Québec psychologique

L’itinérance au Québec

L’itinérance au Québec

L’itinérance au Québec

Au Québec, le terme «itinérant» désigne les reclus de la société, vêtus de loques, quêtant quelques sous pour se payer un frugal repas. On les confond bien souvent avec les sans-abri et les clochards (la différence est subtile, mais elle existe, parce que l’itinérant est plutôt un nomade qui ne reste pas dans une ville, mais qui se déplace de région en région). Les personnes itinérantes sont extrêmement pauvres, elles vivent dans une ambiance d’instabilité, sans faire de projets à long terme, sans ressources.

Plusieurs facteurs mènent à l’itinérance. La pauvreté et un revenu inadéquat pour payer son logement, le stress suite à la perte d’un emploi, les conflits familiaux, l’abus de substances psychoactives, la toxicomanie, l’impossibilité de gérer ses propres affaires (admettons que s’orienter dans la société moderne est parfois une tâche difficile, voire impossible pour certaines personnes). D’autres fois, la maladie mentale peut être responsable de cette situation.

Parfois encore, l’itinérance est un mode de vie choisi par la personne consciemment (ces cas où on choisi de «vivre en liberté» sans dépendre de la « société de consommation» sont néanmoins extrêmement rares et c’est plutôt une justification a posteriori de la part de certains itinérants). Il est pourtant vrai que plusieurs itinérants proviennent de milieux aisés, mais c’est plutôt les aléas de la vie qui les ont lancé dans l’itinérance.

Il semble que les autochtones sont surreprésentés chez les itinérants, au moins c’est ce que démontrent les résultats de recherches au Canada anglais (à Vancouver, les autochtones représentent 2% de la population totale et 30% des itinérants).

Quant à la santé, les itinérants sont particulièrement vulnérables et souvent victimes de nombreuses maladies. Les troubles mentaux, qui peuvent aussi être la conséquence d’abus d’alcool et de drogues, sont vraiment répandus chez les itinérants: plus de 50% des itinérants admis dans les hôpitaux sont diagnostiqués comme ayant de graves problèmes de santé mentale. Quant au reste de la population, 5% présentent les même signes.

Personne ne peut dire exactement combien il y a d’itinérants au Québec. Certains parlent de 3 mille, d’autres de 10 mille et d’autres encore avancent un chiffre de 30 mille itinérants (les dernières données ont été publiées par le Réseau solidarité itinérance du Québec, mais ce chiffre regroupe peut-être toutes les catégories, soit les sans-abri, les clochards, les jeunes qui ont décidé de passer quelques temps hors de leur foyer, etc.).

Lors du recensement de 2001, on a dénombré environ 1800 itinérants à Montréal, dans la ville de Québec, il y en avait plus de 250, tandis qu’à Sherbrooke, on en a recensé plus de 150 et à Trois-Rivières, seulement 10. Cependant, ces données sont basées sur le nombre d’itinérants qui fréquentent les refuges pour les sans-abri et d’autres institutions de bienfaisance. Combien d’itinérants sont-ils restés hors des statistiques, personne ne le sait parce qu’il s’agit d’une strate de la population difficile, voir impossible à cerner. Au Québec, après Montréal, la région où l’itinérance est la plus présente est la Montérégie, deuxième région la plus peuplée du Québec, une région prospère en plein développement qui attire peut-être aussi les itinérants du fait de la proximité de la métropole.

Au Québec, des centaines de services et d’organismes sont en contact permanent avec les personnes itinérantes et plusieurs de ces organismes sont entièrement destinés à l’aide aux itinérants. Le nombre de ces institutions est-il suffisant pour combler les besoins ? La plus grande partie des sociologues sont d’avis que ce n’est pas le nombre d’organismes qui est insuffisant, mais la structure et la qualité des services offerts. On devrait plutôt inciter la personne à aller chercher les ressources permanentes qui lui sont nécessaires, à lui assurer une formation, à l’aider psychologiquement à surmonter cette étape, à trouver un sens à sa vie…

En tout cas, personne n’est à l’abri d’un épisode d’itinérance. Personne ne peut être assuré contre l’éventualité d’une crise familiale ou d’une perte d’emploi qui paraissait impossible, ou d’un échec inattendu à l’école. Chacun de ces éléments peut agir comme un élément déclencheur. L'itinérance ne dure souvent qu'un temps. Elle se vit par cycle, de façon sporadique.

