Le Quebec vu par un couple

Les Escoumins et la traversée

Les Escoumins et la traversée

Part VIII : En aval du fleuve du Saint Laurent

Les Escoumins et la traversée du fleuve

par Élena et Viacheslav Petrovskiy

Dans la soirée, nous avons pris le bus et assez vite nous nous sommes retrouvés aux Escoumins, d’où le lendemain matin nous devions traverser le fleuve. L'hôtel avait déjà été réservé aux Escoumins sans aucun problème, et même au Tadoussac le festival avait fini.

L'autobus s'est arrêté et on a compris que l'arrêt était assez loin de l'hôtel. On a constaté qu'il s'agissait d'une règle générale : effectivement, les terminus ne se trouvent pas au centre du village, mais près d'une station d'essence, qui sont souvent situées en périphérie. Ensuite, il prend beaucoup d'efforts de suivre à pied avec sac à dos jusqu'à l'hôtel.

Aux Escoumins, à notre grande joie, le propriétaire de l’hôtel est venu en voiture nous chercher au terminus. On nous a logés dans une charmante chambre et nous étions les seuls clients de l'hôtel pour cette nuit.

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L'intérieur d'une chambre de l'auberge Manoir Bellevue, Les Escoumins. Photo : © Elena et Viacheslav Petrovskiy

Le matin suivant, au cours du petit déjeuner, ma femme et moi nous bavardions tranquillement, échangeant nos impressions sur le voyage. Tout à coup, nous avons remarqué que le propriétaire de l’hôtel et sa femme qui mettaient la table, garaient le silence et écoutaient avec intérêt notre conversation. C'est que c'était la toute première fois qu'ils entendaient la langue russe ! Aucun Russe ne s'est logé dans cet auberge très accueillant, avant notre arrivée.

Ce matin, nous avons dû nous rendre jusqu’au point du départ de la traversée du fleuve, et le propriétaire de l'hôtel nous a emmené en voiture. D'ailleurs, il nous a offerte une vraie excursion, en nous impressionnant avec toutes ses détails intéressants révélant tellement d'attraits d'un petit village. Nous avons longé une réservation amérindienne, entre autres choses, avec des rangées de maisons très bien entretenues, sans aucun signe spécifique externe. Notre accompagnateur nous a raconté des détails intéressants, qu'on ne trouvera guerre dans les guides – par exemple, qu'en raison des caractéristiques physiologiques des Amérindiens, ces gens-là n'éprouvant aucun vertige ni aucune peur des hauteurs. C'est pourquoi on les engage pour les travaux liés à la construction et l'exploitation des bâtiments très hauts.

Nous sommes très reconnaissants au propriétaire de l’auberge pour cet accueil et pour les renseignements fort intéressante sur cet endroit situé en dehors des routes touristiques.

La dernière surprise nous attendait près du traversier : Une baleine se délassait à sa guise très proche de la rive et du quai, en absence des badauds et des caméras.

Logiquement, la traversée du Saint Laurent a été un grand événement. Ici, dans l'estuaire du Saint-Laurent qui s'ouvre à l'océan, le fleuve atteint une largeur de 34 kilomètres, rappelant la mer. Nous avons eu la chance de le traverser sans grandes vagues. La durée de la traversée est de plus d'une heure et demie. Au milieu du passage, les deux rives se perdent dans une brume bleuâtre et semblent être des bandes de terre de faible altitude, même si les rives sont accidentées. C'est seulement loin vers la gauche les rives sont évidemment montagneuses. Nous avons appris un peu plus tard qu'il s'agit des célèbres sommets du parc du Bic !

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En avant, vers l’infini ! La traversée du fleuve du Saint Laurent entre Les Escoumins et Trois-Pistoles. Photo : © Elena et Viacheslav Petrovskiy

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On distingue au loin les montagnes du Bic. Photo : © Elena et Viacheslav Petrovskiy

On commence à distinguer les trois clochers du village de Trois-Pistoles, situé sur la rive opposée. À Trois-Pistoles, il fallait encore une fois se rendre à la périphérie pour joindre le terminus. Nous avons mis nos sacs à dos et avons et avons commencé notre longue marche, mais tout à coup une fourgonnette s’est arrêtée à côté et le chauffeur a proposé de nous y amener ! C'était vraiment un coup de chance, parce que le terminus se trouvait très loin. Nous avons bavardé avec le chauffeur pendant le trajet et une fois de plus nous avons constaté la grande vérité découverte précédemment : plus loin on est des grandes villes, plus ouverts sont les gens.

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