Gauthier, à partir de 1921. Sous son épiscopat qui a duré 42 ans, 63 paroisses furent érigées canoniquement. C’est également sous son mandat que l’oratoire Saint-Joseph fut construit (1904) et que l’Université de Montréal fut créée. Il s’opposa vigoureusement à la création d’un ministère de l’Instruction publique au Québec et réussit à faire repousser par la majorité conservatrice du Conseil législatif le projet déjà adopté par l’Assemblée. Le canton que son nom identifie, au nord du lac Kipawa dans le Témiscamingue, est inhabité et criblé de lacs. Le nom du canton de Bruchesi fait partie de la première « Nomenclature des noms géographiques de la province de Québec », publiée en 1916. Proclamé en 1920.

Canton de Campeau

De forme irrégulière, ce canton, proclamé en 1920, borné à l’ouest par la rivière des Outaouais, est abondamment arrosé, notamment par le lac Beauchêne qui sert de limite au canton de Campeau et à celui de Gendreau, son voisin. Il est situé à quelques kilomètres au nord de Témiscaming. Cette appellation a été attribuée en l’honneur de Fabien-René-Édouard Campeau (1844-1916), vice-président, fondateur de la Société de colonisation et du chemin de fer du Témiscamingue en 1884, au moment où le père oblat Edmond Gendreau en était le président. Voilà pourquoi ces deux noms importants des débuts de l’histoire de Témiscamingue sont placés l’un près de l’autre dans la toponymie de cette région. Campeau est l’auteur d’un ouvrage devenu rare intitulé « Illustrated Guide to the House of Commons and Senate of Canada » (1879). Publié à Ottawa, il avait d’abord paru en français en 1875 sous le titre de « Guide illustré de la Chambre des Communes du Canada ».

Canton de Cléricy

Au nord de Rouyn-Noranda en Abitibi s’étend ce canton quelque peu marécageux, traversé par la rivière Kinojévis qui serpente d’est en ouest sa partie centrale. Saint-Joseph-de-Cléricy est situé sur sa limite ouest. Le long de la route principale et des routes secondaires, l’habitat est clairsemé. Le nom de ce canton identifie un officier du régiment de Languedoc de l’armée de Montcalm, Honoré-Louis de Cléricy. Le nom du canton de Cléricy, accepté par le ministère des Terres et Forêts en 1907, a paru sur la carte de la région de l’Abitibi de 1911. Proclamé en 1916. Ce canton fait partie aujourd’hui du territoire de la ville de Rouyn-Noranda.

Canton de Clérion

Traversé du nord au sud par la rivière des Outaouais qui reçoit les eaux du lac Roger par la rivière du même nom et qui rejoint le lac Simard à l’extérieur de sa limite sud, le canton de Clérion, modérément marécageux, possède un terrain généralement plat qui varie entre 274 et 411 mètres. Cette division territoriale, signalée comme nouvelle dénomination dans la « Nomenclature des noms géographiques de la province de Québec » en 1916, située à environ 40 km au sud de Rouyn-Noranda en Abitibi, porte le nom d’un capitaine au régiment de Languedoc de l’armée de Montcalm. Proclamé en 1920.

Canton de Courville

Ce canton situé à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Senneterre, en Abitibi, proclamé en 1916, a sa moitié ouest reliée au bassin hydrographique de la rivière Harricana par les rivières Courville et Senneville ; sa moitié est reliée à celui de la Nottaway par le lac Pascalis et les lacs Courville, Pradel et Carpentier qui communiquent entre eux par la rivière Taschereau. Sa surface rigoureusement plane et marécageuse, qui se situe aux alentours de 340 mètres d’altitude, n’est pourtant pas inhabitée. Elle a été défrichée au nor-est, dans la municipalité de Belcourt, où passela voie ferrée du Canadien National. C’est le nom de Louis-Léonard Aumasson de Courville (1722 ? – 1783 ?) qui identifie ce territoire. Arrivé à Québec probablement en 1749, il occupa surtout la fonction de notaire royal en Acadie (1754-11755), puis dans la région de Québec (1756-1758). En 1758, il s’établit à Montréal ; le 1er octobre 1760, le gouverneur Thomas Cage le désigna pour les paroisses de Saint-Ours, Contrecoeur et Saint-Denis, à la charge de résider dans cette dernière paroisse. Nommé ensuite avocat, il continua à pratiquer comme notaire jusqu’en 1781. On lui a attribué les « Mémoires du S… de C… contenant l’histoire du Canada durant la guerre et sous le gouvernement anglais, publiés en 1838 par la Société littéraire et historique de Québec et réimprimés en 1873. Ces mémoires couvrent la période de 1740 à 1760. Proclamé en 1916.

