Harcèlement
Selon un sondage mené par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés et des conseillers en relations industrielles agréés, environ 83% des travailleuses et travailleurs québécois sont au courant qu’une loi fournit des recours légaux aux victimes de harcèlement psychologique au travail.
Ces normes ont été introduites dans la Loi sur les normes de travail en 2004 et il est encourageant de constater qu’elles sont connues au moins par la grande majorité des employés.
Toutefois, si on examine ces chiffres de près, on verra que ce tableau de la situation n’est pas aussi beau qu’il semble à première vue : en effet, si seulement 17% des travailleurs affirment ne pas être au courant de la loi et de ses normes, cette proportion est de 32% chez les travailleurs non francophones. Chez les francophones, seulement 12% ne sont pas au courant de l’existence de cette loi.
On peut comprendre facilement qu’en parlant des travailleurs « non francophones », on fait plutôt référence aux immigrants reçus qui viennent à vivre au Québec et qui ne connaissent pas certaines lois qui sont censées les protéger. Alors, il faut admettre cette triste réalité : un sur trois des nouveaux arrivants au Québec ne sait pas qu’il existe une loi concernant le harcèlement au travail.
D’ailleurs, 20% des travailleurs affirment avoir peur de porter plainte contre leur employeur en cas de harcèlement. Chez les non francophones qui sont réticents à faire valoir leurs droits de peut d’être victimes de représailles, cette proportion s’élève à 35%.
En tout cas, il faut savoir que même si la situation est loin d’être idéale, il existe des recours légaux au Québec qui visent à garantir aux salariés un milieu de travail sain. Les employeurs sont obligés de prendre des moyens pour prévenir le harcèlement. Lorsqu’une conduite de harcèlement est portée à leur attention, ils sont obligés de prendre des dispositions pour la faire cesser, en imposant des mesures disciplinaires ou autres pour assurer des relations respectueuses.
En tout cas, des professionnels de la gestion des ressources humaines doivent examiner la situation immédiatement si une telle plainte est portée à leur connaissance.

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