Remarquons aussi qu’une étude du centre d’hébergement la Maison Lauberivière, situé à Québec, a révélé en 2006 qu’il en coûte deux fois plus cher de laisser un sans-abri à lui-même que de l’aider. Ces données ont été dévoilées grâce aux recherches menées par l’anthropologue Karina Côté qui a fait des comparaisons entre les coûts des différents services qui jalonnent le parcours des itinérants et les coûts des services qui ont permis à certains de s’en sortir grâce à l’aide d’un organisme et d’un logement communautaire. Alors, le discours qui veut que «les services sociaux ne sont qu’une dépense inutile qui coûte trop cher à l’État» est faux, car il nous coûte plus cher d’entretenir les services de police, le système judiciaire et les hôpitaux pour les personnes qui, avec notre aide, pourraient retourner à une vie stable.

clochard

Un itinérant. Photo : © GrandQuebec

Pour en apprendre plus :

11 Comments

  1. Laurianne Dufour, étudiante (Techniques de travail social)

    2010/11/03 at 2:37

    Bonjour !

    Dommage que l’article ne soit pas signé. J’aurais aimé m’adresser à la personne qui l’a écrit directement. Il est important de faire attention aux jugements de valeur, car, dans son article, Mme ou M. X en a lancé plusieurs qui m’ont fait grincer des dents. Je tiens à souligner qu’un itinérant, selon la définition des Nations Unies, est « quelqu’un répondant aux deux critères suivants : (1) il n’a pas de domicile et vit dehors ou dansun refuge d’urgence pour itinérant; (2) il habite un logement ne répondant pas aux normes de base des Nations Unies, c’est-à-dire un logement qui n’offre pas de protection contre les éléments ni aucun accès à de l’eau potable et à des toilettes et lavabos, dont le prix n’est pas abordable, qui ne garantit pas la sécurité personnelle et la stabilité d’occupation et ne procure aucun accès à l’emploi, aux études et aux soins de santé. »
    Je tiens aussi à préciser qu’un itinérant n’est pas nécessairement vêtu de loques, qu’il ne quête pas nécessairement d’argent sur la rue, qu’il fait peut-être des projets à long terme (tout le monde a des aspirations), qu’il ne se déplace pas nécessairement de région en région, et ainsi de suite.
    J’ai aussi une question, d’où vient cette information qui dit que « 50% des itinérants admis dans les hôpitaux sont diagnostiqués comme ayant de graves problèmes de santé mentale » ? J’aimerais bien le savoir.
    Je ne m’attarderai pas plus. Merci de m’avoir lue. Au plaisir de recevoir un feedback pour mon commentaire.

    Laurianne Dufour
    Étudiante, techniques de travail social
    Stagiaire au Café-Jeunesse de Chicoutimi
    Cégep de Jonquière

