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Rivière Humber

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Rivière Humber

D’une longueur d’environ 100 kilomètres, la rivière Humber est une rivière qui coule en Ontario et traverse la ville de Toronto pour se jeter dans le lac Ontario. La rivière Humber a une longueur de 100 km. Le cours supérieur du Humber traverse les rochers anciens de l’escarpement du Niagara et les collines morainiques d’Oak Ridges, avec des forêts caroliniennes et de vastes terres agricoles, avant de serpenter à travers la région métropolitaine de Toronto.

Le long de la rivière Humber, un exceptionnel réseau de corridors de verdure préserve l’historique Toronto Carrying Place Trai. Les eaux claires du Humber regorgent d’ombles de fontaine, tandis que ses terres humides hébergent un grand nombre d’oiseaux et de grenouilles.

La rivière Humber a toujours joué un rôle décisif dans la vie des résidents du sud de l’actuelle province de l’Ontario. En effet, les fouilles archéologiques nous donnent une idée assez claire de la manière dont se sont déroulés les mouvements de population le long de la rivière : les établissements autochtones s’y sont implantés en trois grandes vagues. Les premiers habitants de ses rives furent les Paléo-Indiens qui y ont vécu entre le dixième et le septième millénaire avant notre ère. Une deuxième vague – les peuples de la période archaïque – s’est installée sur le site entre le septième et le premier millénaire avant notre ère. Établis sur les rives pendant les pêches et les cueillettes de la bonne saison, ils émigraient à l’intérieur des forêts pendant l’hiver pour chasser et profiter de la protection des arbres. Ensuite débute la période Woodland, qui a duré de mille ans avant notre ère à mille ans après notre ère. Pendant cette période, les Autochtones commencent à utiliser les arcs et les flèches et à s’adonner à l’agriculture, ce qui permet leur regroupement en gros villages. Comme leurs prédécesseurs, ils utilisent le Portage de Toronto, c’est-à-dire le sentier qui courait le long de la rivière Humber, du lac Ontario au sud, au lac Simcoe et aux Grands Lacs supérieurs au nord.

En 1615, Étienne Brûlé, le premier Européen, explore ces terres au moment que ce territoire est devenu un territoire de chasse, de pêche et de cueillette des Hurons (Wendats) qui, au nombre de 20 000 environ, habitaient dans six villages au nord du lac Simcoe.

En 1649, les Hurons seront anéantis par des Iroquois membres de la Confédération des Cinq Nations (Mohawks, Oneidas, Onondagas, Cayugas et Sénécas) qui occupent à leur tour la région de la Humber. À partir de 1660, on signale ainsi la présence de Teiaiagon, un gros village sénéca sur un escarpement de la rivière Humber, du côté est, non loin de son embouchure. Ces terres étant fertiles, on y plantait surtout du maïs, des citrouilles, des haricots et du tabac (Un autre gros village sénéca, Ganatsekwyagon, occupait les rives de la rivière Rouge, plus à l’est). Vers la fin du siècle, les sénécas font place aux Mississaugas, des Ojibwés de la famille algonquienne qui se déplaçaient dans le bassin de la Humber selon les saisons et les ressources disponibles.

À la suite d’Étienne Brûlé, plusieurs voyageurs européens y ont fait halte : commerçants, traiteurs de fourrures, explorateurs et missionnaires – dont le père récollet Louis Hennepin en 1678 et l’explorateur René-Robert Cavelier de La Salle en 1680.

Le Portage de Toronto, qui désignait alors tout le parcours le long de la rivière, est ainsi devenu un important maillon dans le réseau de commerce et de communication des nouveaux arrivants.

Reconnaissant la valeur stratégique de la rivière Humber, les Français y établirent trois forts : le fort Douville en 1720, le fort de Portneuf en 1749 et un troisième en 1750, le fort Rouillé, non loin de l’embouchure de la rivière, sur les bords du lac Ontario (le fort Rouillé, le plus grand des trois forts, fut incendié lors de la retraite militaire française de 1759).

En 1816, un grand marchand, homme politique, fonctionnaire, juge et propriétaire foncier de la nouvelle ville de York, Jacques Baby, sollicite du lieutenant-gouverneur John Graves Simcoe le site de l’ancien fort Douville pour y établir sa maison de campagne. Aujourd’hui Baby Point est un quartier particulièrement chic.

Pendant les premières décennies du développement de la ville de York, la ville de Toronto actuelle, la rivière Humber fut un peu délaissée au profit de la rivière Don. Ce n’est qu’après la guerre de 1812, lorsque des Loyalistes ainsi que des immigrants allemands, écossais et irlandais s’y établissent, que la Humber entame son urbanisation. On construisit successivement plusieurs scieries et moulins sur la rivière, ainsi que des maisons d’habitation. Cette habitude ne cesse qu’en 1954, à la suite des importants dommages causés par l’ouragan Hazel.

Pendant des années, la rivière Humber ne faisait pas partie de la ville de Toronto. Jusqu’au commencement du 20e siècle, on y était encore « à la campagne ».

Aujourd’hui, la rivière fait partie intégrante de la métropole torontoise. Elle se redéveloppe en un vaste parc naturel qui, avec la rivière Don, forme deux poumons verts qui traversent la ville de Toronto du nord au sud jusqu’au lac Ontario.

La rivière Humber a été inscrite comme Rivière du Patrimoine canadien le 25 septembre 1999.

Rivière Humber

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Rivière Humber. Photo : Megan Jorgensen

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Rivière Humber. Photo : Megan Jorgensen

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