Au Québec, du nombre total de 96 Municipalités régionales de comté, cinquante sont désignées des MRC à caractère rural.

Cette désignation s’est faite selon la loi 29 qui entra en vigueur le 21 juin 2001 et par cette désignation, les MRC à caractère rural se voient accorder les compétences obligatoires additionnelles, notamment :

  • La gestion de tous les cours d’eau municipaux, autant locaux que régionaux, ce qui permet d’élaborer et mettre sur pied une stratégie globale d’entretien et d’aménagement des cours d’eau à vocation agricole ;
  • L’évaluation foncière à l’égard de l’ensemble des municipalités locales de la MRC. Cette compétence sert à harmoniser les modes de gestion de l’économie dans la MRC.

D’autres compétences peuvent être également octroyées, par décret, à la demande de la MRC à caractère rural, soit:

  • la gestion des matières résiduelles ;
  • la politique de développement culturel, patrimonial, touristique ;
  • le transport adapté ;
  • la voirie locale (la voirie provinciale et fédérale relèvent de la compétence correspondante) ;
  • le partage du financement des logements sociaux ;
  • les modalités de gestion et de financement, d’équipements, d’infrastructures, de services et d’activités à caractère supralocal;
  • les parcs régionaux.

Également, depuis 2001, les MRC à caractère rural peuvent choisir d’élire leur préfet au suffrage direct, c’est-à-dire, le préfet peut être élu par l’ensemble de la population ( le préfet ainsi élu ne peut être un maire ou un conseiller municipal ).

Cependant, soulignons que c’est à l’administration d’une MRC à caractère rural de demander ou de ne pas demander ces compétences facultatives.

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