Saguenay-Lac-St-Jean

Arvida

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Arvida

C’est en 1925 que l’entreprise Alcoa (abréviation de l’Aluminium Company of America) commence à construire la ville fermée d’Arvida, un bel exemple de ces villes industrielles planifiées qui voient le jour au Québec dans la première moitié du XXe siècle. Cette ville se trouve sur un plateau entre Chicoutimi et la «vieille» Jonquière.

Elle est constituée civilement en 1927. Le nom de la ville d’Arvida représente un autre bel exemple, cette fois de l’amour propre du président d’Alcoa, M. Arthur Vinning Davis, dont les initiales ont servi à former le nom de la ville (en fait, plusieurs municipalités du Québec étaient nommées d’après des personnalités politiques et industrielles).

La charte d’Arvida, approuvée en 1926, constatait que la compagnie Alcoa gérait les différents aspects de la vie quotidienne, depuis l’aménagement urbain jusqu’à l’éducation. Cette situation n’était pas une exception dans la vie sociale québécoise et ce n’est que vers la fin des années 1950 que les villes fermées commencent à changer (voir notre article sur les Villes Fermées).

Arvida est conçue pour loger les employés de l’usine d’aluminium la plus grande au monde qui commence sa production en 1928. La ville a été construite selon des plans minutieux, avec de larges rues, des établissements de loisir tels le Palace d’Arvida ou le Foyers des Loisirs, des églises (quatre au total !), des écoles et des centres de santé. On y trouve également un pont d’aluminium symbole de la puissance de l’entreprise York (anciennement nommée Alcoa) le seul pont d’aluminium au monde jusqu’à nos jours. En 1942, en pleine guerre mondiale, quand les alliés ont besoin d’aluminium en très grandes quantités, York fait construire la centrale hydroélectrique de Shipshaw sur la rivière de Saguenay. À l’époque, c’était la plus puissante centrale au monde (en fait, c’était la deuxième centrale hydro-électrique implantée ici).

Au milieu des années 1930, Arvida comptait plus de 15 mille résidents et ce nombre n’a jamais été dépassé, même si dans les années 1950, l’usine d’aluminium employait plus de 7500 ouvriers. En effet, les moyens de transports ayant été améliorés, certains habitaient déjà dans les villes avoisinantes. En 1975, la ville d’Arvida fusionne avec les villes de Jonquière et de Kénogami pour former la nouvelle ville de Jonquière et en 2002 cette ville devient une partie de la ville de Saguenay.

Ici se termine l’histoire indépendante d’une de ces villes créées et développées pour les besoins de l’industrie et de ses employés. Elles ont connu leur heure de gloire et disparaissent peu à peu.

Au moins, Arvida conserve sa vocation résidentielle, tandis que plusieurs autres villes (par exemple, la ville de Gagnon) ont simplement disparu ou ont changé de vocation, devenant des villes touristiques (comme Val-Jalbert).

Arvida compte les quartiers ou secteurs de Dubose, Plateau Deschênes, des Fleurs, Sint-Jacques, Langelier, Saint-Mathias, Saint-Philippe et Sainte-Thérèse.

Voir aussi :

3 Comments

  1. Émilie Lachance

    2010/07/16 at 2:14

    Seulement pour vous dire qu’il y a quelques fautes de frappe dans le texte et il faudrait y remédier.
    Merci.

  2. Gérard-Raymond

    2012/03/15 at 12:51

    Je cherche des motel a Arvida prov.québec

  3. buisine

    2012/12/15 at 2:12

    Marin embarque sur la fregate L’AVENTURE (marine nationale Francaise), j’ai visite l’usine d’aluminium d’ARVIDA en 1960.Notre escale a CHICOUTIMI nous a permis de visiter ces superbes sites autour du lac ST JEAN .Superbe pays que vous avez!

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