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Obésité et environnement

Obésité et environnement

Obésité et environnement

Environnement physique, social et économique contribue à l’obésité

Environ 50 % des Canadiens sont en surplus de poids – indice de masse corporelle supérieur à 25 ou obèses, – indice de masse corporelle supérieur à 30. On peut se consoler un peu en se disant que les Australiens ou les Américains sont bien pires, ayant déjà dépassé la barre des 60 % (aux États-Unis, on se dirige même vers un taux de 70 %).

Plusieurs spécialistes de la santé publique soulignent que cette situation fait empirer certaines maladies qui y sont fortement liées comme, en premier lieu, le diabète. Alors, ce qui nous intéresse, c’est de savoir comment éviter de grossir lorsque nous commençons à voir notre silhouette épaissir.

Le problème, c’est que nous vivons dans un environnement obésogène et son effet sur nous est spectaculaire. Pratiquement tout ce qui nous entoure est devenu un obstacle sérieux à nos bonnes intentions. Il n’y a que deux éléments qui ont changé positivement depuis les dernières décennies: le niveau d’éducation général et la quantité d’information disponible sur les conséquences de notre mode de vie.

En effet, les recherches montrent que les gens plus éduqués sont moins gros. Il se peut que c’est un marqueur qui indique que la personne est moins stressée, qu’elle a plus de temps, un meilleur environnement, qu’elle est plus riche et peut choisir de meilleurs produits, etc.

Malheureusement, ces deux facteurs ne suffisent pas et même plus d’information ne fait pas changer les comportements. Si c’était le cas, le problème de l’obésité aurait disparu depuis belle lurette.

On doit donc constater que le surplus de poids et l’obésité sont un phénomène social. Le mode de vie menant à un surplus de poids a tendance à être partagé par les membres d’un groupe de pairs, d’une famille, d’un réseau social. Les habitudes d’un groupe influencent donc les choix de chaque membre de ce groupe.

Ce sont ces soupers entre amis et l’alcool qui sont les surplus qui vous éloignent de votre poids santé. Et c’est là le plus difficile car il y a un aspect social à ces comportements. Comment résister à aller « prendre une bière » avec un ami de longue date et ne prendre que de l’eau? Comment résister à la pizza que votre conjoint a achetée et s’en tenir à une salade? Sans compter les visites aux restos, où on se dit qu’on ne prendra qu’un verre de vin, mais où vos amis vous tentent de convaincre que deux ou trois verres de vin de plus ne changera rien.

Bref, il ne s’agit pas seulement de savoir comment bien s’alimenter, mais aussi de se forger une conviction profonde de vouloir changer et tenter du même coup d’influencer vos amis et familles à changer eux aussi leurs habitudes. Pas facile de changer le monde!

Est-il possible de se battre, avec succès, contre cet l’environnement obésogène? On ne peut déclarer la poutine illégale et obliger le gouvernement à subventionne la culture des pommes et des navets plutôt que la production du porc.

Parfois, on peut choisir des amis ayant les habitudes qu’on aimerait adopter et modifier ainsi un premier élément de votre environnement social (par exemple, on peut se joindre à un groupe d’adeptes de la nourriture santé ou de la marche sportive sur facebook ou peu importe quel autre réseau). On peu s’abonner à un groupe de marche ou à un club de conditionnement…

Il est beaucoup plus difficile de modifier l’environnement économique, mais on peut modifier les choix alimentaires que nous impose l’environnement économique si on sait comment cuisiner. Cuisiner devient de moins en moins populaire; on n’a qu’à regarder les espaces réservés aux mets préparés congelés et/ou réfrigérés dans les épiceries. Mais on peut préparer un repas santé savoureux tous les jours, et en variant le menu tous les jours.

Les bonnes habitudes, c’est prendre le temps de se faire à manger et non des repas tout fait dans les comptoirs des super marchés. Il faut délaisser les boissons gazeuses, le sodium, utiliser le moins de conserve possible. Boire plus d’eau filtré, acheter quelques fruits et légumes bio, diversifier vos fruits et légumes.

Modifier l’environnement physique relève de l’exploit et de la vision à long terme. On devrait construire des pistes cyclables, des parcs avec un réseau de sentiers et ainsi de suite. Si vous n’avez rien de ça dans les environs, déménagez, changer du quartier, de ville, trouvez un endroit où vous aurez envie de marcher ou de courir en mettant le pied dehors. Ça, c’est un environnement qui vous aidera à surmonter l’obésité.

Mais il y a une foule de moyens pour se mettre à bouger: descendre quelques stations de métro plus tôt et marcher le reste du trajet, aller travailler en vélo (avec ou sans piste cyclable), jardiner, et bien plus.

L’important est de voir la relation individu-social comme étant dynamique. On est influencé par son groupe social, certes, mais on l’influence aussi. En modifiant nous habitudes de vie, on peut inspirer nos amis et les membres de notre famille à en faire autant.

Par Natella Yahyayeva

Références :

exercice physique

Exercices physiques, l'un des meilleurs moyens pour lutter contre l'obésité. Photo : © GrandQuebec

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