Canton de Delbreuil

Ce canton est nommé en souvenir de Claude Delbreuil, sous-lieutenant (1742) au régiment de Béarn de l’armée de Montcalm. Selon le chevalier de Lévis, il a servi avec distinction lors la campagne de 1760. Delbreuil, la graphie la plus fréquente, dérive du gaulois « brogilo », le petit bois, d’où l’ancien français « breuil ». À l’ouest de cet espace géographique inhabité, le lac Simard, où se rend le ruisseau Vaseux, occupe une place prépondérante. À l’est, dans les marécages, se trouve une partie du lac Nodier et un segment de la rivière Winneway. Quant au relief, il varie autour de 400 mètres d’altitude. Proclamé en 1920.

Canton de Devlin

À mi-chemin entre Ville—Marie et le réservoir Decelles, ce canton de Témiscamingue est baigné par le lac Simard qui en occupe au moins la moitié nord et qui reçoit, entre autres, les eaux du lac Devlin par le ruisseau Klock. Bien que partiellement marécageux, il est néanmoins animé par la petite municipalité de Laforce dont le noyau habité s’est formé à l’embouchure du ruisseau Klock et l’établissement amérindien de Winenway longeant la rivière du même nom qui se déverse dans le lac Simard. Cet espace géographique doit son nom à Charles Ramsay Devlin (1858-1914), originaire d’Aylmer, dans le Bas-Canada. Cette homme politique fut d’abord député libéral à la Chambre des communes (1891-1897, 1906), puis à l’Assemblée législative du Québec (1907-1914), années au cours desquelles, député de Nicolet, il a constamment détenu le portefeuille du ministère de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries dans le cabinet Lomer Gouin. Ayant été nommé commissaire du Canada en Irlande (1897-1903), puis secrétaire général de la United Irish League dans le même pays (1903-1906), la possibilité s’est offerte à lui de représenter Galway City (Irlande) à la Chambre des communes britannique, de 1903 à 1906. Il fut sans doute le seul député d’origine québécoise élu successivement à Ottawa, à Québec et à Londres. Proclamation : 1909.

Canton Dubuisson

Le lac De Montagny, qui occupe largement le nord de ce canton, se prolonge vers le sud par le lac Lemoine où se dirige, venant de l’ouest, la rivière Piché. Au sud-ouest du lac De Montigny est établie la municipalité de Dubuisson et, au sud-est, celle de Sullivan près de laquelle s’étend la partie ouest de la ville de Val-d’Or. La hauteur maximum du relief, qui est uni, atteint environ 350 mètres au centre. Sauf autour des municipalités et le long des routes principales, la majorité de ce territoire géographique est couvert de forêts. Le nom qui identifie le canton est celui de Louis-Jacques-Charles Renaud Dubuisson, capitaine des troupes de la Marine au XVIIIe siècle. Une carte de la région de l’Abitibi (1911) indique ce canton. Proclamé en 1920.

Canton de Dufresnoy

Au nord de Rouyn-Noranda, se situe le canton de Dufresnoy nommé en l’honneur d’un capitaine du régiment Royal-Roussillon de l’armée de Montcalm, blessé à la bataille de Sainte-Foy en 1760. Proclamé en 1916, arrosé sur sa limite nord par le lac du même nom et au sud par le lac Dufault, il est irrigué au nord-est par la rivière Dufresnoy et, au sud-est, par la rivière Kinojévis. L’ensemble du réseau hydrographique est relié aux sources septentrionales de la rivière des Outaouais et se déploie sur un terrain sans relief notable, sauf aux collines Camac et Amulet. Sur la route principale se greffent la municipalité de D’Alembert et le hameau de Duprat. Quant au village de Cléricy, il s’étend sur une route non moins importante, à l’est, et la municipalité de Lac-Dufault longe la rive ouest de cette étendue d’eau. Le rapport du ministre des Terres et Forêts de 1907 et la carte de la région de l’Abitibi (1911) du département des Terres et Forêts indiquent le nom du canton de Dufresnoy.

