Québec psychologique

Superstitions au Québec

Superstitions au Québec

Superstitions au Québec

Au Québec comme un peu partout, il existe plusieurs manifestations de la «culture populaire» ou tout simplement des superstitions, c’est-à-dire, la peur irrationnelle de certaines dates, faits, événements, etc.

En psychologie, cette peur irrationnelle porte le nom de phobie. On a choisi ce terme pour désigner ce phénomène bizarre et pourtant largement répandu qui fait croire que certains événements ou des objets sont capables d’influencer l’avenir d’une personne.

Parmi ces croyances, on trouve la peur de passer sous une échelle, celle de croiser un chat noir, de briser un miroir, d’ouvrir un parapluie à l’intérieur d’une maison, de renverser du sel et, la superstition la plus connue, celle de malheur causée par le nombre 13.

Curieusement, toutes ces superstitions ont une explication historique.

Échelle

Dans l’antiquité, quand les chrétiens étaient persécutés, parmi leurs signes secrets on trouvait le symbole de la Trinité, représenté par le triangle formé par le sol, l’échelle et le mur. Ce signe signalait les lieux gardés secrets du nouveau culte. Rompre ce triangle était un sacrilège. Avec le temps, la tradition de respecter le triangle, dont un seul élément pouvait être rompu sans difficulté, s’est transformée en une superstition.

Si vous êtes obligé de passer sous une échelle, croisez les doigts en passant. Ou mieux encore, attendez qu’un chien passe avant vous, peu importe le nombre d’heures qu’il vous faudra attendre, et n’oubliez pas d’ouvrir votre robuste parapluie (on ne sait jamais ce qui peut tomber d’une échelle !). Ainsi, vous pourrez contrer le mauvais sort.

Certains disent qu’il suffit d’humecter un doigt, de tracer un signe de croix sur le bout de sa chaussure et d’avancer rapidement avant que la marque ait le temps de sécher. Mais cette méthode est bien trop facile pour être vraiment efficace.

Chat noir

Au Moyen Âge, l’Église traquait tous les chats, peu importe leur couleur. Les chats étaient les amis des sorcières, donc condamnés à l’extinction (par ailleurs, leur extermination a permis de vastes épidémies du fait de la prolifération des rats). Le chat noir est resté jusqu’à nos jours un symbole de malheur. Napoléon a dit qu’il a vu un chat noir avant la bataille de Waterloo et que c’était la cause de sa perte.

Miroir

Briser un miroir cause sept ans de malheur. C’est indiscutable ! On ne peut expliquer d’une manière raisonnable le fait que notre figure apparaît telle qu’elle est, à l’intérieur d’un objet brillant et plat. Sans doute notre âme se déplace-t-elle vers cet objet. Alors, imaginons que cet objet, appelé miroir, soit brisé. Que se passe-t-il avec notre âme en ce moment tragique ? On comprend parfaitement que l’âme est anéantie au moment où se casse un miroir. Sept, c’est un chiffre très populaire dans la Bible, aussi a-t-on calculé que c’étaient sept ans qui devraient s’écouler pour que les malheurs cessent.

Pour conjurer le sort, il faut ramasser les bouts de verre cassés et les jeter dans un lac, de préférence un lac de montagne (bon, l’environnement en souffre, mais le malheur est contré, n’est-ce pas ? Sauf évidemment pour les petits malins qui avaient décidé de se baigner précisément dans ce lac et qui se retrouvent avec une artère sectionnée ! Mais bon, le bonheur des uns… fait la mort des autres, sans compter que tout ce sang et ces cadavres qui flottent dans les lacs de montagne, ça fait pas propre… déjà qu’il y avait tout plein d’algues bleues!).

Parapluie

C’est une superstition scientifique et surtout financière! En fait, il ne s’agit pas d’une superstition mais d’un truc inventé par les fabricants pour vendre beaucoup de parapluies. En effet, les premiers parapluies avaient des armatures en fer et, si on les laissait ouverts à l’intérieur, ils séchaient rapidement et on pouvait les réutiliser. Mais si on les laissait fermés, les armatures rouillaient, se brisaient et on n’avait plus qu’à acheter un nouveau parapluie ! D’où l’intérêt pour les fabricants de faire courir le bruit que «ouvrir un parapluie à l’intérieur ne peut que porter malheur à son propriétaire»… business is business !

Le sel

Le malheur pour avoir renversé du sel nous renvoie à l’époque où ce condiment était très coûteux. On ne le gâchait jamais. Mais bon, s’il vous arrive par inadvertance de renverser du sel, lancez immédiatement une pincée de sel pardessus l’épaule gauche… ça porte bonheur !

Le 13

On est d’avis que le nombre 13 et le Vendredi 13 comme journée de malheur, viennent de la Bible, où Jésus et les douze apôtres se sont rassemblés pour la Cène la veille du Vendredi (Vendredi-Saint). Le treizième convive étant Judas, ce nombre est maudit.

On dit aussi que cette superstition, appelée triskaidékaphobie (ce qui signifie peur du nombre 13 en grec ancien), s’est répandue en raison de l’exécution, à Paris, de Jacques de Molay, grand maître de l’Ordre des Templiers brûlé sur le bûcher un vendredi 13.

Au Québec, comme dans beaucoup d’autres régions du monde dont les États-Unis, on ne trouvera pas la salle 13 au cinéma (quand un cinéma annonce 24 salles, en fait, il y en a 23, le numéro 13 est manquant). Il n’existe pas de 13e rangée dans les avions, ni de 13e étage dans les hôtels, ni de chambre portant le numéro 13.

Curieusement, en Espagne et en Amérique Latine, pays chrétiens s’il en est, c’est le mardi 13 qui est le jour honni.

Dans certains pays d’Asie, c’est le nombre 4 qui est associé au malheur en raison de son homophonie avec le mot «mort».

sourcier au québec

Le Grand Sourcier du Québec. Photo : © GrandQuebec.com

Voir aussi :

3 Comments

  1. Yasli

    2012/04/13 at 8:31

    CE SONT QUE DES NIAISERIES!!!!….

    ……mais c’est un tres bon site!!! Bravo!

  2. Roland Delisle

    2013/05/10 at 9:57

    Je suis loin de croire que ce sont des niaiseries; ce sont tout simplement des croyances d’époque. On y prêtait plus ou moins attention selon la superstition.
    bye
    Et bonne Fête des Mamans.

  3. Laurent

    2013/07/13 at 6:54

    Et ces superstitions ne se trouvent pas ailleurs au Canada ?

    En France, nous avons les mêmes. Je me souviens qu’enfant, nous passions par défi sous une échelle avec des amis. Pareil pour le miroir, dès que ça arrive on entend « 7 ans de malheurs ».

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