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Les Maritimes

Les Maritimes

Historique des Maritimes

De nombreux Européens, notamment des Basques et des Irlandais, pêchent déjà sur les côtes atlantiques, principalement celles de Terre-Neuve, aux XVe et XVIe siècles.

Ensuite, en 1534, lors de son premier voyage au Canada, Jacques Cartier a clairement souligné l’existence des Îles du Prince-Édouard et de Terre-Neuve.

C’est en 1604 que Samuel de Champlain installe finalement une colonie française à l’île Sainte-Croix, puis à Port-Royal l’année suivante, marquant ainsi le début de la colonisation française en Amérique du Nord. Cette région qui est connue à l’époque sous l’appellation Acadie (avec l’île de Saint-Jean) et qui est composée aujourd’hui des provinces de l’Île du Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse et Nouveau-Brunswick, est alors peuplée par les Micmacs tandis que les Inuits fréquentent le territoire de Terre-Neuve et du Labrador.

Au cours du XVIIe siècle, l’Acadie change constamment de mains, étant tour à tour possession française et anglaise.

Le nom Nouvelle-Écosse (Nova Scotia) apparaît à un moment où l’Acadie appartient à la Grande Bretagne et en 1713, la France cède définitivement l’Acadie à l’Angleterre par le traité d’Utrecht, de même que Terre-Neuve. Désormais, les Français se consacrent au développement et à la colonisation de l’île Saint-Jean et de l’île Royale. Pour développer la colonie et pour la protéger, la France fonde Louisbourg, ville-forteresse.

Jusqu’aux années 1750, l’Angleterre ne cherche pas à coloniser l’Acadie, désormais Nouvelle-Écosse et c’est en 1749 que l’empire britannique fonde Halifax. Afin d’y installer des colons d’origine britannique et de s’assurer du soutien de la population, le gouvernement britannique entreprend, en 1755, la déportation des Acadiens, soit de tous les gens d’origine française qui conservent la foi catholique. Alors, près de 75% de la population est déportée dans les Treize colonies (Nouvelle-Angleterre), dont une partie gagne la Louisiane. Un grand nombre de ces malheureux sont renvoyés en France, alors que d’autres parviennent à s’enfuir, notamment en Nouvelle-France.

bouctouche

Le pays de la Sagouine, à Bouctouche au Nouveau-Brunswick. Une reproduction unique d'un village acadien, inspiré par Antoine Maillet, un écrivain bien connu localement.  On y découvre la chaleureuse culture acadienne pendant chaque été lorsque le village anime les visiteurs avec des pièces de théâtre, de la musique, des comédies et de la danse. Photo : © VoyageCanada

Le traité de Paris en 1763, marquant la fin de la guerre de Sept Ans, consacre la cession de l’ensemble de la colonie française à l’Angleterre, dont l’île Royale et l’île Saint-Jean perdues depuis 1758, et la fin de toute la Nouvelle-France. Seules les îles de Saint-Pierre et Miquelon, au large de Terre-Neuve, demeurent françaises.

Après la Conquête, la guerre d’indépendance américaine amène de nombreux loyalistes américains en Nouvelle-Écosse, ce qui conduit, en 1784, à la création de nouvelles colonies sur ce territoire, soit le Nouveau-Brunswick et le Cap-Breton.

L’île Saint-Jean, détachée quant à elle de la Nouvelle-Écosse en 1769, est renommée Île-du-Prince-Édouard en 1799.

En 1864, la conférence de Charlottetown doit d’abord réunir les seules colonies des Maritimes désirant discuter d’une possible fédération. Cependant, le Canada-Uni (union entre le Québec et l’Ontario ou plutôt les colonies du Bas et du Haut Canada) se joignent à la discussion qui mène à la création, en 1867, du Dominion du Canada composé du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, du Québec et de l’Ontario. Terre-Neuve et l’Île-du-Prince-Édouard décident cependant de rester hors de la Confédération canadienne et être gouvernés par Londres directement.

Un peu plus tard, en 1873, des pressions économiques et politiques forcent l’entrée de l’Île-du-Prince-Édouard dans la Confédération. Terre-Neuve (aujourd’hui, Terre-Neuve-et-Labrador) devient une province canadienne le 31 mars 1949, à la suite de deux référendums tenus auprès de sa population.

caraquet

Village historique acadien à Caraquet, Nouveau-Brunswick, site d'interprétation qui contient plus de 20 bâtiments restaures ou reconstruits de communautés acadiennes datant du XVIIIe siècle et qui permet de découvrir la vie acadienne. Photo : © VoyageCanada

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