Labrador

Le Labrador constitue la région continentale de la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador. Le détroit de Belle-Isle sépare le Labrador de l’île de Terre-Neuve. À l’ouest et au sud, le Labrador est bordé par le Québec, et l’océan Atlantique borde la péninsule à l’est.

Le Labrador a une superficie de 295 mille kilomètres carrés. La longueur totale de ses côtes est d’environ 7 885 kilomètres.

La centre administratif du Labrador est la ville de Happy Valley-Goose Bay avec ses 8 mille résidents. La population totale du Labrador est de 28 mille résidents, dont 30% sont des Inuits et des Métis. Outre Happy Valley-Goose Bay, on peut citer les villes de Labrador City avec 8 mille habitants, Wabush  (2 mille habitants), Nain (environ mille habitants) et une dizaine d’autres municipalités plus petites.

Le sommet le plus élevé du Labrador est le Mont d’Iberville qui culmine à 1652 mètres.

Quant aux cours d’eau, le plus long est le fleuve Churchill qui s’étend sur 856 kilomètres.

N’oublions pas qu’un fort courant d’eau froide qui prend naissance près des côtes de la presqu’île et qui circule dans l’océan Atlantique, porte le nom de courant du Labrador.

Au Labrador, on trouve une communauté francophone. Pour la plupart, ce sont des gens venus avec leurs familles dans les années 1960 pour travailler dans les mines.

Le nom de la région vient du navigateur portugais Joao Fernandes Lavrador. C’est ce marin qui a découvert ces côtes en 1498 (ou 1495). Puis Giovanni Caboto (Jean Cabot) a visité le Labrador, également avant 1500 (en 1498 ou 1499). Cette terre a été visitée et décrite par Gaspar Corte-Real en 1500, et explorée par Jacques Cartier en 1534 lors de son premier voyage au Canada.

Ce territoire faisait partie de la Nouvelle-France, mais aucun intérêt n’était montré envers cette région jusqu’en 1763, quand Le Labrador devient le territoire britannique de Terre-Neuve selon les dispositions du Traité de Paris.

Curieusement, dès 1774, Le Labrador devient une région du Québec, tout comme l’île d’Anticosti et les îles de la Madeleine qui passent à former le Québec par le même acte.

Le Labrador est séparé du Québec (le Bas-Canada) et est devenue partie de la colonie de Terre-Neuve en 1809, mais à cette époque, sa frontière avec le Bas-Canada n’a pas été délimitée, alors, en 1927,  après un long processus, la couronne britannique assigne à la Terre-Neuve des vastes terres disputées (la Terre-Neuve ne faisait encore pas partie du Canada), ce qui provoque une forte réaction du Québec qui ne reconnaît pas la frontière.

Lors de la Seconde guerre mondiale, Le Labrador joue un rôle très important comme  base de repos pour la marine et l’aviation canadienne et américaine. Une base aérienne est construite à Goose Bay en 1941.

En 1949, Terre-Neuve entre dans la Confédération canadienne, et ses frontières sont  confirmées. Mais le Québec conteste toujours la position de la frontière sud du Labrador qui est définie d’une façon différente sur les cartes du Québec et sur les cartes géographiques de Terre-Neuve et du Canada.

Il existe une Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FFTNL) dont la mission consiste à soutenir les droits et intérêts de la communauté francophone et de la province.

Remarquons que depuis mars 2007, la province de Terre-Neuve et Labrador a lancé une campagne provinciale d’immigration afin d’attirer et de garder davantage d’immigrants dans cette partie du Canada.

L’ouest du Labrador est le plus développé grâce aux industries minières qui y exploitent un des plus importants gisements de fer du pays.

Le Labrador est également un territoire touristique par excellence. Les autorités et la population sont conscientes que le tourisme doit être développé pour améliorer l’économie du Labrador. À cette fin il faut, entre autre, renforcer la signalisation, améliorer la qualité des routes et aménager des aires de stationnement.  

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