Montréal
Le quart de la population du Québec, soit presque 1,9 million de personnes, habite à Montréal, une île d’une superficie de 500 kilomètres carrés qui est le centre industriel, scientifique et intellectuel du Québec. Région bénéficiant d’une vie culturelle intense, siège de plusieurs universités francophones et anglophones, Montréal a également acquis une renommée mondiale pour ses grands festivals de cinéma, de jazz, d’humour, de feux d’artifice, et autres.
La première description de l’Île de Montréal apparaît dans les récits des deux voyages du navigateur Jacques Cartier aux “Indes Occidentales”, même si l’Île y figure sous le nom de Terre d’Hochelaga. Presqu’un siècle plus tard, en 1611, Samuel de Champlain décrit une nouvelle fois cette île et la propose comme site d’une future colonie.
Puis, trois décennies plus tard, le 17 mai 1642, Paul de Chomedey de Maisonneuve fonde Ville-Marie. Mais au début du XVIIIe siècle, le nom Montréal supplante celui de Ville-Marie (mentionnons que dès 1612, Samuel de Champlain dressa une carte de la Nouvelle-France dans laquelle le toponyme Montréal était déjà utilisé).
En 1760, la ville passe sous domination anglaise. En novembre 1775, les Américains occupent Montréal et tentent de soulever la population contre la métropole britannique, mais sans succès.

Entre 1812 et 1814, lorsque la guerre sévit à nouveau entre l’Angleterre et les États-Unis, les Américains remontent jusqu’à Montréal et tentent encore une fois de soulever ses habitants contre les autorités britanniques, mais la population demeure neutre.
Dans la première moitié du XIXe siècle, grâce à l’arrivée massive de colons de langue anglaise, la population de la ville devient majoritairement anglophone. C’est à cette époque que la population de Montréal dépasse celle de Québec et que la ville devient la plus importante de la province.
En 1843, Montréal est choisie comme capitale du Canada Uni. Au cours des décennies suivantes, une forte industrialisation la hisse au rang de métropole du Canada. Montréal connaît alors une véritable explosion démographique attribuable à l’immigration et à l’exode rural. C’est avec l’arrivée de nombreux Canadiens français que Montréal redevient majoritairement francophone. Des quartiers ouvriers se développent, comme Saint Henri, Verdun, Moncland et autres.
À Montréal, les francophones représentent aujourd’hui 55% de la population et les anglophones 20% (la population anglophone est cependant plus nombreuse du fait de l’apport de certaines communautés allophones). Cependant, Montréal est la deuxième plus grande ville francophone du monde après Paris.
Le revenu annuel moyen par habitant à Montréal est aujourd’hui de 30 014 $.
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