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Bataille d’Ackia

Bataille d’Ackia

La Bataille d’Ackia

La Bataille d’Ackia a eu lieu en avril ou mai 1736 (plusieurs sources parlent du 26 mai 1736, d’autres, du 25 mars, d’autres encore, de 13 avril) près de la ville actuelle de Fulton (selon certaines sources, près de la ville de Tupelo), dans l’État du Mississippi. Cette bataille fait partie d’une lutte pour le contrôle du fleuve Mississippi entre les Français et les indiens Chickasaw (Chicachas).

Les Français et les Canadiens ont tenté de relier la colonie de la Louisiane avec la partie septentrionale de la Nouvelle-France mais les Amérindiens Chickasaw et les Natchez s’en oposèrent.

Le village chichasaw d’Ackia a été attaqué par les troupes franco-choctaws sous le commandement du gouverneur de la Louisiane, Jean-Baptiste Lemoyne de Bienville. Pourtant, les Chickasaws, avec de l’aide des Britanniques, repoussèrent l’attaque.

Le Père de Rochemonteix dit au sujet de cette expédition dans son ouvrage Les Jésuites de la Nouvelle France :

M. d’Artaguette avait envahi, le 9 mai, les terres des Chicachas, à la fête de cent trente Français ou Canadiens, cent Illinois, les Sauvages de M. de Vincennes et quelques Iroquois. C’était un effectif d’environ quatre cents hommes.

Pendant dix jours, M. d’Artaguette campa aux sources de l’Yalabaska, et y attend inutilement M. de Bienville, au grand mécontentement des Sauvages qui s’impatientaient, murmurant et menaçant de déserter.

Dans cette situation, il prend le parti qui lui semble le plus sage et le plus digne, il met ses troupes en mouvement, s’empare d’un village et marche contre un autre. Là, il hésite, les éclaireurs français affirmant que le village est défendu par des troupes nombreuses, les Sauvages soutenant le contraire. Définitivement, il s’en rapporta à ses derniers et commanda l’assaut.

Un premier puis un second fort sont emportés d’emblée; à l’assaut du troisième, il est blessé et tombe. Découragés, les Sauvages prennent la fuite précipitamment, à l’exception des Iroquois qui font des prodiges de valeur. Avec eux, les officiers et les milices tiennent tête à l’ennemi jusqu’au moment où, débordés, succombant sous le nombre, force fut de songer à la retraite.

La plupart des Français et des Iroquois parvinrent à se dégager et se retirent en bon ordre sous la conduite de Voisin, soldat de seize ans, qui s’improvise officier et dirige la retraite avec le sang-froid et l ‘expérience d’un vieux capitaine. Poursuivis par les Chicachas pendant vingt-cinq lieues, il les tient en respect et fait parcourir à ses hommes, électrisés par son exemple, quarante-cinq lieues, sans vivres et emportant les blessés.

Les différentes relations de cette malheureuse expédition donnent les noms des officiers qui furent tués :

Les trois frères Drouet de Richerville, originaires de la région des Trois-Rivières, furent tués en montant à l’attaque des positions ennemies. Quant aux prisonniers tombés entre les mains des Chicachas et qui furent brûlés le même jour, nous connaissons M. d’Artaguette, le commandant de l’expédition, MM. Bissot de Vincennes, Petit de Liviliers fils, Charly de Saint-Ange fils, Coulanges, Duclaude, La Gravière, Belcour, Tonty fils, d’Esgly, Du Tilly, le Père Jésuite Sénat, aumônier. Une lettre particulière nous donne les noms de trois soldats ou miliciens, Lalande, Antoine Carrière, Dutilly fils.

D’après, Père Rochemonteix Les Jésuites et la Nouvelle-France, vol. I, p. 361.

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