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Notre-Dame-du-Portage

Notre-Dame-du-Portage

Notre-Dame-du-Portage

La municipalité de Notre-Dame-du-Portage fait partie de la région du Bas-Saint-Laurent et de la municipalité régionale de comté de Rivière-du-Loup. Elle se déploie sur un territoire de près de 40 kilomètres carrés et compte une population d’environ 1300 Portageoises et Portageois.

Notre-Dame-du-Portage s’étend de façon linéaire sur un mince cordon riverain entre le Saint-Laurent et le rebord d’un plateau agricole traversé par la route Transcanadienne.

Située à la hauteur de l’Île aux Lièvres, Notre-Dame-du-Portage est une destination de villégiature reconnue. Son nom, choisi par l’archevêque de Québec Charles-François Baillargeon, rend hommage à l’Immaculée Conception de la Vierge Marie et au fait que la municipalité se trouve à l’entrée du Chemin du Grand-Portage, une voie de communication historique, très importante à l’époque de la fondation de la municipalité.

À cet endroit, un sentier de portage tracé entre le fleuve et le lac Témiscouata permettait de rejoindre le fleuve Saint-Jean, puis la baie de Fundy.

En raison de sa position géographique stratégique, l’endroit est fréquenté par les Malécites, Micmacs, Abénaquis et Montagnais pendant plusieurs siècles avant l’arrivée des Blancs, puisqu’il est le point de départ et d’arrivée du sentier qui relie les terres de l’est du Canada, notamment la Baie de Fundy au fleuve Saint-Laurent et qui sera connu plus tard sous le nom de Portage du Témiscouata ou le Sentier des canotiers. Samuel de Champlain connaît l’existence du sentier de portage  et il a même laissé un témoignage du passage de trois missionnaires récollets qui l’auraient parcouru. D’ailleurs, le sentier figure sur la carte de Samuel de Champlain dressé en 1612.

À l’arrivée des Blancs, le sentier prend une importance stratégique comme route postale et sentier militaire.

En 1673, le territoire de la municipalité actuelle est inclus dans la seigneurie de Verbois, aussi connue sous le nom de Terrebois, concédée en 1673 à François Dionis, mais le premier seigneur demeure à Paris et ne met jamais les pieds en Amérique. En fait, la seigneurie est vendue, en 1689, au marchand et financier Aubert de la Chesnaye, propriétaire de la seigneurie de Rivière-du-Loup.

Au début du XVIIIe siècle, première pêche aux marsouins (bélugas) est concédée à la rivière des Caps et le premier peuplement de Notre-Dame-du-Portage est lié à ce type de pêche. En effet, les artisans appelés à travailler à cette pêche prennent conscience du potentiel de ce territoire, ils colonisent les terres de l’anse à l’est du dernier cap.

En 1754, cet endroit compte 16 propriétaires. En 1762, quatre familles sont établies dans le secteur de l’anse du Portage, alors connu sous le nom de Trois-Ruisseaux, soit les familles de Jean Autin, François Lambert, Antoine Morin et Jean-Baptiste Bourgoin. Au total, 50 personnes demeurent à l’époque dans la seigneurie de Rivière-du-Loup.

Le sentier du Portage du Témiscouata est converti en véritable route en 1783, quand le gouverneur Haldimand décide de rendre le sentier du Grand-Portage praticable 12 mois par année. Les travaux débutent le 13 juin et après 18 jours de travail, la route atteint la rivière du Loup, mais pendant trois ans encore, des centaines de soldats et miliciens continuent à aménager cette voie de communication très importante qui mesure désormais de 22 à 24 pieds (6,7 à 7,3 mètres), avec des fossés de chaque côté, et est praticable par des voitures à cheval.

