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Rivière-Bleue

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Le Québec, le Nouveau-Brunswick et l’État du Maine ont un point de rencontre à Rivière-Bleue, dans le sud-ouest de la région du Témiscouata. En effet, au pied du lac Beau, on se retrouve à la rencontre des frontières de deux provinces canadiennes et un état américain. Cette municipalité fait partie de la municipalité régionale de comté du Témiscouata de la région administrative Bas-Saint-Laurent. Elle se situe à environ 75 kilomètres de Rivière-du-Loup et à quelques kilomètres à l’est de Pohénégamook.

La municipalité de Rivière-Bleue se déploie sur une superficie de 180 kilomètres carrés. Elle regroupe environ 1400 Riveraines et Riverains.

C’est vers 1860 que des pionniers d’origine écossaise, venus des États-Unis, et des gens de Saint-François de Madawaska s’établissent dans l’endroit. Les familles Morrisson et Nadeau sont les deux familles fondatrices. Joseph Nadeau s’y installe un peu plus tard.

Une mission est fondée en 1974. Elle choisit le nom de Saint-Joseph-de-la-Rivière-Bleue. Cette dénomination souligne, d’une part, l’œuvre du premier curé de la mission, l’abbé Joseph-Adolphe-Wilfrid Gauthier (1886-1946), auparavant vicaire à Saint-Joseph-de-Carleton et, d’autre part, souligne la présence de la rivière Bleue qui coule sur le territoire et qui doit son nom à la couleur de ses eaux.

À l’origine, le territoire comprenait deux municipalités: la municipalités de la paroisse de Saint-Joseph-de-la-Rivière-Bleue (constituée en 1914) et celle du village de Saint-Joseph-de-la-Rivière-Bleue (constituée en 1920) qui fusionnent en 1975 pour former l’actuelle Rivière-Bleue.

La décision de la compagnie de chemin de fer Transcontinental de construire une voie ferrée qui traverserait le territoire, a contribué au développement des localités. Plus tard, au temps de la prohibition, la contrebande d’alcool ou le bootlegging y était très populaire.

Le territoire se caractérise par un haut plateau ondulé, traversé par d’importantes vallées occupées par la rivière Saint-François et le lac Beau à l’ouest, par le lac Long à l’est et par la rivière Bleue au centre. La rivière Saint-François borne le territoire de la municipalité à l’ouest et constitue une frontière naturelle qui sépare Rivière-Bleue des États-Unis.

Riche de deux lacs, centre de villégiature, de chasse et de pêche, Rivière-Bleue a été surnommée à juste titre La Petite-Floride, en raison d’un climat et d’une température particulièrement doux, tributaires de l’inclinaison du terrain vers le sud de même que du micro-climat clément créé par les lacs Beau, Long et Pohénégamook.

kayak de la rivière bleue

Photo : La descente de rivière du Festival du Bootlegger 2009. © Fannie Gagnon, www.riviere-bleue.ca

Historiquement, Rivière-Bleue se présente comme une municipalité rurale à vocation agro-forestière. De nos jours, l’économie du village repose essentiellement sur l’agriculture et l’exploitation forestière. On y voit aussi plusieurs petits commerces.

On assiste, toutefois, à un fort développement du secteur villégiature, concentré principalement au lac Long et au lac Beau. Des chalets et résidences habitables à l’année ont été construits sur les rives enchanteresses de ces lacs.

Un terrain de camping bien aménagé longe le lac Long et un débarcadère public municipal offre à tous l’accès à chacun de ces lacs.

Il existe une pourvoirie privée dans le rang Botsford, le Domaine du Lac Écho.

Arrêtez-vous au parc thématique de la route des Frontières et au jardin céleste, partez à la découverte des frontières près du Beau Lac, passez à la Vieille Gare, témoin de l’histoire du lieu.

On tient à Rivière-Bleue un renommé tournoi de pêche annuel, l’un des plus importants au Québec.

À ne pas manquer : La chapelle évangélique baptiste française construite au début des années 1920, le sentier de randonnée Le Bootlegger qui longe le lac Long sur quatre kilomètres, accessible à l’année, le fistval du même nom.

L’ancienne gare Le Riverain témoigne de l’histoire de la région. Bâtiment patrimonial érigé en 1913, la gare du CN de Rivière-Bleue est le seul témoin du passé ferroviaire régional. On peut y admirer une exposition historique dans le centre d’artisanat le Riverain qui invite à découvrir une série de sculptures et œuvres thématiques inspirées de l’histoire, ainsi qu’à déguster des produits du terroir. Sur place : musée, centre d’interprétation des gares et des trains du Transcontinental, photos anciennes, artisanat, produits du terroir, exposition de peintures, café.

Rivière-Bleue est le point de jonction entre le Québec, le Nouveaux-Brunswick et l’état du Maine. La route 289 (Route des Frontières) constitue la principale voie de communication, reliant la frontière du Nouveau-Brunswick au Maine et à la rive du fleuve Saint-Laurent. Il y existe une piste d’atterrissage privée près de la sortie nord de Rivière-Bleue.

Coordonnées de Rivière-Bleue :

32, rue des Pins Est
Rivière-Bleue
G0L 2B0

Téléphone : 418 893-5559

Site Internet de Rivière-Bleue: www.riviere-bleue.ca

moulin riviere bleue

Photo : Première scierie à Rivière-Bleue. © www.riviere-bleue.ca

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1 commentaire

  1. rebecca skilling

    2014/08/10 at 5:18

    je suis a la recherche de quelqu un ou d une association sur la genealogie de la region.. je suis sur la fabrication de mon arbre genealogique et je n arrive pas a trouver les parents de mes arriere-arriere grand parents (soit soucy-oakes) . j aimerais bien trouver ces infos
    merci de votre aide si petite soit elles

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