Sante

Euthanasie

Euthanasie

Aide au suicide et euthanasie

Au Québec, comme d’ailleurs un peu partout, des voix s’élèvent de temps en autre pour demander la décriminalisation de l’euthanasie et de l’aide au suicide pour les gens qui sont atteints d’une maladie dégénérative ou lourdement handicapées.

Effectivement, l’aide au suicide est illégale au Canada en vertu du Code criminel qui est de juridiction fédérale. De la même façon, l’euthanasie, c’est-à-dire le fait de donner intentionnellement la mort à autrui pour mettre fin à ses souffrances, n’est pas autorisée. Mais si l’aide au suicide et l’euthanasie n’est pas permise au Canada, dans certains pays, la situation est autre. En Oregon, États-Unis, des personnes majeures atteintes d’une maladie en phase terminale ont le droit d’obtenir l’aide d’un médecin pour se suicider. En Belgique et aux Pays-Bas, l’euthanasie effectuée par un médecin est autorisée à certaines conditions.

Au Canada, c’est en 1991 que le député néo-démocrate Chris Axworthy présente un projet de loi pour décriminaliser l’euthanasie dans certaines circonstances. En 1994, le député Svend Robinson, également du Parti neo-démocrate, proposé de légaliser l’aide au suicide fournie par un médecin à un malade en phase terminale. Les deux propositions sont rejetées.

En octobre 2005, Francine Lalonde, députée du Bloque québécois dépose un projet de loi sur le droit de mourir dignement. Mme Lalonde déclare que chaque personne lucide qui est confrontée à une fin de vie très pénible, souffrante, qu’elle considère indigne de ce qu’elle est, de la vie qu’elle a vécue, de sa condition de personne libre, doit pouvoir décider des conditions dans lesquelles elle veut mourir, y compris si elle veut être aidée à mourir… une personne peut plus facilement vivre pleinement une fin de vie de souffrance ou une vie de limitation extrême causée par un corps qui peut lui apparaître comme une prison si elle sait déjà que, lorsque cette vie lui paraîtra définitivement insupportable, elle pourra être aidée à y mettre fin dans la dignité.

En raison du déclenchement d’élections au Canada, il n’y a pas eu de vote sur ce projet de loi.

Aujourd’hui, environ trois Québécois sur quatre sont d’accord pour que l’euthanasie soit légalisée au Québec. Par exemple, un sondage Angus Reid Stratégies-La Presse, mené le 4 et 5 août 2009, a révélé que 31% des répondants se disent « fortement d’accord avec la légalisation de l’euthanasie et 46% sont « modérément d’accord », tandis que pas plus de 8% se disent « fortement en désaccord » et 9% sont « modérément en désaccord ». Mais une grande majorité de Québécois estiment que ce droit devrait toutefois être limité aux grands malades. Par ailleurs, près de la moitié des répondants estiment que les provinces devraient avoir le droit de déterminer si l’euthanasie est permise ou non, et 30% souhaitent que la question demeure de compétence fédérale. Le sondage a été mené auprès de 800 adultes. La marge d’erreur du sondage, fait en ligne, est de 3,5%.

Pour l’instant, l’arrêt des traitements est légal au Canada. Une personne pour qui les traitements n’apportent plus d’effets bénéfiques peut demander à ce qu’ils soient interrompus. Ses parents peuvent également cesser de le faire. Dans la même optique, au Canada, il est permis de cesser d’alimenter et d’hydrater un malade en fin de vie.

Admettons toutefois que on constate un manque de ressources et un manque de soutien social et médical à des personnes désespérées qui aident un proche malade ou lourdement handicapé à mourir.

Force est d’admettre aussi que pas moins de 81% des répondants du sondage de la Fédération des médecins spécialistes du Québec ou FMSQ sont d’avis que l’euthanasie (qu’il ne faut pas confondre avec le suicide assisté) est déjà pratique dans les hôpitaux québécois. Les médecins qui la pratiquent pensent bien faire, mais comme la procédure n’est pas permise par la loi, ils décident de ne rien dire. On considère pourtant que la sédation palliative, qui consiste à injecter de fortes doses de morphine aux patients en fin de vie dont les traitements ont cessé, est la forme d’euthanasie la plus répandue. Le débranchement d’une personne polytraumatisée en état de mort cérébrale est également un cas d’euthanasie. Mais ce thème est loin d’être éclairci. Par exemple, il est plus facile de gérer un cas d’un patient en état de mort cérébrale que celui d’un patient en phase terminale du cancer.

En tout cas, le Collège des médecins du Québec qui se prononce pour un débat sur l’euthanasie, aura l’appui de la population dans sa démarche.

Par ElBa.

Femme crucifiée

Femme crucifiée

Une femme crucifiée. Sculpture d’Almuth Lutkenhaus, 1976. Photographie de Megan Jorgensen

5 Comments

  1. BDNf

    2012/02/15 at 3:44

    De grandes sections sont carrément plagiées sur un texte de Brigitte Saint-Pierre dans Le Devoir datant de 2007 : ledevoir.com/societe/sante/145819/aide-au-suicide-et-euthanasie-pas-de-vide-juridique

  2. Denise Lagarde

    2012/02/15 at 4:20

    Je trouve qu’il y a méprise pour le grand public au sujet de l’euthanasie. Les soins palliatifs…NE SONT PAS L’EUTHANASIE ! Si en arrêtant les médicaments pour combattre la maladie et que la personne choisie de laisser aller le court des choses mais accepte les soins de confort qui est de souffrir le moins possible, CE N’EST PAS L’EUTHANASIE ! La maladie n’étant pas soignée, le temps d’arrêt de la vie est là. Merci pour m’avoir donné le droit de parole.

  3. Maude Leblanc

    2013/09/25 at 5:56

    Est-ce que je peux me fier sur ces écrits pour faire mon travail de session sur l’euthanasie?

  4. Émilie Bernard

    2013/09/26 at 9:53

    Ce site est-il une bonne référence pour faire un travail de session

  5. Moreira

    2013/12/02 at 6:05

    J,attends que l,euthanasie soit acceptée ici pour pouvoir m,en prévaloir. Je ne veux pas être là, à atendre que la mort vienne dans cette anxiété.
    J,ai le cancer en phase terminal.
    C,est mon dernier traitement.
    Je n,ai pas de vie! -Tannée,tannée…
    Je ne réagi a aucun des traitements qui m,ont été prodigués, jusqu,ici. Les intestins ne fonctionnent presque pas.
    Donner la morfine en dose fortes ou, utiliser un méthode plus rapide, pour aboutir au même résultat, être là amorphe, amer, ce n,est plutôt de l,hipocrisie pure?
    C,est comme l,abortement! On le fait en cachette…ou alors, on va le faire ailheurs. Encore là, pour ceux qui on les sous pour…
    C,est toujours la même histoire en tous les domaines!
    Pour quand la transparence?
    Déjà qu,on ne choisi pas de venir à ce monde au moins, qu,on nous laisse partir comme on veut, en toute segurité surtout, non?. Mes animaux, je ne les ai jamais laisser souffir!

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