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Le mystère d’Amelia Earhart

Le mystère d’Amelia Earhart

Amelia Earhart traverse l’Atlantique

Le Friendship descend au pays de Galles

Le puissant hydravion descend dans l’estuaire de Burry, faute d’essence, et Mlle Amelia Earhart a l’honneur d’être la première femme à survoler l’Atlantique. Une randonnée en 20 heures et 49 minutes.

Texte publié dans les médias le 18 juin 1928 :

Le premier survol de l’océan Atlantique par une femme est un fait accompli. L’hydravion Friendship portant Mlle Amelia Earhart, le pilote Wilmer Stultz et le mécanicien Louis Gordon, a opéré sa descente, selon une dépêche de l’Association de la presse (note : Associated Press?), dans l’estuaire de Burry, au large de Burryport, Pays de Galles, à 12 heures 40 du matin, temps normal de l’est), soit exactement 20 heures et 40 minutes après son ascension, à Trepassey, Terre-Neuve.

Vers 11 heures du matin, le gros monoplan à trois moteurs et à pontons avait été signalé à 75 milles au sud-est de Cobh, en Irlande, par le steamer américain America.

Pendant que toute l’Angleterre et toute l’Irlande attendaient impatiemment le matin du 18 juin 1928, l’occasion d’accueillir avec enthousiasme les aviateurs du Friendship, Mlle Amelia Earhart, la première femme à survoler l’Atlantique et ses deux compagnons descendaient, peu après midi, dans l’estuaire de Burry. C’était une descente inattendue. Burryport est située à 130 milles approximativement de Southampton qui était l’objectif des oiseaux américains. Le capitaine George Fried, commandant de l’America, avait signalé le Friendship à 75 milles au sud-est de Queenstown.

Au-dessus de l’America

L’America a envoyé le message suivant : À 75 mille au sud-est de Queenstown (Cobh), l’hydravion Friendship Ux-4204 a survolé l’America et a essayé de lancer à bord du vaisseau, mais sans succès, deux notes. L’aéroplane a pris ensuite la direction du nord (Signé Fried).

Ux-2404 est le numéro du gouvernail du Friendship. Le message de l’America n’indiquait pas l’heure du passage de l’aéroplane.

Un gros bateau automobile portant 400 gallons de gazoline est parti du port de Valencia (Dublin) à 10 heures du matin pour aller à la rencontre du Friendship. Il lui aurait donné de l’essence s’il l’avait rencontré et lui en avait demandé.

Le monoplan Friendship est descendu de l’estuaire de Burry, sur la côte du Curmarthenshire, parce qu’il manquait d’essence. Les aviateurs semblaient bien portants lorsqu’ils ont été transportés sur la rive par un canot automobile. Ils ne paraissaient pas fatigués par leur raid de 2000 mille.

Le Columbia attend

La rumeur dit que le projet de vol transatlantique de Mlle Mabel Boll sera abandonné en vue du succès de Mlle Amelia Earhart. Mais la confirmation de cette rumeur ne peut pas être obtenue.

Le monoplan Columbia ne bougeait pas aujourd’hui, car les aviateurs n’avaient pas encore pris de décision définitive, alors que les dépêches annonçaient l’arrivée du Friendship dans le Pays de Galles.

Le capitaine Olivier LeBoutillier, pilote, et le capitaine Arthur Argles, assistant-pilote, ont appris la nouvelle avant Mme Mabel Boll.

Mlle Boll voulait être la première femme à survoler l’Atlantique.

Amelia Earhart à l’assaut d’un nouvel exploit

Amelia Earhart a annoncé par son appareil de sans fil à 8 h 20 hier soir (11 janvier 1935) que tout allait bien.

Amelia Earhart Putnam, la seule aviatrice qui ait traversé l’Océan Atlantique en solitaire, s’est envolée hier soir d’Hawaï dans une randonnée à travers l’océan Pacifique, randonnée longue de 2400 milles, jusqu’à la Californie. Jamais aucun aviateur n’a encore tenté ce voyage en solitaire.

Bien qu’il tombait une forte pluie qui couvrait de boue l’aérodrome de Wheeler, Amalia Earhart monta dans les airs à 4 h 45 pm en direction à Oakland.

(Amelia Earhart s’est perdue en mer et n’a pas été retrouvée).

Le mystère Earhart éclairci ?

La célèbre aviatrice américaine Amelia Earhart, disparue en mer il y a 55 ans, a de toute évidence effectué un atterrissage d’urgence sur un atoll du Pacifique, où elle a trouvé la mort, a affirmé hier (le 16 mars 1992), à Washington, Richard Gillespie, directeur exécutif du Tighar, un groupe international de recherche d’avions historiques.

Gillespie a produit un morceau de fuselage, une antenne radio et la semelle d’une chaussure à la pointure de l’aviatrice, retrouvés sur le minuscule atoll de Nikumaroro, à l’ouest des îles Phénix, à mi-chemin entre Hawaï et la Nouvelle-Guinée.

Amelia Earhart et son navigateur, Fred Noowan, avaient été portés disparus le 2 juillet 1937, alors qu’ils tentaient d’effectuer le premier tour du monde aérien à bord d’un bimoteur Lockheed 10-E Electra. Parti de Nouvelle-Guinée, l’équipage n’était jamais arrivé à l’île de Howland, qui devait constituer une escale dans sa tentative de rejoindre Honolulu, puis Oakland (Californie).

La disparition d’Amelia Earhart avait cause une émotion considérable dans le monde et déclenché des recherches à grande échelle, qui ne donnèrent jamais de résultats.

Selon la théorie de Gillespie, Amelia Earhart, sachant que ses réserves de carburant ne lui permettraient pas de rejoindre l’île de Howland, s’était orientée directement vers le soleil levant, ce qui l’aurait amenée au-dessus de l’atoll de Nikumaroro.

Elle aurait facilement atterri sur un récif de corail sans aspérités, et son coéquipier et elle trouvèrent une abondance de poissons, de crabes et d’autres aliments, mais l’île ne possédait pas d’eau fraîche, et, avec une température diurne atteignant souvent près de 50 degrés, les deux aviateurs ne pouvaient survivre qu’une semaine au maximum.

Amélia Earhart
Amelia Earhart. Photographie du domaine public.

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