Théâtres du Québec

Les Fridolinades

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Gratien Gélinas, comédien, auteur et metteur en scène est surnommé le Père de la dramaturgie québécoise. Il crée le personnage de Fridolin pour la série radiophonique Le carrousel de la gaieté en 1937.

Fridolin est un adolescent, un gamin des ruelles qui, sous un air de naïveté, commente les mœurs de la société québécoise de l’époque en disant tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

Le personnage obtient un succès immédiat et, le 19 mars 1938, l’oeuvre est adaptée à la scène théâtrale au Monument National. Fridolin devient ainsi le héros de neuf revues présentées de 1938 à 1946 et qui sont restées dans l’histoire du théâtre du Québec sous le nom de Fridolinades. Chaque revue est une suite de sketches, chansons, parodies et monologues sur les sujets les plus variées, dont la vie au Québec et au Canada, et la politique internationale.

Fridolin, portant un chandail bleu-blanc-rouge et armé de son slingshot (lance-pierres), fait fureur et bat tous les records d’assistance. Des dizaines d’expressions de Fridolin sont répétées par des gens issus de toutes les classes sociales.

À l’époque, la plus grande partie des productions théâtrales au Québec étaient d’origine française ou américaines. Les Fridolinades ont permis au public de s’identifier à des personnages familiers, leurs voisins, leurs amis, les membres de leur famille. Parmi les acteurs et actrices les plus connu(e)s de l’époque qui ont interprété Fridolin et son entourage, on peut citer: Olivette Thibault, Juliette Béliveau, Amanda Alarie, Huliett Huot, Henri Poitras et Fred Barry. Cependant, c’est son créateur, Gratien Gélinas lui-même, qui a interprété Fridolin le plus souvent.

Dès 1946, Gratien Gélinas crée de nouveaux personnages, plus proches de la nouvelle époque de l’après-guerre, soit Tit-Coq et Bousille, qui deviennent des personnages centraux, voire épiques, des premières manifestations de la satire sociale et politique au Québec.

Au fil des ans, Fridolin a été incarné à plusieurs reprises par des maîtres de la scène québécoise. Citons le Théâtre Denise-Pelletier, où, en 2005, Jean-Guy Legault a dépoussiéré Les Fridolinades tout en les adaptant aux temps modernes. Tit-Coq, de son côté, a été l’objet d’au moins une adaptation cinématographique.

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