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Traité de canalisation défait

Traité de canalisation défait

Le traité de la canalisation est défait

Le 14 mars 1934, le Sénat des États-Unis a rejeté le traité de canalisation du Saint-Laurent. Le vote a été de 46 voix contre 42.

Le président Roosevelt a affirmé immédiatement que la canalisation du Saint-Laurent s’effectuerait, quelque soit la décision du Sénat. Mais il a exprimé ses craints : un vote désapprobateur du Sénat a placé la canalisation entièrement entre les mains du gouvernement canadien.

Le président américain a fait cette déclaration au moment où la Chambre haute achevait son débat sur le traité et les chefs démocrates prédisaient une défaite.

M. Roosevelt a dit que la canalisation du Saint-Laurent ne pouvait pas être empêchée, pare qu’elle était une amélioration naturelle et que, par conséquent, si les États-Unis refusaient d’y participer, elle resterait à faire par le Canada, qui en retirerait tous les avantages.

Un échec ne voudrait pas dire abandon, mais révision du traité

La défaite du projet au Sénat ne signifie pas nécessairement son abandon, mais elle indique que sa ratification est impossible sans une révision substantielle, a dit un représentant du Canada.

Le traité de la canalisation a été à l’étude au Sénat depuis le 19 janvier 1933. Il fut négocié au cours d’une série de conférences qui se terminèrent par la signature du traité à Washington, le 18 juillet 1932. Le président exprima son opinion sur la question dans un message officiel, le 10 janvier 1934. «Des raisons d’État de grande envergure, disait-il dans ce message, me poussent à recommander sans hésitation la ratification du traité».

Il fut un temps où l’administration n’eut besoin que de cinq votes pour emporter la majorité de deux tiers, mais l’opposition est devenue beaucoup plus forte depuis cette époque.

La plus grande partie des travaux dans le traité s’effectuerait à cette section du fleuve Saint-Laurent qui forme la frontière entre l’État de New York et la province d’Ontario.

Le traité est divisé en deux parties, l'une traitant de la navigation et l’autre du harnachement de l’énergie électrique. La part des dépenses attribuée aux États-Unis se monte à $ 272, 453,000 environ, y compris l’exploitation de 1, 100,000 H.P. Sur cette somme, l’État de New York est invité à payer $89, 726,750 en cotisation pour les avantages qu’il retirera de cette exploitation. Les États-Unis n’auront aucune dépense à faire quant aux entreprises qui seront faites en territoire canadien.

Le rapport des ingénieurs qui étudièrent le projet a confirmé que trente villes américaines situées au bord des grands lacs deviendraient des ports de mer lorsque la canalisation serait terminée. Les océaniques pourraient alors remonter une distance de plus de 3,570 milles à l’intérieur du continent.

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