Au début du XIXe siècle, le peuplement du territoire s’accentue. En 1815, l’existence d’une auberge est attestée au bas de la côte du Portage, à peu de distance du point d’arrivée du chemin du Portage. Dix années plus tard, le long du chemin du Lac, cinquante lots sont déjà concédés et occupés par des dizaines de familles. Dans le secteur de Rivières-des-Caps, on trouve des artisans, charpentiers, menuisiers, maçons, fondeurs d’ustensiles, forgerons, scieurs. Il y a même un chantier maritime; on y construit des goélettes à voiles destinées au transport commercial entre la région et Québec.

En 1856, la paroisse et la municipalité sont érigées, à partir d’une portion du territoire de Saint-Patrice de Rivière-du-Loup et de Saint-André de Kamouraska. Benjamin Michaud devient le premier maire de Notre-Dame-du-Portage.

Ensuite, la première commission scolaire est établie en 1857, alors que la construction de l’église débute deux ans plus tard.

En 1860, le chemin de fer relie la municipalité avec Rivière-du-Loup et des familles anglophones de Québec, de Montréal et de l’Ontario commencent à affluer au Portage. Dans les années suivantes, on procède à la construction de quatre écoles, l’une près de l’église, une deuxième dans l’anse du Portage, une autre dans l’anse à la Friche et une quatrième au Chemin-du-Lac (jusqu’à l’ouverture des écoles, l’enseignement est dispensé dans des maisons privées).

Vers la fin XIXe siècle, Notre-Dame-du-Portage devient un endroit prisé de villégiature et elle le demeure toujours, quoique la reconfiguration du réseau routier ait provoqué une diminution sensible des commerces et établissements hôteliers au cours de la deuxième moitié du XXe siècle.

En 1875, Ernest Labbé, boucher de son état, ouvre l’Hôtel Labbé, le premier véritable établissement hôtelier du Portage. Cet établissement devient plus tard l’Hôtel Beaurivage ; il existe toujours sous le nom d’Auberge sur Mer.

En 1892, Napoléon Boulay de Rivière-du-Loup, fait construire une maison dans le style néo-Reine Anne. Deux ans plus tard, Auguste Robert, marchand de bois de Montréal, fait son acquisition pour faire de la maison sa résidence d’été. Cette maison, la plus élaborée du Portage, changera de propriétaire à plusieurs reprises et dès 1930, elle sera transformée en New Portage Inn. L’établissement existe toujours sous le nom d’Auberge du Portage.

Grâce à son patrimoine bâti ancien et à ses paysages dominés par le fleuve, les îles et la côte montagneuse de Charlevoix, Notre-Dame-du-Portage a mérité son appartenance à l’Association des plus beaux villages du Québec.  En effet, de belles auberges, des villas, des havres de repos subsistent partout et vivent encore au goût des villégiateurs. Ce centre de villégiature est très recherché en raison de son site remarquable en bordure du fleuve.

Un ruisseau qui dévale la falaise tombe au milieu du monde de rêve, construit ici en miniature par un artisan : moulin à vent nostalgique, pont, maison, espaces fleuris. Près du quai, où l’on peut encore pêcher l’éperlan, vous trouverez une piscine extérieur à l’eau salée ; sur la route du Fleuve, un circuit patrimonial.

On peut s’adonner au tourisme de santé, pêcher sur le quai et se baigner dans une piscine d’eau salée chauffée. D’ailleurs, on vient de loin pour y faire une randonnée à bicyclette… Et les couchers de soleil à Notre-Dame-du-Portage sont toujours exceptionnels.

On y trouve également l’aéroport régional de Rivière-du-Loup.

Notre-Dame-du-Portage fait partie du Réseau des Haltes marines de la Route des Navigateurs dont le site du Parc de l’Anse du Portage constitue une des stations pilotes. À l’extrémité est de la municipalité, un golf de 18 trous est situé.

Le 29 juin 1975, un monument commémoratif « Le Portageur », érigé à l’initiative de la Chambre de Commerce de Notre-Dame-du-Portage, a été dévoilé, au point d’accès de l’ancien sentier du Grand-Portage. Cet endroit marque l’extrémité nord-est du lieu-dit Rivière-des-Caps, où s’installèrent les premiers habitants de ce coin de pays au début du XVIIIe siècle. Conçu par Joseph Dickner et exécuté par l’entreprise Roland Dickner, le monument est l’œuvre de Jean-Marc de Courval de la Maison Art Déco.

