Villes et villages

Stornoway

Stornoway

Municipalité de Stornoway

La municipalité de Stornoway, constituée en 1858 sur une superficie de plus de 178 kilomètres carrés, est peuplée aujourd’hui par environ 600 Stornowayennes et Stornowayens. Le village est situé dans la région administrative de l’Estrie et il fait partie de la municipalité régionale de comté du Granit.

Stornoway fut fondé au croisement des chemins Lambton, Saint-Francis et Mégantic, dans les années 1840. En 1849, un premier magasin général y ouvre ses portes.

À l’origine, la localité s’appelait Bruceville. En 1852, Colin Noble, un riche marchand et fabricant de potasse, s’y établit. C’était le personnage le plus en vue de toute la région. Il était aussi juge de paix, commissaire d’école (sorte de conseiller municipal pour les écoles) et maître de poste. Il rebaptise le village Stornoway, en l’honneur d’une ville écossaise, chef-lieu de l’Île Lewis.

Le village conserve plusieurs monuments patrimoniaux tels que les quatre cimetières qui servent de dernier repos aux colons écossais des Cantons de l’Est. Un monument, installé face à l’église, rappelle l’histoire des familles fondatrices.

L’église catholique, qui date de 1920, abrite une superbe statue de Saint-Alphonse, sculptée par le célèbre sculpteur Louis Jobin.

Un ancien moulin à farine, le moulin Legendre, situé au 495 de la route 161, aux abords de la rivière Legendre, témoigne de l’arrivée des Canadiens français.

Une partie du Parc national de Frontenac couvre le territoire de Stornoway. Le circuit thématique La Route des Sommets, aménagé en 2007, passe par cette municipalité.

Le Centre équestre Vallée Winslow se trouve également sur le territoire de Stornoway.

Fait remarquable : Jean O’Neil, célèbre écrivain et journaliste québécois, a publié en 1996 le roman Stornoway, l’âge du bois (Libre Expression, 2016 Saint-Hubert, Montréal, 1996), dédié à l’histoire d’une famille travailleuse et visionnaire de Stornoway à l’heure où les pionniers écossais, irlandais et canadiens-français les plus pauvres envahissent les Cantons-de-l’Est.

Coordonnées de Stornoway :

C. P. 98
Stornoway
G0Y 1N0

Téléphone : 819 652 2800

Site internet de Stornoway : munstornoway.qc.ca

Canton de Winslow

Le canton de Winslow orienté du sud-ouest au nord-est a été arpenté à une trentaine de kilomètres au sud de Thetford Mines. Partiellement baigné par le lac Saint-François dans l’angle nord, il est notamment irrigué par la rivière Felton qui reçoit les eaux de la rivière Legendre avant de se jeter dans la baie Sauvage. Son territoire, constitué de collines, passe de 290 mètres au lac Saint-François à 590 mètres d’altitude au sud. En plus de quelques rangs habités, deux municipalités, soit Saint-Romain et Stornoway, ainsi que le hameau de Tolsta se partagent cet espace géographique dont le nom a été probablement emprunté à une ville anglaise située dans le Buchinghamshire, à environ 80 kilomètres au nord-ouest de Londres. Il est possible toutefois que cette appellation évoque Joshua Winslow (1726 ou 1727-1801), loyaliste né à Portsmouth (Virginie) qui fut payeur des troupes britanniques (1780) et receveur général du Bas-Canada (1791).

Déjà en 1851, le canton de Winslow, dont le nom apparaît en 1795, sur la carte de Gale et Duberger, comptait 71 familles, dont près de la moitié était d’origine écossaise. Winslow est un des plus anciens noms de l’histoire coloniale britannique en Amérique du Nord. Edward Winslow, pèlerin sur le Mayflower en 1620, fut gouverneur de la colonie de Plymouth en 1643-1644. Pour les Loyalistes et les Britanniques du Bas-Canada, à la fin du XVIIIe siècle, Winslow était un nom charge de sens sur le plan de l’histoire. Proclamation du canton : 1859.

Stornoway

Stornoway. Photo : Stornowayenne

Pour en apprendre plus :

1 Comment

  1. Emilie Prevost

    2014/09/08 at 3:02 pm

    L’Église date de 1908!

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