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Affaire Lindbergh

Affaire Lindbergh

Hauptmann, est-il le ravisseur et le meurtrier du bébé Lindbergh?

Le 20 septembre 1934, le gouverneur du New Jersey signe un mandat d’extradition sous une accusation d’homicide contre Bruno Richard Hauptmann, suspect dans l’affaire Lindbergh.

Trenton, New Jersey. Le gouverneur du New Jersey, A. Harry Moore, a signé le soir du 20 septembre 1934 un mandat d’extradition sous une accusation d’homicide contre Bruno Richard Hauptmann, suspect dans l’affaire Lindbergh.

A-t-on arrêté le vrai Hauptmann?

Le département du travail a annoncé qu’un homme qui a donné le nom de Karl Pellmeier, alias Bruno Richard Hauptmann, avait été déporté en Allemagne le 17 juillet 1923, parce qu’il avait entré aux Etats-Unis comme rat de cale.

Cet homme dit qu’il était âgé de 23 ans, ce qui correspond approximativement avec l’âge de Hauptmann qui a été arrêté à New York en rapport avec l’affaire Lindbergh.

Le département a expliqué que cet homme était déportable en tout temps pour des raisons de “turpitude morale”. Cet immigrant reconnu, tandis qu’il était détenu aux Etats-Unis, qu’il avait pénétré par effraction avec un complice chez le maire de Pembruch, Allemagne, et lui avait volé environ 1000 marks.

“Cet argent me vient d’un ami” déclare Hauptmann

Après la détention, Bruno Richard Hauptmann, charpentier allemand accusé d’avoir extorqué $50 000 au colonel Lindbergh contre la promesse de lui rendre son enfant, a donné à toutes les questions posées par la police une réponse soigneusement étudiée et de nature à le disculper.

L’argent qu’on a trouvé chez moi, dit-il, m’avait été confié par un ami (apparemment Fiche qui fut un associé du prisonnier dans son commerce de fourrures) qui s’en alla en Allemagne et y mourut.

“Je ne savais pas avant hier que cet argent vînt de la rançon du petit Lindbergh”, soutînt-il avec une opiniâtreté. Il ajouta que son ami avait $14 000 à sa garde et qu’il en avait dépensé $125 ou $150. Il reconnaît avoir travaillé à Lakewood et Free Hold, New Jersey, mais il dit qu’il n’avait jamais été à Hopewell qui est la municipalité la plus rapprochée de la maison des Lindbergh. Il dit qu’il ne travaille plus depuis avril 1932.

– Où avez-vous pris tout cet argent? – demanda-t-on à Hauptmann. – Un de mes amis s’en alla en Allemagne et me laissa tous ses effets. Il mourut en Allemagne. – Vous a-t-il dit quoi faire avec tous ses biens? – Non. – En quoi pensiez-vous que ces effets consistaient? – Je pensais que c’était des billets de banque.

L’interrogatoire se termina après qu’il eut déposé qu’il possédait une auto depuis 1931.

Hauptmann s’agitait nerveusement pendant qu’on le questionnait. Il paraissait visiblement effrayé.

Sullivan croit tenir le vrai ravisseur

Durant l’interrogatoire de Bruno Richard Hauptmann sur l’argent de la rançon Lindbergh, l’assistant de l’inspecteur en chef John L. Sullivan a déclaré : Je comprends cet homme. Nous avons une cause parfaite d’extorsion contre lui. Je ne doute pas le moins du monde qu’il ait à répondre à une accusation plus grave. Je n’entretiens pas le moindre doute au sujet de cet homme.

Silencieux, les Lindbergh paraissent indifférents

Le colonel et Madame Charles A. Lindbergh ne livrent pas leurs impressions sur l’arrestation d’un suspect de l’enlèvement de leur fils premier-né.

Ils restent seuls dans la grande maison de Will Rogers qui leur a câblé il y a plusieurs jours une invitation à y demeurer durant leur séjour en Californie. Le colonel Lindbergh, lui-même, est invisible, mais Jack Maddox, ancien chef d’une compagnie d’aviation et ami intime du colonel, dit que les Lindbergh ne parlèrent pas avant d’avoir reçu des nouvelles de leurs avocats à New York. Maddox dit que Lindbergh a paru peu intéressé quand il apprit l’arrestation de Hauptmann.

L'ambivalence de ces sentiments le troublait plus qu'il ne voulait l'admettre. (Le Petit Prince Retrouvé, Jean-Pierre Davidts, écrivain québécois). Image : © Megan Jorgensen.
L’ambivalence de ces sentiments le troublait plus qu’il ne voulait l’admettre. (Le Petit Prince Retrouvé, Jean-Pierre Davidts, écrivain québécois). Image : © Megan Jorgensen.

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