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Geoffrion est un gagnant

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Le nouvel instructeur du Canadien

Les cheveux frisés et arborant un habit beige de coupe impeccable, le nouvel instructeur du Canadien, Bernard Boum-Boum Geoffrion s’est présenté pour la première fois aux journalistes, hier (4 septembre 1979), avec la même verve que celle dont il fait preuve dans ses réclames télévisées.

Geoffrion a formellement accepté hier matin, un contrat de trois ans qui en fait le 16e instructeur du Canadien. L’annonce en a été faite au cours d’une conférence de presse au Forum.

Le successeur de Scotty Bowman qui atteindra les 49 ans en janvier prochain, a avoué que pour une rare fois dans sa vie, il avait les mains moites de nervosité. Mais ce fut le seul moment où il l’a laissé paraître.

« Je vais vous faire un aveu dès aujourd’hui, a-t-il dit. Je réalise aujourd’hui le plus grand rêve de ma vie. J’ai attendu ce moment pendant 12 ans et s’il l’avait fallu, j’aurais attendu pendant encore 20 ans ».

Jusqu’à hier, Geoffrion occupait le poste de vice-président des Flames d’Atlanta, équipe qu’il a dirigée derrière le banc à ses deux premières saisons et demie d’existence. Il est d’ailleurs retourné à Atlanta en fin de journée, afin d’y rejoindre son épouse Marlène. Il sera de retour à Montréal lundi prochain « pour le bon ».

Selon le directeur administratif Irving Grundman, Geoffrion a été choisi parmi une liste initiale d’une douzaine de candidats. Cette liste avait été rapidement ramenée à six, puis à trois après une étude plus approfondie. La décision finale a été prise dimanche soir. Même si M. Grandman a refusé de les nommer, les derniers candidats incluaient deux anciens joueurs du Canadien, Jacques Laperrière et Phil Goyette.

« Bernard avait toutes les qualités requises pour être instructeur de l’équipe, a-t-il précisé. C’est un gagnant. Il fait preuve de détermination depuis le jour où il a entrepris une carrière chez les juniors. Il est mon choix, et je suis certain que je ne me suis pas trompé.

Même si le nom de l’ancien allier droit circule depuis quelques semaines dans l’entourage du Forum, bien peu de gens y ont cru tant que sa nomination n’a pas été annoncée officiellement.

La candidature de Geoffrion, disait-on, était pleine d’embûches et d’aspects négatifs : sa personnalité n’avait rien de commun avec le portrait type taciturne, renfermé, de l’instructeur du Canadien. Son état de santé présument chancelant el le fait que son fils entreprend sa carrière cette saison avec le Tricolore étaient autant de raisons pour écarter sa candidature.

Geoffrion, on le sait, avait dû quitter son poste d’instructeur des Rangers de New York, après seulement la moitié de la saison 1968-69, parce que la pression le rendait victime d’ulcères. À Atlanta aussi, il dut abandonner son poste pour des questions de santé, même s’il a laissé entendre hier que c’est plutôt la direction des Flames qui l’aurait convaincu de sa maladie.

(C’est arrivé le 4 septembre 1979)

bernard geoffrion

Bernard Geoffrion. Photo : aucune licence nécessaire, photographie du domaine public

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