Le 19 novembre 2005, Notre-Dame-du-Portage change son statut de municipalité de paroisse pour celui de municipalité.

Le 11 novembre 2006, le nom de la municipalité change et la municipalité de paroisse de Notre-Dame-du-Portage devient la municipalité de Notre-Dame-du-Portage.

Le 19 janvier 2007, a été émise la charte de Patrimoine et Culture du Portage, organisme sans but lucratif poursuivant la mission de promouvoir la protection et la mise en valeur du patrimoine naturel et culturel de Notre-Dame-du-Portage ; de soutenir des activités à caractère culturel ou historique destinées aux résidants et visiteurs, et d’aider les enfants de Notre-Dame-du-Portage ayant des besoins spéciaux dans le cours de leur éducation. Notons qu’en 2010, Patrimoine et Culture du Portage a reçu le prix du Patrimoine de la MRC de Rivière-du-Loup, dans la catégorie « Transmission, interprétation et diffusion », pour les tables d’interprétation du patrimoine et de l’histoire de la route du Fleuve, produites et installées au cours de l’été 2009. En 2010, également La dame du Portage, une sculpture monumentale de l’artiste québécois Jacques Dansereau, a été installée devant l’édifice municipal.

Le Parc de l’Anse-du-Portage et parc des Grèves est situé près des berges du fleuve. Ces haltes offrent une vue imprenable sur les îles Pèlerins. À chaque extrémité du village, elles sont les points de départ et d’arrivée de la piste cyclable qui longe Notre-Dame-du-Portage.

Au coeur du village, une piscine extérieure d’eau salée chauffée propose une expérience particulière en bordure du fleuve.

Atelier des Arts du Grand Portage: Sacristie de l’église. Découvrez les oeuvres des artistes et artisans de la région. REtrouvez, sur place, plusieurs disciplines et médiums. dont des toiles, photos, tissages, tricots, etc. Profitez du coin livre pour vous détendre.

Notre-Dame-du-Portage est située dans la région touristique du Bas-Saint-Laurent à environ 425 km de Montréal et 200 km de la ville de Québec et à 500 km au sud-est de Gaspé. Les villes importantes près de Notre-Dame-du-Portage sont Rivière-du-Loup, située à 12 km au nord-est, Saint-Pascal à 35 km au sud-ouest et Témiscouata-sur-le-Lac à 65 km à l’est.

Note historique : Marius Barbeau, célèbre anthropologue, ethnologue et folkloriste, a recueilli à Notre-Dame-du-Portage un grand nombre de chansons populaires, dont pas moins de 23 sont publiées dans ses livres Le Rossignol y chante, En roulant ma boule et Le roi boit. On y retrouve notamment des chansons recueillies auprès de Luc April, Alcide Léveillé, Joseph Fournier, Éveline Boucher (épouse de Luc April), Henriette Nadeau, Théophile Pelletier et Napoléon Jean. Marius Barbeau a recueilli également des anecdotes populaires, dont plusieurs mettent en scène le Rocher Malin, auprès de Luc April et son épouse Éveline Boucher, Alcide Léveillé, Henriette Nadeau née Duperré et Salomon Nadeau ; ces anecdotes sont publiées dans The Journal of American Folklore, vol. 33, July-September 1920, no. 129.

Coordonnées de Notre-Dame-du-Portage :

560, route de la Montagne
Notre-Dame-du-Portage
G0L 1Y0

Téléphone : 418 862-9163

Site Web : www.municipalite.notre-dame-du-portage.qc.ca

Site Web de Patrimoine et Culture du Portage : notredameduportage.org

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Notre-Dame-du-Portage. Source de la photo : notredameduportage.org

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