Villes et villages

Saint-Michel-de-Bellechasse

Saint-Michel-de-Bellechasse

Saint-Michel-de-Bellechasse

Village pittoresque, membre de l’Association des plus beaux villages du Québec, Saint-Michel-de-Bellechasse fait partie de la région administrative de Chaudière-Appalache et de la municipalité régionale de comté de Bellechasse.

La municipalité compte une population d’environ 1700 Micheloises et Michelois et s’étend sur 54 kilomètres carrés. Cependant, la population double durant la belle saison grâce à ses estivants : on y occupe un grand nombre de chalets, résidences secondaires, maisons mobiles et tentes en camping. Ainsi, la position privilégiée au Saint-Laurent fait de Saint-Michel un véritable centre de villégiature.

L’histoire moderne de Saint-Michel-de-Bellechasse débute en 1672, où la seigneurie de Durantaye est concédée à Olivier Morel de La Durantaye, officier du régiment de Carignan-Sallières et commandant du fort Michillimakinak dans la région des Grands Lacs. La seigneurie comprend alors les territoires des municipalités actuelles de La Durantaye, Saint-Michel et Saint-Vallier, ainsi que la partie nord de la municipalité de Saint-Raphaël (à la hauteur du chemin Sainte-Catherine là où il traverse la Rivière du Sud). Au fil des ans, le territoire de la seigneurie est agrandi et réduit à tour de rôle, avant d’être scindé en deux parties. Elle change de mains à maintes reprises et s’enrichit d’une population venue de l’Acadie, fuyant à travers bois la déportation.

C’est en 1678 qu’une première paroisse est érigée par Mgr de Laval sur ce territoire. Ce sont des missionnaires rattachés au Séminaire de Québec qui parcourent à l’époque ce vaste territoire et font office de curé itinérant en l’absence de toute chapelle ou presbytère. Voyager à travers ces terres, ce ne fut pas une entreprise facile à l’époque. En effet, de petites rivières qui se jettent au fleuve n’étaient pas pourvues de ponts et en 1759 encore on traversait la rivière Boyer en « canot à marée haute et à cheval ou en voiture à marée basse ». C’est d’ailleurs l’absence de ponts qui a amené Mgr de Saint-Vallier à créer de nouvelles paroisses à même le territoire de la première paroisse trop vaste.

C’est en 1754 que le gouvernement de la Nouvelle-France autorise la création d’un premier bourg en Bellechasse, mais on en trace les limites seulement, parce que le peuplement ne commence qu’à l’aube du XIXe siècle. Au recensement de 1815, on y compte douze maisons autour de l’église. Une quinzaine d’années plus tard, en 1830, on y dénombre une trentaine de maisons.

En 1851, on y compte plus de cent. En ce moment, Saint-Michel constitue l’une de deux plus grosses agglomérations de la Côte du Sud (source : Serge Courville). Avers le début du XXe siècle, le village de Saint-Michel comprend 170 emplacements.

En 1854, le régime seigneurial est aboli pour laisser place aux municipalités. Ainsi la municipalité de Saint-Michel voit le jour, qu’on choisit chef-lieu du comté de Bellechasse. On y construit un Palais de justice (devenu bibliothèque municipale de nos jours) et plusieurs notables s’établissent dans la localité : juge, avocat, huissier, greffier, notaire…

Au cours du XIXe siècle, on ouvre le collège municipal, le quai du village, le sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes (en remplacement de la chapelle Saint-Joachim), le couvent… Au XXe siècle, on ajoute aux institutions une deuxième chapelle Sainte-Anne (en remplacement de la première située plus à l’ouest). En 1923, l’électricité y fait son apparition. Aujourd’hui, on y voit des maisons bien conservées qui datent du XIXe siècle. Ces maisons, malgré leur diversité de styles et l’ajout de couleurs en complément, sont restées blanches à 85% et c’est un phénomène unique au Québec. C’est ce qui a permis à Saint-Michel-de-Bellechasse de s’inscrire parmi les plus beaux villages du Québec, à titre de « village blanc ».

Au coeur du village se situe l’église paroissiale avec son orgue « Napoléon Déry » et son presbytère datant de 1739. Le lieu de pèlerinage Notre-Dame de Lourdes, le presbytère (un des plus anciens en Amérique) et la chapelle dédiée à Sainte-Anne valent le détour. De petites rues adjacentes à la rue principale conduisent au petit port de plaisance ou marina d’où l’on peut suivre, au gré des marées, le va-et-vient des voiliers et, au large, des grands navires. De visite ici, vous pouvez vous promener sur la jetée et profiter des aires de pique-nique et de la plage. Le circuit patrimonial du littoral de Bellechasse permet aux visiteurs de découvrir de trois façons les points d’intérêts mettant en valeur le patrimoine, les paysages et les personnages de l’histoire locale.

Saint-Michel-de-Bellechasse est situé à une trentaine de kilomètres des ponts de Québec.

Site Web de Saint-Michel-de-Bellechasse : saintmicheldebellechasse.com/village

Sources : Paul St-Arnaud, administrateur de la Société Historique de Bellechasse, coauteur du livre Bellechasse, du livre sur le Patrimoine religieux de Bellechasse et du livre sur Robert Lamontagne ; auteur d’une publication sur le patrimoine bâti de Saint-Michel et de plusieurs articles dans la revue « Au fil des ans » ainsi que sur le site web de la SHB. Le site Web de Saint-Michel-de-Bellechasse.

Église de Saint-Michel-de-Bellechasse

Église de Saint-Michel-de-Bellechasse

Église de Saint-Michel. Photo : Bernard Gagnon

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