Villes et villages

Saint-Marc-des-Carrières

Saint-Marc-des-Carrières

Saint-Marc-des-Carrières

La ville de Saint-Marc-des-Carrières est située à l’ouest de la municipalité régionale de comté de Portneuf (la région administrative de la Capitale-Nationale). La ville est située à environ 75 kilomètres au sud-ouest de Québec. Elle regroupe environ 3 mille Carriéroises et Carriérois et recouvre un territoire de près de 17 kilomètres carrés.

Saint-Marc-des-Carrières est l’avant-dernière municipalité à être érigée sur le territoire de la MRC de Portneuf.

Il s’agit cependant d’un axe de circulation et d’enracinement beaucoup plus ancien qu’il n’y paraît. Dès 1807 s’effectue l’arpentage de ces terres et en 1810, une dizaine de familles résident déjà dans l’endroit.

L’origine du nom de Saint-Marc-des-Carrières remonte au début du XXe siècle. La paroisse, détachée d’une partie des territoires de Saint-Alban, de Grondines et de Saint-Joseph-de-Deschambault, fut placée sous la protection de saint Marc par le cardinal Bégin.

De 1901 à 1911, ces lieux étaient communément identifiés sous l’appellation Châteauvert pour honorer le souvenir du premier maire de la localité, Georges Châteauvert, à la fois maire, maître de poste et propriétaire de carrières de pierre.

La désignation Saint-Marc fut choisie lorsque la paroisse devint village en 1918. L’élément Carrières fut ajouté alors à la dénomination paroissiale et municipale.

Les carrières de pierre de taille (calcaire de Trenton) ont fait la renommée de la région. Les carrières de pierre jouent depuis 1806 un rôle significatif dans l’économie locale. La municipalité est en effet reconnue à titre de Capitale de la pierre du comté de Portneuf.

Au fait, l’industrie de la pierre vit croître un grand nombre de carrières au cours des XIXe et XXe siècles. Elle fit également naître dans la région le métier de tailleur et de sculpteur de pierre, dont le célèbre Adélard Vézina est l’un des maîtres d’œuvre, né à Québec et venu s’établir avec sa famille à Saint-Marc en 1885, au moment où le village se faisait connaître comme un lieu propice au développement de l’art lié à la pierre.

Les années 1880 à 1920 correspondent à l’apogée de l’industrie de Saint-Marc. Pendant cette période, on y dénombre en moyenne six carrières en exploitation, près de 250 tailleurs et une centaine de carriers, ainsi que plusieurs fours à chaux.

L’industrie connaît un certain regain au cours des années 1940, mais la pierre calcaire est bientôt concurrencée par le granit et, plus tard, par le béton. Toutefois, depuis le début des années 1980, ce matériau noble a trouvé une place de choix dans la restauration des monuments historiques et dans les nouvelles constructions intégrées à un milieu ancien.

À titre d’exemple, citons le Centre Canadien d’Architecture à Montréal et le Musée de la civilisation à Québec. Quelques tailleurs de pierre perpétuent toujours la tradition à Saint-Marc-des-Carrières.

Aujourd’hui, la carrière Saint-Marc et les carrières de compagnie Graymont fournissent des granulats de construction et du béton, du carbonate de calcium de qualité chimique aux marchés de l’agriculture, de l’alimentation animale et de l’industrie de la grande région de Québec, ainsi que des blocs de pierre aux fabricants de pierres de taille de l’Amérique du Nord.

Les autres produits disponibles des carrières comprennent l’enrochement, le sable naturel tamisé, le gravier concassé et le ballast de chemin de fer.

Aujourd’hui, Saint-Marc-des-Carrières offre presque tous les services d’une grande ville tels que le CLSC, des centres d’accueil, une clinique médicale, deux institutions financières, un parc industriel, une école primaire et une autre secondaire.

Pour ce qui est des loisirs, la ville possède un aréna, une piscine, des terrains de balle et de soccer, ainsi que plusieurs autres emplacements qui font le plaisir des enfants et des grands.

Des attraits patrimoniaux, or remarque l’église de Saint-Marc-des-Carrières, érigée en 1901 suivant les plans de Joseph-Georges Bussières. L’église conserve sa façade originale malgré l’incendie qui l’endommagea en 1987.

Le monument du Sacré-Coeur domine la place de l’Église et le mausolée de la famille Vézina.

Au centre de la ville vingt-huit lieux témoins jalonnent deux itinéraires patrimoniaux, celui de l’avenue Principale et celui du boulevard Bona-Dussault. En ces lieux, les visiteurs trouveront une concentration de bâtiments patrimoniaux et les maisons des grands propriétaires de carrières, des tailleurs et sculpteurs réputés.

L’avenue Principale de Saint-Marc-des-Carrières recèle les traces d’une occupation ancienne, comme en témoignent la place de l’Église ainsi qu’un ensemble de maisons disposées en enfilade et ornées de charmantes galeries.

Ouvert aux alentours de 1949, le boulevard Bona-Dussault est une artère relativement récente le long de laquelle se déploie une architecture moderne. Son tracé a donné lieu à des tergiversations; il était question en effet de le faire passer beaucoup plus à l’ouest.

Un camp de golf de 18 trous est situé sur le territoire de la ville.

Notons qu’un personnage illustre du Québec, Bona-Dussault a contribué à faire connaître son village natal en exerçant une carrière politique au cours de laquelle il devint ministre de l’Agriculture et ministre des Affaires municipales dans le cabinet de Maurice Duplessis.

La ville de Saint-Marc-des-Carrières a aussi un nouveau développement résidentiel dans un secteur paisible en pleine nature.

On y accède en suivant la route 363 via Autoroute de la Rive-Nord ou Route 138.

Coordonnées de Saint-Marc-des-Carrières :

965, boulevard Bona-Dussault
Saint-Marc-des-Carrières
G0A 4B0

Téléphone : 418 268-3862

Site Internet de Saint-Marc-des-Carrières : www.st-marc-des-carrieres.qc.ca

Saint-Marc-des-Carrières

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Hôtel-de-ville de Saint-Marc-des-Carrières. Photo : Site Web de la municipalité

Pour compléter la lecture :

2 Comments

  1. rejean paradis

    2013/03/21 at 9:01

    Bonjour, j’aimerais recevoir une épinglette ou deux de la ville de Saint-Marc-des-Carrières, merci.

    Réjean Paradis, C-410, 91 Pointe-aux-Lièvres, Québec, Québec, G1K-5Y5.

  2. Guy Paquin

    2014/03/19 at 8:57

    Bonjour,

    J’en suis à écrire un roman se déroulant dans votre municipalité -dans laquelle je suis né- de 1946 à 1956. Vous serait-il possible de m’envoyer la liste des maires de l’époque couverte par mon roman?

    Merci

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