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Arrêter de fumer

Arrêter de fumer

Fumer : des conseils pour arrêter

Arrêter de fumer est très difficile, parce qu’une dépendance à la nicotine se développe chez les fumeurs. Pour arrêter de fumer, chaque personne doit trouver la méthode adaptée à ses besoins, mais il y existe quelques trucs qui permettent d’optimiser les chances de réussite.

Préparation psychologique : Le fumeur qui décide d’arrêter doit avoir intégré l’idée que la cigarette ne lui procure pas de plaisir : elle comble uniquement un manque de nicotine en stimulant la libération de dopamine (un neurotransmetteur). Lors de l’arrêt du tabac, il est important de comprendre qu’on n’a pas besoin d’une cigarette mais bien du pic de dopamine qu’elle procure grâce à son apport en nicotine. C’est en cela que le tabac est une drogue.

Que vous décidiez d’arrêter du jour au lendemain ou progressivement, l’arrêt du tabac doit passer par plusieurs étapes d'ordre psychologique. Pour beaucoup de fumeurs, le tabac fait partie d’un rituel quotidien duquel ils doivent « faire le deuil ».

Pour commencer, il est essentiel de se désengager de certains réflexes  comme fumer, fumer pendant une pause au travail, après les repas, autour d’un verre entre amis, etc…

Commencez par identifier les cigarettes fumées par habitude et celles qui vous font vraiment plaisir (en gardant tout de même à l’esprit que toutes les envies de cigarettes sont liées à un manque de nicotine).

Les bénéfices : Lorsqu'on arrête de fumer, il faut prendre en considération les bénéfices que cela aura sur la santé. On sait que le tabac est responsable de nombreux troubles graves comme les maladies cardiovasculaires, les cancers, et notamment le cancer du poumon, l’infertilité ou la bronchite chronique. L'arrêt du tabac peut corriger ces risques accrus. Par exemple, le risque d'infarctus diminue dans les jours qui suivent l’arrêt de la cigarette. Un an après avoir cessé de fumer, le risque est diminué de moitié. Après 5 ans d'abstinence, le risque est le même que celui d'une personne qui n'a jamais fumé. Cesser de fumer permet aussi de retrouver un souffle normal, une motivation importante surtout si l’on est sportif.

Le bilan « coûts-avantages » de l’arrêt du tabac : Prenez en compte le facteur financier et les économies que l’arrêt du tabac permet de réaliser. Mettez de côté l’argent économisé et offrez-vous quelque chose qui vous fait vraiment plaisir et qui limitera ainsi la frustration pouvant faire suite à l’arrêt du tabac.

Abolir les idées fausses : Contrairement à ce qu’on croit, la cigarette n’a pas d’effet déstressant. La plupart des fumeurs affirment que fumer aide à se détendre, ce qui est faux car il a été prouvé que les fumeurs sont environ cinq fois plus à risque de souffrir d’anxiété. En fait, l’envie de fumer naît lorsque l’organisme manque de nicotine. Fumer ne fait qu’apaiser ce manque mais ne détend pas.

Fixer une date pour arrêter de fumer : C’est un moyen de prévenir ses proches et de les conditionner en même temps que soi-même à ce changement. Certains fumeurs auront même tendance à vous proposer une cigarette afin de se décharger de la culpabilité de fumer. La dernière cigarette doit être fumée en toute conscience, en réalisant que c’est bel et bien la fin d’une époque.

Le tabac et le cancer

Le tabac est associé à 13 différents types de cancers : cancer du poumon, de la bouche, de la gorge, de la cavité nasale, des sinus, de l’oesophage, de l’estomac, du pancréas, du foie, de la vessie, des reins, du col de l’utérus et du sang (leucémie myéloïde). En fait, l’usage du tabac est la plus importante cause connue de cancer. Il est nocif, peu importe la façon dont il est consommé : cigarettes, cigares, bidis (cigarettes indiennes), tabac à chiquer, etc. De plus, il atteint aussi les personnes exposées à la fumée secondaire. Les impacts du tabagisme passif chez les nourrissons et les enfants sont bien documentés.

La fumée de la cigarette est une véritable « usine chimique ». Elle contient 4 000 substances différentes, tels du benzène, du monoxyde de carbone, de l'oxyde d'azote, de l'acide cyanhydrique, de l'ammoniac, du mercure, du plomb, du chrome et du cadmium, un polluant qui met 70 ans à s’évacuer de l’organisme.

Outre le fait d’être inhalées, ces particules polluantes demeurent en suspension dans l’air. C’est pourquoi on devrait s’abstenir de fumer à l’intérieur. Ouvrir la fenêtre n’est pas suffisant. De plus en plus, on parle d’ailleurs d’un tabagisme de troisième main (ou ultrapassif), en faisant référence aux particules cancérigènes qui restent dans l’environnement, en se collant aux meubles, aux tissus, aux objets, mais qui, à la moindre vibration, retournent en suspension dans l’air.

C’est vrai que l’on trouve des personnes qui, même en prenant des risques quant à leur santé, vont vivre jusqu’à 90 ans et plus. Mais, elles sont des exceptions. En moyenne, on constate que ce sont habituellement les gens qui ont un mode de vie équilibré qui vivent le plus longtemps.

Il semble que les fumeurs de marijuana et de narguilé sont exposés aux mêmes risques. Dès que l’on respire des produits de la combustion de ces éléments, on s’expose à des molécules cancérigènes.

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« Il n'est jamais toujours trop tard pour cesser de fumer. » (citations de Megan Jorgensen). Image : © Megan Jorgensen

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