Vivre à Montréal

Commerce ambulant

Commerce ambulant

Commerce ambulant à Montréal

Une question nous est parvenue de la part d’une lectrice : « À différence de New York où j’habite depuis des années, on ne voit pas de stands de hot-dogs et de patates frites dans les rues de Montréal. Existe-t-il une interdiction concernant la vente au détail de la nourriture ? »

En effet, Madame S.L., Montréal a interdit la vente au détail des patates frites depuis mai 1947. Auparavant, des dizaines de «camions  à frites» (ou voitures à frites) déambulaient dans toute la ville, stationnaient aux coins des rues ou dans les espaces disponibles à côté des parcs municipaux pour y vendre leurs délices chauds. La clientèle la plus fidèle, c’étaient les enfants, mais, bien sûr, beaucoup d’adultes profitaient de l’occasion pour casser la croûte en passant devant ces roulottes.

En mai 1947, cependant, la ville de Montréal, prétextant que cette vente ne respectait pas les règlements de la circulation, causait de la saleté (par exemple, des chiens errants se rassemblaient en grand nombre autour des voitures à patates – et représentait un danger pour les enfants qui se cramponnaient aux véhicules, refuse d’émettre des permis de vente à environ 200 marchands ambulants de frites. À partir de ce moment, c’en est fini de la voiture à frites qui a cédé la place à la «patate du coin», c’est-à-dire, au comptoir fixe ayant toutes les commodités et services, approuvés par le service de la Santé.

voitures à frites à Montréal.

Voiture à patates frites coin Masson et boulevard Pie IX, sur le terrain d’une station-service Texaco, prise le 5 mai 1947. Vraisemblablement, c’est un des derniers reportages photographiques sur des voitures à frites à Montréal. Source : Archives de Montréal.

Notons qu’aujourd’hui, les problèmes économiques et environnementaux actuels appellent une ère nouvelle : produire nos richesses et nos savoirs de manière différente. C’est pourquoi le commerce équitable est vu comme un moyen de trouver la réponse à cet enjeu.

Ce commerce constitue un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il permet à de petits producteurs des pays en développement de tirer des revenus décents de leurs exportations. L’importateur et le distributeur garantissent un prix supérieur au cours du marché mondial. L’expression commerce équitable apparaît en 1989, quand Andines, une société coopérative créée deux ans plus tôt, enregistre le terme comme marque auprès l’Institut national de la propriété intellectuelle, en France. Mais le phénomène que cette expression désigne est plus ancien.

Dans les années soixante, le commerce équitable prend forme avec la création des boutiques spécialisées dans la vente de productions alimentaires et artisanales. Aujourd’hui, il fait partie du paysage quotidien. Au Canada, toutes les chaînes commerciales proposent désormais des produits issus de ce commerce, en plus des magasins spécialisés qui existent un peu partout dans le pays. Le commerce équitable s’impose comme un secteur économique important, impliquant des professionnels issus d’écoles de commerce.

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