  2. pierrot

    2010/12/16 at 9:03

    L’homme derrière le vagabond…
    Par Daniel Deslauriers
    Fou ou génie? Une chose est sûre : ce vagabondpoète
    ne laisse
    personne indifférent. Son parcours de vie est à l’image des routes
    qu’il arpente jour et nuit : tortueux et imprévisible.
    Originaire de La Tuque, il a grandi à quelques rues du grand Félix
    Leclerc. « Mon père a été le premier, au Canada, à ouvrir une station
    de télévision communautaire dans les années ‘60 », explique cet
    ermite des routes. L’expérience a mal tourné. Ruiné et sans le sou, il
    confie son fils aux frères du Collège Jean de Brébeuf à Montréal.
    « Je peux me vanter d’avoir été le seul pauvre à étudier dans ce
    collège en échange d’un peu de travail », ditil
    avec un grand rire.
    Plus tard, il enseignera la philosophie au Conservatoire de musique
    de Montréal avant de se consacrer corps et âme à la musique. Il
    fonde le groupe Les Contretemps, puis ouvre la boîte Les Deux
    Pierrot dans le VieuxMontréal
    et chante un peu partout dans le
    monde (Afrique, Allemagne, France et Japon). « Je n’ai jamais
    manqué de travail », précise Pierre Rochette avec une certaine fierté.
    Libre comme l’air
    Mais, l’appel de la liberté le tenaille sans cesse. Et puis, à l’aube de
    ses 50 ans, en plein spectacle et au beau milieu d’une chanson de
    Jacques Brel, il quitte la petite scène de l’Auberge La Calèche à
    SainteAgathedesMonts
    en disant :
    Tabarnack,
    laissezmoi
    partir!
    « Il nous restait encore trois ans de contrat », explique l’imprévisible
    Pierrot. « Je ne suis jamais remonté sur scène. »
    Son partenaire de scène, Denis Lamarre, ne lui en veut pas.
    Ensemble, ils ont fait plus de 3 000 spectacles au Québec et chanté
    devant plus d’un million de spectateurs pendant les 18 ans de leur
    association. « Pierrot est un homme sans attaches », ditil.
    « Il a
    toujours insisté pour serrer la main de tous les spectateurs présents.
    C’est un homme généreux, tourné vers les autres, mais qui veut
    rester libre dans toutes les facettes de sa vie. »
    Il donne ensuite sa maison, ferme ses comptes de banque et
    distribue tout son argent. Il laisse derrière lui ses trois enfants, issus
    de trois unions différentes, et bon nombre d’amis dans son village
    d’adoption, ValDavid,
    où il a été conseiller municipal avant de faire la
    chasse aux gourous (Médecins du Ciel) dans une saga qui a
    alimenté les médias pendant plusieurs mois en 1995.
    Assoiffé de connaissances
    « J’ai quitté la maison en laissant la porte ouverte avec, comme
    seules possessions, les vêtements que je portais et ma vieille guitare
    Yamaha. »
    Il s’enferme ensuite, sept jours sur sept, dans une bibliothèque de
    Victoriaville pour « raffiner sa culture générale » et « trouver sa place
    dans la littérature mondiale. » Assoiffé de connaissances, il lit
    régulièrement une dizaine de livres en même temps en commençant
    toujours par la fin. Avec une maîtrise sur le rire en poche, il prépare
    maintenant un doctorat en intelligence collective.
    Le squatter, qui sommeille en lui, s’installe ensuite au soussol
    d’une
    librairie alternative de cette ville. Entouré de livres, il dort sur une
    table. Il termine alors l’écriture du premier tome (Monsieur 2.7K) de
    sa trilogie. Son oeuvre compte plus de 3 000 pages. Depuis quelques
    jours, ce premier tome est disponible gratuitement sur le web à
    l’adresse qui apparaît plus bas.
    « Je suis un homme choyé. J’ai eu de bons parents et de bons
    partenaires de spectacle. Il insiste pour parler de son partenaire
    actuel, Michel Woodard, un vieil ami chansonnier qu’il a retrouvé
    après 35 ans de silence. Avec lui et sa conjointe Marlene Hall, ils ont
    décidé de réseauter tous les « rêveurs équitables » de la planète et
    organisent, de façon ponctuelle, des rencontres avec le public. Un
    site internet a été créé dans cette foulée (
    http://www.reveursequitables.com).

    merciii

  3. pierrot

    2010/12/16 at 9:06

    *Dimanche 19 décembre, 5 à 7 (film à 18h)
    Québec, Le Cercle, 228 St-Joseph Est
    Réservation: 514 750-3103

    *Le film est d’une durée de 45 minutes et sera suivi d’une discussion avec les coréalisatrices.