Canton de Duprat

Immédiatement au nord-ouest de Rouyn-Noranda, est situé le canton de Duprat, proclamé en 1916, dont le réseau hydrographique est relié principalement au lac et à la rivière Duparquet, au nord, dans le canton voisin, par le lac Flavrian et la rivière Mouilleuse. D’autres plans d’eau, tels les lacs Anne, Nora, Duprat, Lebrun et Audisier, sont distribués ici et là sur un terrain assez régulier dont l’altitude varie de 274 à 483 m. Soldat depuis 1736 et capitaine en 1754 dans le régiment de La Sarre, Jean-Baptiste Duprat est décédé à l’Hôpital Général de Québec le 28 avril 1760, le jour de la victoire des Français contre les Anglais, à Sainte-Foy. Il avait été blessé le matin même. Ce toponyme a paru en 1911 sur une carte de la région de l’Abitibi.

Canton de La Corne

La municipalité de La Corne couvre pratiquement tout le territoire de ce canton de l’Abitibi, à 25 km au sud-est de la ville d’Amos. La dénomination évoque la mémoire d’un capitaine de l’armée de Montcalm, le chevalier Louis de La Corne (1703-1761). Proclamé en 1916.

Canton de Laudanet

À l’ouest du réservoir Decelles, à environ 50 km au sud-ouest de Val-d’Or, se trouve ce canton du Témiscamingue. La rivière des Outaouais le traverse du sud-est au nord-ouest. Ce nom rappelle la mémoire d’un lieutenant du régiment de Berry, Jacques-Louis de Laudanet. Il participa à la bataille de Sainte-Foy le 28 avril 1760 et fut grièvement blessé. Le toponyme Landanet paraît sous cette graphie erronée sur une carte de la région de l’Abitibi de 1911 et dans divers documents. Proclamé en 1920.

Canton de Laverlochère

Proclamé en 1895, situé à une quinzaine de kilomètres à l’est de Ville-Marie et du lac Témiscamingue, ce canton est baigné par les lacs d’Argent, Honorat, du Douze, Rousselot et Trudeau. S’y retrouvent, totalement ou en partie, les municipalités de Laverlochère, de Fugèrville et de Béarn. Le toponyme évoque Jean-Nicolas Laverlochère (1811-1884), pionnier des missions oblates du Témiscamingue.

Canton de Malartic

La plus grande partie du lac Malartic couvre le territoire de ce canton abitibien qui fait partie de la MRC de Vallée-de-l’Or. Quant à la ville minière de Malartic, elle déborde dans le canton de Fournière, au sud. La municipalité de Rivière-Héva occupe la partie ouest du canton de Malartic. Ce toponyme évoque Anne-Joseph-Hippolyte de Maurès de Malartic (1730-1800), originaire de Montauban, officier des troupes régulières françaises qui s’est illustré pendant les campagnes de la guerre de Sept Ans et qui fut blessé à la bataille des Plaines d’Abraham, en septembre 1759, de même qu’à la bataille de Sainte-Foy, au printemps de 1760. Rentré en France, Malartic poursuivra une brillante carrière qui le conduira notamment aux Antilles et à l’île de France, aujourd’hui l’île Maurice. Un mausolée lui a été consacré à Port-Louis où il est décédé.

Canton de Montanier

À quelque 25 kilomètres au sud-est de Rouyn-Noranda s’étend ce canton, dénommé en 1907, et traversé par la route 112 qui longe les lacs De Chabert et Montanier, tous deux aliments par le ruisseau Montanier. Les petites rivière Serment, Bousquet et Darlens arrosent ce territoire. Le toponyme évoque un militaire du nom de Montanier ou Montagnier, capitaine du régiment de Guyenne qui fut blessé le 28 avril 1760, lors de la bataille de Sainte-Foy. Proclamé en 1920.

