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Elvis à Ottawa

Elvis à Ottawa

Elvis Presley à Ottawa

Tempête déchaînée dans une jungle en furie, au Colisée de la capitale canadienne

Le soir 3 avril 1957, Elvis Presley s'est gratté la cuisse gauche… Une hystérie collective s'est aussitôt emparée d'une foule de 8 500 personnes, dont près de 1000 venues de Montréal et une vague de cris perçants, de hurlements a noyé la voix du chanteur bien-aimé.

Elvis, ruisselant d'or et de pommade, les jambes en délire, l'oeil hagard, s'est secoué la tête: l'immersion fut totale et on ne l'entendit plus du reste de la soirée.

Quand il s'empara, d'un geste dramatique, de sa guitare, les murs du Colisée d'Ottawa résonnèrent d'échos rauques, spasmodiques, tandis que des adolescents s'arrachaient les cheveux pleuraient, riaient, tendaient des bras tordus par l'émotion.

L'obscurité était presque totale : seuls, deux projecteurs braqués sur le jeune Adonis en transes, caressaient avec amour son microphone, déhanchant avec une souplesse qu'envieraient les vamps hollywoodiennes Mais il y avait au moins 500 des jeunes admirateurs de l'électricien de Memphis à la flotte de Cadillacs roses et rouges qui étaient armés de cameras dont les éclairs de magnésium déchiraient l'obscurité: une tempête dans une jungle en furie.

Titubant, se jetant à genoux, tournant les pouces, embrassant du regard quelques-uns de ses fans, qui en trépignaient aussitôt de joie, les cheveux en vadrouille avec favoris extra longs, Elvis n'avait pas prononcé un mot, fait un geste, que de 8500 poitrines jaillissait une clameur stridente, continue.

Le Rock'n Roll et son rajah "snubbés" par Montréal, ont pris une torride vengeance dans la capitale canadienne, où toute la force policière locale avez été mobilisée pour prévenir des actes de violence qui ne se produisirent heureusement pas.

Spectacle abrutissant, stupide, parfois dégradant.

– J'aime Elvis parce qu'il est le type du mâle préhistorique, a candidement confié une fillette d 16 ans pour laquelle l'amour n'a sûrement pas encore franchi les pages du dictionnaire.

Selon les médias de l'époque, les plus adultes ont trouvé ce beau grand garçon d'une insignifiance consommée, mais fort payante. Cependant, il appert qu'il produit chez les adolescentes le même effet que Marilyn Monroe chez les hommes, ont admis un grand nombre de Canadiens.

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