    Coût: 10$

    Réservation nécessaire

    Pour une rencontre surprenante, une réflexion sur la vie et une soirée différente, venez en grand nombre!!!

    Pierre Rochette : l’ermite des routes allume les coeurs
    Par Daniel Deslauriers
    Depuis trois ans, Pierre Rochette pourchasse les rêveurs partout où il
    passe.
    « Je suis comme l’allumeur de réverbères du Petit Prince », ditil.
    «
    J’allume la flamme enfouie dans le coeur des gens que je rencontre
    en les incitant à vivre leur rêve. Je vais là où il y a des rêveurs.
    Chaque fois que je rencontre quelqu’un, je lui demande : connaistu
    quelque part un grand rêveur? »
    Pour cet homme à l’allure singulière, chaque humain possède en lui
    une petite bougie qui mérite d’être allumée et nourrie. Par peur ou
    par conformisme bien souvent, les gens passent à côté
    d’expériences merveilleuses, selon lui. « Je suis assoiffé de
    contribuer à une nouvelle vision : un pays « oeuvre d’art » où chaque
    citoyen, en rêveur équitable, prend soin de la vie privée de l’autre
    sans intérêt personnel caché. Imaginez la fête quand toutes ces
    chandelles illumineront le pays. »
    Tournant décisif
    Il n’a fallu qu’un seul regard, un simple sourire, pour le convaincre de
    tout abandonner encore une fois et de prendre la route.
    « Complètement édentée, c’est probablement l’une des femmes les
    plus laides que j’ai rencontrées, mais il y avait plus d’amour dans ce
    regard que dans tout ce que j’avais pu écrire. » De là est née l’idée
    de faire le tour du Québec à pied pour écouter les gens et les aider à
    réaliser leur rêve.
    Avec son bâton de pèlerin, sa vieille guitare et son sac à dos, le vieil
    homme à la barbe blanche a traversé le Québec plusieurs fois. Il a
    dormi sous des ponts, dans des fossés et sur des congélateurs. Il
    mange quand il le peut sans demander quoi que ce soit. « Je me
    nourris de toutes ces rencontres avec ces milliers de gens qui
    partagent leur histoire avec moi », ditil.
    « Un jour, j’ai rencontré un homme qui sautillait sur place et agitait les
    bras comme un fou. Je lui ai demandé pourquoi il bougeait sans arrêt
    et quel était son rêve. Il m’a répondu : je veux faire un métier qui va
    me permettre de bouger sans cesse. Je l’ai croisé à nouveau sur ma
    route, peu de temps après, il était devenu éboueur. Quel beau métier
    pour cet homme qui avait un rêve. »
    Documentaire
    Cette aventure a inspiré la production d’un documentaire de 50
    minutes (voir démo au http://www.enracontantpierrot.blogspot.com). Avec
    des moyens de fortune, deux jeunes finissantes en journalisme de
    l’Université de Montréal, Véronique Leduc et Geneviève VézinaMontplaisir,
    l’ont suivi sur la route pendant deux ans. « Je l’ai
    rencontré par hasard en octobre 2007.
    Il avait dormi sur la galerie de la salle de spectacle de mon copain à
    Lavaltrie », explique Véronique Leduc. Au début, je l’ai trouvé bizarre.
    On a jasé un peu, puis il a sorti sa guitare. J’ai été captivé par son
    histoire et l’idée d’un documentaire a germé tout de suite. »
    « Bien sûr, Pierrot ne fait pas l’unanimité auprès de tout le monde »,
    explique Véronique. « Son choix de vie, c’est un peu égoïste dans un
    sens, mais, en même temps, il est tellement tourné vers les autres.
    C’est un personnage très attachant. »
    Présenté en avantpremière
    au théâtre Le Patriote de SainteAgathedesMonts
    le 30 octobre, Pierrot : Le dernier homme libre s’amène au
    Café Qui fait quoi du 3428, rue StDenis,
    à Montréal le 4 décembre à
    20 heures (entrée 10$).
    « À 61 ans, je suis hanté par le succès de ces filles. En même temps,
    je suis complètement déstabilisé parce que le film porte sur moi. J’ai
    besoin que la salle soit pleine, pour elles, mais j’aimerais aussi
    m’enfouir 10 pieds sous terre, par trop de fragilité. »
    Au service des autres
    Son aventure lui a inspiré plus d’une centaine de chansons depuis le
    début de son vagabondage. « Je me suis inspiré de la vie de tous
    ces gens que j’ai rencontrés au fil de mon voyage. »
    Pierrot le vagabond est formel : la souffrance est nécessaire pour
    remplir son coffre à outils. Plus on souffre et plus notre coffre à outils
    s’enrichit.
    « C’est aussi le message que je veux transmettre. En fait, si j’ai une
    seule crainte, c’est celle de ne pas avoir assez servi. Je ne suis pas
    libre parce que je travaille. Dans les épreuves comme dans
    l’abondance, il faut s’occuper du rêve des autres. »
    Et puis d’un seul trait, après deux heures d’entrevue, Pierrot range sa
    guitare et ses souvenirs. « Je dois reprendre la route », ditil
    sans
    prévenir. « Il y a d’autres rêveurs qui attendent… »
    Vignette (Photo Pierre Rochette 1 ou 2)
    Pierrot le vagabond arpente les routes du Québec depuis plus de
    trois ans.