Canton de Joannès

Situé à une dizaine de kilomètres à l’est de Rouyn-Noranda, ce canton est arrosé par la rivière Kinojévis et baigné par un lac qui porte également le nom de Joannès. Ce toponyme rappelle Armand Joannès, officier et ingénieur à la fin du Régime français. Major de Québec, Joannès fit le lien entre Jean-Baptiste-Nicolas-Roch de Ramezay et George Townshend pour discuter des conditions de capitulation et de reddition de Québec en septembre 1759. Il est l’auteur d’un mémoire qui relate la campagne militaire et, tout particulièrement, le siège de Québec. Recommandé par Lévis pour obtenir la croix de Saint-Louis, il retourne en France en 1760 et on ignore ce qui lui arriva par la suite. Le nom de ce canton a paru sous la forme Joanne sur une carte de 1911 de la région de l’Abitibi. Proclamé en 1916.

Canton Josselin

Situé dans la MRC de Vallée-de-l’Or, le canton de Josselin est délimité à l’ouest par la rivière Bell. Son territoire est baigné par plusieurs nappes d’eau dont le lac Josselin et, dans sa partie sud, par le lac Parent.Il se retrouve à 90 km au nord-est de Val-d’Or. Le nom de ce canton rappelle le souvenir de Nicolas Josselin (1635-1660), l’un des compagnons de Dollard Des Ormeaux.

Canton Kalm

Couvert de petits lacs, ce canton forme un territoire rectangulaire qui s’étire en direction nord, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest du réservoir Gouin. Répertorié comme une nouvelle désignation en 1916, le toponyme cantonal évoque le suédois Pehr Kalm (1716-1779). Éleve, puis ami de Linné, le célèbre naturaliste, Kalm fut choisi pour effectuer un voyage en Amérique du Nord afin d’en rapporter des renseignements et des plantes pouvant servir au développement de l’agriculture suédoise. De juillet à septembre 1749, il fut reçu par par le gouverneur La Galissonière et explora la vallée du Saint-Laurent, de Montréal jusqu’à Baie-Saint-Paul, pour ensuite retourner à New York par le Richelieu et le lac Champlain. Le récit de ce voyage, publié d’abord en suédois, fourmille de détails intéressants sur « les minéraux, les végétaux et les animaux », ainsi que l’écrivait l’intendant Bigot, mais aussi sur les conditions de vie et la société de l’époque. En 1880, la Société historique de Montréal publiait la majeure partie du journal de Kalm portant sur le Canada, traduit en français par L.-W. Marchand à partir d’une traduction anglaise. Sous le titre de « Voyage de Pehr Kalm au Canada  en 1749 » paraissait, en 1977, une édition critique, établie à partir des documents originaux, sous la direction de Guy Béthune et, à titre posthume, de Jacques Rousseau.

Canton de Miniac

Situé à environ 80 km à l’est de La Sarre, ce canton se rattache à la MRC d’Abitibi. Son territoire est traversé par l’Harricana dans laquelle se déversent les rivières Berry, Desboues ainsi que la Miniac. Attribué vers 1913 par la Commission de géographie, le nom évoque le sulpicien Jean-Pierre de Miniac (1691-1771). Arrivé en Nouvelle-Franc en juillet 1722, ce missionnaire remplira plusieurs fonctions ecclésiastiques dans la région de Montréal avant de devenir grand vicaire du diocèse de Québec de 1731 à 1740. S’étant brouillé avec le Chapitre au sujet de la nomination du curé de Château-Richer, Miniac rentre la France en 1740 puis reviendra, en Acadie cette fois, où il sera grand vicaire de 1742 à 1749. Malade et presque aveugle, il se retire dans sa communauté, à Nantes. Proclamé en 1916.

L’Abitibi-Témiscamingue, terres des forêts. Photographie de GrandQuebec.com.

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