Québec psychologique

Violence et TV

Violence et TV

Violence et télévision – Expériences d’Albert Bandoura

Toute personne qui s’intéresse sérieusement à la psychologie, a entendu parler des contributions majeures apportées à cette discipline par Albert Bandoura. C’est à Bandoura que la psychologie doit sa théorie sur l’effet des modèles. Cet ensemble de principes explique que l’apprentissage et l’imitation découlent de l’observation.

Pour prouver sa théorie, Bandoura conduit plusieurs expériences scientifiques avec la participation d’enfants. Selon Bandoura, les modèles observés peuvent avoir trois effets possibles : l’observateur peut apprendre des comportements nouveaux, les modèles peuvent inciter ou décourager le comportement en question, ou une imitation pure et simple des comportements déjà apprivoisés peut se produire.

Dans l’expérience classique de Bandoura, des enfants qui observent un adulte réagir violemment, réagissent avec plus de violence que des enfants qui observent un adulte réagir d’une façon non-violente.

La théorie et de nombreuses expériences qui l’ont soutenu, amènent la communauté des psychologues à se poser des questions au sujet de la violence à la télévision.

Est-ce que la violence dans les médias cause la violence dans la vie réelle ?  Il n’y a aucun doute que dans la société actuelle, la majorité des individus regarde beaucoup la télévision, ce qui les expose à une quantité considérable de violence télévisée. Mis à part des témoignages personnels, il existe des preuves scientifiques qui supportent la thèse que la violence médiatisée engendre de la violence réelle.

violence tv

Les hommes sont si bêtes qu’une violence répétée finit par leur paraître un droit. (Claude Adrien Helvétius, Maximes et pensées). Photo : © GrandQuebec.com.

Rage

La rage, maladie infectieuse extrêmement virulente, se fait de plus en plus rare de nos jour, du moins dans les pays civilisés, grâce aux découvertes de Pasteur et au traitement antirabique, grâce aussi aux règlements de police qui ont discipliné la circulation des chiens. Toutefois, on l’observe encore de temps à autre dans certains pays où les malades, en raison de leur extrême agitation, sont volontiers conduits dans un service de psychiatrie. Après 2 ou 3 jours de rumination mentale et d’anxiété croissante, et parfois même au cours du traitement, la maladie explose et atteint son acmé en 2 ou 3 jours.

Elle comporte les formes cliniques parfois variées sur le plan neuropsychiatrique ; la plus fréquente et la plus impressionnante est la forme agitée hallucinatoire avec ascension thermique rapide qui se présente sous la forme du délire aigu (avec spasmes divers, sitiophobie).

D’autres formes, paralytiques, cérébelleuses et stuporeuses, peuvent être aussi rencontrées. Toutes ces formes semblent résulter d’une atteinte élective du virus rabique sur le diencéphale.

On en a trouvé la confirmation expérimentale. Certains auteurs américains, en particulier W.R. Hess, opérant sur des chats, ont excité électriquement la région diencéphalique sur un point déterminé (le noyau pérfonicalis). Ils ont provoqué, non un symptôme végétatif quelconque, mais une position d’attaque de défense contre un danger qui menacerait l’animal. En renforçant l’excitation, le chat bondit et passe à une agression active.

En France, Gastaut a pu reproduire la symptomatologie de la rage par excitation du rhinencéphale (Société Neurologique, janvier 1955).

Ant. Porot

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