  4. Gérard Cadieux

    2011/06/29 at 11:28

    Pour le commentaire de Pierrot Rochette :

    Pierre Rochette, vagabond céleste, Pierrot la lune Pierrot l’ermite des routes et j’en passe…

    “SANS INTERET PERSONNEL CACHÉ” mon œil!

    Peu de gens savent que l’idée de marcher le Québec lui vient de l’auteur Ubald Picard de Victoriaville et que ” Rêveur Équitable” lui a été inspiré par les recherches philosophiques de Gérard Cadieux décrites dans le livre ” Le prince a réussi” Édition originale février 2008. Deux rêveurs que Pierre Rochette a vampirisés. Sans un vrai rêveur près de lui Pierre Rochette n’est que l’ombre de lui-même. Serez-vous le prochain rêveur à tomber dans ses griffes?

    “SANS INTERET PERSONNEL CACHÉ” Mon oeil!

    Gérard Cadieux

  5. Gérard Cadieux

    2011/06/29 at 11:29

    La pire chose qui peut arriver à un philosophe c’est :

    Qu’un professeur de philosophie médiocre (Pierre Rochette) dénature sa philosophie sur le rêve pour se partir une « gagne ».

    Je ne pensais pas vivre cela de mon vivant!

    Pierre Rochette a bénéficié d’un accès privilégié à mon processus de création. Il aurait pu faire le choix de faire le bien, en le fessant bien! Il a plutôt choisi la facilité de la tricherie malgré les enseignements que je lui ai donnés.

    Moi, Gérard Cadieux créateur de la philosophie du Wow et auteur du livre  » Le Prince a réussi » tiens à me dissocier des activités de « Rêveur équitable » et de ses exploitants.

    Le tout étant fait sans mon consentement.

    Puisse le fatum rattraper les tricheurs et tenir loin de vous les tueurs de rêves! Wow-T=G3 (wow moins la tricherie égale le génie au cube)

    Gérard Cadieux

    Créateur de la philosophie du Wow décrite da le livre « Le prince a réussi »

  6. clau

    2012/07/31 at 3:49

    jai un grand temoignage d ittinerance tout a commencer quand javais 15 ans a ottawa lorsque jme chicanait souvent avec ma famille et que javais le besoin partir voyager jai une tres bonne famille mais ce fut ma decision. .. mon amie a ce temps allais souvent a ottawa car elle avait de meme probleme cours histoire… jai quitter ottawa pour calgary ensuite vancouver en meme temps que le sinistre de new york les avion… et beaucoup dautre a venir je sais juste pas a qui je madresse. ..

