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Système bancaire canadien et américan

Système bancaire canadien et américan

Système bancaire canadien et américain

Au Canada, à l’opposé des États-Unis, le système financier fut influencé dès ses débuts par le modèle britannique qui préconisait une limitation du nombre d’institutions bancaires.

D’ailleurs, la mise en place d’un régime de banques à succursales était la solution logique pour Canada, pais avec une population disséminée dans de petits villages sur un immense territoire. Ainsi, grâce à sa vaste portée géographique, le système bancaire canadien permet de canaliser des capitaux levés d’un océan à l’autre pour assurer la disponibilité du crédit dans toutes les régions et pour répondre à la demande des services financiers là où cette demande se manifeste. Cette structure bancaire diffère du système bancaire des États-Unis, ou les banques sont établies par État.

Au Canada, la masse imposante des dépôts ajoute à la stabilité des banques et à la sécurité des fonds des épargnants. Par ailleurs, chaque banque peut mettre l’ensemble de ses ressources à la disposition de toutes les succursales. Ainsi, une banque peut toujours faire face à des situations imprévisibles. Déjà en 1907, un passage de l’étude menée par la US National Monergol Commission sur le système bancaire canadien, par suite de la crise qui a frappé les banques américaines, admet que le système bancaire canadien est beaucoup plus efficace que celui de son voisin du sud.

Au fait, le système bancaire canadien est le meilleur outil pour lancer un emprunt à l’échelle nationale et à mobiliser des capitaux sur les marchés financiers du pais et à l’étranger. Ce système permet de régir sans délais à tous les zigzags des marchés et aux crises économiques et politiques, peu importe leur envergure (même que personne ne nie les effets négatifs qu’une crise peut causer à l’économie du pais). Bref, le système bancaire canadien est très serré et régulé et une dizaine de banques concentre la plupart de la masse monétaire en circulation.

C’est en partie cette réalité qui explique la réglementation sévère du système financier canadien. Si une seule grande banque fait faillite, ce sera l’ensemble de l’économie canadienne qui pourrait la suivre. Aux États-Unis, pourtant, la situation est très différente et on y compte quelques 7 000 banques (ce nombre change toujours). La plupart sont des banques locales présentes dans un seul état américain ou dans deux, trois ou, à la rigueur, cinq états (mais aujourd’hui, les quatre plus grandes banques américaines – Bank of America, Citigroup, JP Morgan et Wells Fargo possèdent 40% du marché bancaire américain après des acquisitions de banques en défaut lors de la dernière crise.

Par ElBa

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Times Square New York. Photo : Megan Jorgensen

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