Canton de Senezergues

Canton de Senezergues dans la région de Témiscamingue et son histoire

C’est à environ 50 km au nord-est de la ville forestière de Témiscaming que prend place le canton de Senezergues, proclamé en 1966. Il appartient au réseau hydrographique de la rivière des Outaouais. Il est principalement arrosé par la rivière Kipawa. Peu accidenté, son relief varie approximativement entre 340 à 410 m d’altitude. Le nom qui identifie ce territoire inhabité, depuis 1945, est celui d’Étienne-Guillaume de Senezergues de La Rodde (1709-1759), qui arriva à Québec, au mois de mai 1756 avec l’un des deux bataillons du régiment de la Sarre, comme lieutenant-colonel. Il commença jeune sa carrière militaire, entrant dès l’âge de 14 ans dans le régiment de La Sarre.

Après avoir pris part à la guerre de Succession de Pologne (1733-1738), puis à celle de Succession d’Autriche (1740-1748). Après avoir participé à la victoire de Carillon (Ticonderoga) en 1758, sous les ordres du colonel Bourlamaque et du maréchal de Lévis, il devint brigadier en février 1759 et commandant en second de Montcalm, après Lévis, au mois d’août suivant.

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Encore le 13 mai 1756, le commandement le dépêcha avec son régiment au fort Frontenac (maintenant Kingston, en Ontario).  Il aida à la capture du fort Chouaguen (Oswego), puis à celui du fort William-Henry (août 1757). Le 13 septembre, on le blessa mortellement lors de la bataille des Plaines d’Abraham et est mort le lendemain. Une commune du Cantal, en Auvergne, porte le nom de Sénezergues. Elle se situe au sud-ouest du département du Cantal. On la localise donc à 10 km à l’ouest de Montsalvy et à 25 km au sud d’Aurillac.

De nombreuses nappes d’eau, dont les lacs Brennan, Morins et des Îles, auxquelles s’ajoute un segment de la rivière Kipawa, contribuant à en faire un territoire bien arrosé. N’étant pas habité, du moins en permanence, il accueille toutefois de nombreux chasseurs et pêcheurs dans les deux zones d’exploitation contrôlées (ZEC de Kipawa et ZEC Restigo) qui se partagent tout le canton. On y vient particulièrement pour taquiner le doré, le brochet, l’omble de fontaine et le touladi, ou chasser le petit gibier, l’orignal et l’ours noir.

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