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Stoke

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Municipalité de Stoke

La municipalité de Stoke, constituée civilement en 1864 sur une superficie de 240 kilomètres carrés, fait partie de la MRC du Val-Saint-François, dans la région administrative de l’Estrie. Stoke regroupe environ 3 mille Stokoises et Stokois.

C’est en 1802 que des Loyalistes fuyant les États-Unis s’y installèrent sur les bords de la rivière Saint-François. À l’époque, l’actuel Stoke était connu sous le nom de Cowan’s Clearance, en l’honneur de Moses Cowan, un arpenteur local. Cependant, jusqu’au milieu du XIXe siècle, sa population se limitait à une demi-douzaine de familles. Les terrains appartenaient à la British American Land Company, un groupe anglo-américain.

C’est dans les années 1850 que des familles de Canadiens français viennent s’installer le long de la rivière Windsor.

En 1864, on divise le canton de Windsor pour former le canton de Stoke. La dénomination Stoke est choisie en référence à un lac, une rivière et des collines de la région qui avaient été nommés ainsi en l’honneur d’une ville anglaise.

En 1892, on y érige l’église Saint-Philémon, de style néo-gothique. La colline Chapman de 657 mètres de hauteur (connue localement comme le mont Chapman), point culminant des monts Stoke, ainsi que le pic Bald qui s’élève à 650 mètres d’altitude, sont très populaires comme lieux de promenade. Ces montagnes sont d’ailleurs traversées par le Sentier de l’Estrie.

En hiver, on aménage à Stoke une grande patinoire extérieure avec un vestiaire.

La ferme Lune de miel, située à Stoke, est un centre d’interprétation de l’abeille et du miel.

On accède à Stoke en suivant la route 216, via la route 112.

Coordonnées de Stoke :

403, rue Principale
Stoke
J0B 3G0
Téléphone: 819 878 3790.

Historique de la municipalité de Stoke

Située à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Windsor, entre Dudswell, au nord-est, et Sherbrooke, au sud-ouest, cette municipalité de l’Estrie occupe un territoire de plus de 240 kilomètres carrés dans la MRC du Val-Saint-François.

En 1792, l’établissement du canton de Stoke était demandé par Moses Cowan et octroyé en 1802 à des Loyalistes américains sur la rive est du Saint-François. Après cette date, 17 ha étaient concédés à Jane Cowan et ses associés dans le Premier Rang du canton, qui prend alors le nom de Cowan’s Clearance ou Stoke Clearance.

À la suite du départ des Loyalistes en 1835, le canton de Stoke est abandonné jusqu’en 1837, date à laquelle il passe aux mains de la British American Land Company, d’origine britannique. La première véritable colonisation des lieux débute en 1856 avec l’arrivée de Jacques, surnommé John Guillemette (1825-1927), de Saint-Anselme, qui s’installe sur les bords de la rivière Windsor. Une mission est créée à cet endroit en 1858 et une chapelle consacrée en 1871, à saint Philémon y est construite. Fondée en 1872, la paroisse de Saint-Philémon-de-Stoke se verra reconnaître un statut officiel tant religieux que civil en 1890. En retenant cette appellation, on désirait célébrer les mérites de l’abbé Philémon, né en 1845, curé de Saint-Romain-de-Winslow (1871-1882) et de Weedon (1882-1903), qui s’intéressa de près à la colonisation du canton.

Quant à la dénomination Stoke, également attribuée à un lac, à une rivière et à des monts localement identifiés comme des montagnes, elle provient de celle du canton de Stoke proclamé en 1802.

Plusieurs villes d’Angleterre portent ce nom dont Stoke Next Guilford (comté de Surrey) et Stoke-on-Trent (Staffordshire). Quant à la municipalité du canton de Stoke, elle résulte de la division, en 1864, des townships de Windsor et de Stoke pour former deux municipalités locales, ces deux territoires étant auparavant unis et considérés comme une seule entité pour les fins municipales.

En 1902, le statut municipal a été modifié à la faveur de celui de municipalité. Les Stokois ont été desservis du point de vue postal par le bureau de poste dénommé Stoke Centre entre 1870 et 1989, nom abrégé en Stoke depuis.

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La municipalité de Stoke vers le milieu du XXe siècle. Image libre de droits.

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