  7. vagabond céleste

    2012/12/18 at 8:26

    CRITIQUE DU SPECTACLE
     »LE VAGABOND CÉLESTE »
    DU CONTEUR INTERNATIONAL
    SIMON GAUTHIER

    DÉDÉTORIAL
    LE VAGABOND CELESTE DE SIMON GAUTHIER
    Bien fatigué, j’y suis allé avec la peur de m’endormir.
    Finalement je voulais que ce récit ne puisse finir afin de ne pouvoir partir pour continuer mes rêves.
    Quelle prestation! C’est l’histoire inspirée d’un personnage qui est passé par Tadoussac et que plusieurs ont eu la chance de côtoyer. Dans un premier temps il a séjourné trois semaines
    à l’Eau Berge puis il est revenu pour repartir sur la route de ses rêves. C’était un petit «grand homme» à chapeau, barbe blanche et guitare en bandoulière qui composait des chansons sur les gens rêveurs essayant de réaliser leurs rêves. Plusieurs
    personnages de Tadoussac ont noirci son cahier.
    Son Histoire remonte à plusieurs années alors qu’il était bien
    installé dans le nord de Mtl plus précisément à Val David. Là-bas, il avait tout pour être heureux, maison, femme, famille
    et argent……
    Un matin il s’est levé pour annoncer autour de lui qu’il laissait tout et partait sans le sous, vivre ses rêves. On a cru à un coup de déprime, on a tenté de le retenir mais devant ses arguments on a fini par le comprendre et lui souhaiter bonne chance dans son rêve. Pendant 5 ans il a fait les quatre coins
    du Québec sans rien demander à personne. Les hasards de la vie le guidaient au quotidien. Il attendait qu’on lui offre une «raye» pour avancer, sinon il marchait inlassablement.
    Jamais il a demandé à manger ou coucher, c’était… quand on l’invitait!
    Simon Gauthier l’a rencontré par le biais de Richard Fontaine qui lui aussi à sa façon, vagabondait ici et là avec ses pinceaux comme compagnons de route.
    Depuis, selon Simon ce «Vagabond Céleste» a balancé sa guitare à la rue pour s’installer dans une petite chambre dénudée près de l’Oratoire St Joseph, et il parcours les bibliothèques. A date il a à son actif une maîtrise et plusieurs
    doctorats en poche sur le rêve.
    Son nom est Pierrot (mais lequel?) Un monument existe encore en son honneur, rue St-Paul dans le bas le la ville de Mtl.
    Fondateur des Deux Pierrots dans le vieux, cette
    boite mythique des plus fréquentée encore, est le seul endroit qui ait survécu aux Boites à Chansons qui nous ont donné nos grands: Claude Léveillé, Vigneault, René Claude, Claude
    Gauthier, Raymon Lévesque, etc
    Si Pierrot en quittant, gloire, succès et argent pour vivre ses rêves est un message d’espoir, un baume sur le mal de vivre qui nous guette, Simon Gauthier par son spectacle nous a fait découvrir quelqu’un de chez nous porteur de bonheur. Simon offre à quiconque veut découvrir plus intimement
    ce personnage, de venir dans vos maisons, vos salons, vos verrières vous présenter cet être lumineux.Est-ce le présage que notre conteur national se prépare à parcourir les routes du monde avec dans son pack sac
    Pierrot le Vagabond Céleste disposé à vous faire du bien à l’âme et vous brasser les idées?

  8. Caroline

    2013/04/19 at 5:44

    Bonjour,
    je suis étudiante en psychologie et intervenante en hébergement pour itinérants. Je suis en train de faire un travail de session et j’aurais besoin de statistiques sur le phénomène. Région métropolitaine et banlieu. J’ai rien trouver sur Stat can (E-stat, cansim) ni sur statistiques Québec. Pourriez-vous m’aider?

  9. Pierre Rochette, vagabond

    2013/05/22 at 3:31

    Bonjour Pierrot, vagabond céleste !

    Je viens de recevoir le programme du petit ney à paris, où j¹ai conté une
    fois mes contes merveilleux. Et que vois-je ? Simon Gauthier qui raconte le
    vagabond céleste ! Aussitôt je pense à toi, qui est celui-là, qui parle
    d¹être un arbre, qui parle de deux âmes sioux. Ça me parle tout ça. Ça
    ressemble aux histoires que je raconte. C¹est toi qui a tout quitté pour
    épouser la liberté. Nous avons presque le même âge. Les gens comme toi
    m¹intéressent, qui osent faire ce qu¹on ne fait pas. Je suis penchée sur
    l¹écriture d¹un roman, ou une femme aussi quitte tout et s¹en va dans
    l¹autre monde, par un trou rond de la terre, là-bas elle apprend, en
    compagnie des esprits de la nature, de sa nature, qu¹elle peut tout quitter
    sans partir, simplement en revenant de temps en temps ici, en dehors de
    l¹espace et du temps, en dehors de ce qui se fait, se dit, se pense et de
    cette réalité toute petite et serrée.
    Moi ça m¹est égal qu¹il pleuve chez nous depuis des semaines, car la pluie
    et son rythme monotone m¹invite à de chamaniques voyages pendant que ma tête
    est plongée dans cette histoire, qui est la mienne. On ne peux raconter que
    ce qu¹on a vécu…
    Je t¹embrasse, vagabond !
    Patricia Gaillard

    chère Patricia,

    je repars vagabonder le 10 de juin jusqu’en septembre ou octobre avec la critique de la raison pure de Kant dans mon sac a dos. Je sens aussi entre nos deux vies privées oeuvre d’art une intime complicité, comme deux peintres qui se rendent visite une belle journée de pluie.

    J’arrête souvent sur ton site pour écouter en boucle cette si belle chanson qui m’annonce instantanément la béatitude de mes pas que je vis nuit et jour sur la route.

    J’ai passé trois saisons à plancher sur mon doctorat dont la question est la suivante: Si une personne prend soin de la beauté du monde, se peut-il que la beauté du monde prenne soin de cette personne?

    De fait je travaille sur un livre qui illustrerait par des anecdotes de mes vagabondages ce que j’espère découvrir à titre de chercheur en phénoménologie, soit la cinquième loi, celle qui suit a) le retour aux choses, b) le principe des principes c) la réduction phénoménologique (les trois de Husserl) ,d) plus de réduction plus de donation (Jean-Luc Marion inspiré de Heidegger).

    Il est sur que je suis très intrigué par la lumineuse intensité de ta démarche de conteuse comme je le fus de la démarche créatrice exceptionnelle de Simon Gauthier….. J’ai parcouru ton site en détail. j’aime la sobriété avec laquelle tu distilles de tes nouvelles d’un mois à l’autre.

    Je sais que Simon sera à Paris le 25 mai au soir. Je n’ai jamais vu le show qu’il conte sur ma démarche et je ne pense pas le voir non plus, par respect pour son génie de conteur.Cet homme m’a rencontré à Natahsquan alors que j’y vagabondais et en a tiré un conte post-moderne sur la beauté du monde.

    je me sens très honoré de savoir que quelque part à Paris y danse par le conte un clone féminin de mon âme d’artiste.

    Je me permet d’envoyer à Simon copie conforme du courriel. J’ai une véritable vénération pour la droiture de son univers de conteur.

    Pierrot

  10. Ours polaire

    2013/12/15 at 1:13

    J’espère que vous en avez d’autres de ce niveau en stock !

  11. louisette

    2014/06/23 at 1:30

    A quel endroit referer quelqun dans la rue à lévis?

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